You are currently viewing LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET L’EMPLOI : OPPORTUNITÉ OU MENACE POUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI ?

 Photo générée par l’IA. La balance montre que les énergies propres gagnent du poids économique, tandis que certains emplois industriels doivent se reconvertir.

Au-delà des slogans, la transition énergétique recompose les métiers, certains déclinent, d’autres émergent. Les données récentes en France et dans l’OCDE suggèrent un effet global modéré sur l’emploi total, mais des besoins massifs de compétences et de formation.

Dans les médias, les forums et l’actualité, la transition énergétique s’impose comme un sujet central, pourtant, ces effets sur l’économie et surtout l’emploi restent souvent traités en second plan.

La préoccupation environnementale a gagné tous les secteurs, rares sont les projets qui n’intègrent pas aujourd’hui l’empreinte carbone et l’aspect écologique.

L’énergie change, mais la place de l’humain demeure à travers la conception, le déploiement, la maintenance, contrôle qualité, sûreté et pilotage de système très complexe.

La transition ne tient que si l’énergie produite trouve ses clients: c’est la vente qui rembourse l’investissement, paye l’exploitation, alimente les nouveaux projets et allège la dépendance aux importations. Mais cette boucle économique ne tourne qu’avec le travail: des emplois qualifiés pour concevoir, construire et maintenir les équipements, et des salaires qui soutiennent le pouvoir d’achat, la facture énergétique et la demande intérieure. Autrement dit, commercialisation et emploi forment un même levier: plus l’énergie verte est vendue de façon stable et compétitive, plus elle génère d’emplois et de revenus, lesquels, en retour, sécurisent l’équilibre économique et social de la transition.

Peut-on choisir l’emploi contre l’environnement ? Les statistiques récentes indiquent plutôt une redistribution des emplois, des besoins de formation massifs et un potentiel positif dans certaines filières.

En France, la transition énergétique mobilise un peu plus de 400 000 emplois en temps plein et ce nombre augmente chaque année, 118 000 emplois sont directement dans les énergies renouvelables (éoliennes, solaire, biomasse…)

Selon l’OCDE, la transition change surtout la nature des métiers, certains baissent d’autres se créent, et beaucoup évoluent sans aucun choc majeur sur le marché de l’emploi.

Le photovoltaïque progresse fortement 2020–2022 (+44% d’effectifs), de même que les pompes à chaleur (+52% sur certaines catégories), et la rénovation thermique des équipements résidentiels (+69% depuis 2020).

En 2023, environ 30 600 offres concernent des “métiers verts” et 627 500 des “métiers verdissants”, soit près de 658 000 offres, reflétant l’écologisation transversale des métiers.

L’enjeu principal aujourd’hui ce n’est pas le volume global d’emploi, mais la capacité à requalifier rapidement une main d’œuvre capable de répondre au besoin technique et opérationnel des filières.

La France aménage des programmes CEE (comme FEEBAT, PACTE Industrie) financent information, ingénierie pédagogique et parcours de formation, notamment dans la rénovation et la décarbonation industrielle.​

Le verdissement des métiers fera le juge, seul l’avenir dira si les prévisions des gouvernements étaient les bonnes.

 

liens : 

https://www.agenda-2030.fr/a-la-une/actualites-a-la-une/article/les-energies-renouvelables-poursuivent-leur-essor-en-france

L’ADEME SYNTHÈSE GENERAL : MARCHÉS ET EMPLOIS CONCOURANT À LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE.

https://learnandconnect.pollutec.com/emploi-et-transition-ecologique-quelle-realite/

https://www.oecd.org/fr/publications/2024/06/oecd-employment-outlook-2024-country-notes_6910072b/france_b842dc68.html

https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energies-renouvelables/fr/9-emplois-lies-aux-energies-renouvelables 

Catalogue des programmes CEE – Mars 2025

Cette publication a un commentaire

  1. Nicolas PEUGNIEZ

    Merci pour cet article.
    Des questions qu’on pourrait aborder en marge de la 2e partie du module gaz, selon vos choix d’exposés: comment prendre en compte les emplois induits dans les choix de modes de production énergétique (externalités positives)?
    Vaut il mieux:
    – une production énergétique peu intensive en emplois, dont le cout de production est plus important (typiquement une production centralisée)
    – ou une production décentralisée plus consommatrice/productrice d’emplois mais plus chère? (ex: maintenance de sites dispersés, manipulations d’intrants moins mécanisée…).

    Doit on distinguer emplois d’équipement initiaux (installation) vs emplois pérennes (exploitation)?

    Quelles conséquences sur l’économie plus générale?
    Je ne pense pas avoir une réponse, mais la discussion pourrait être enrichissante …

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