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J’ai eu le syndrome de la page blanche pendant plusieurs semaines avant de trouver le sujet de mon dernier article sur ce blog. Puis j’ai reçu une notification sur LinkedIn.

Le rapport, me direz-vous ? Eh bien, ce message était celui d’un futur étudiant du master, que je termine cette année, curieux de connaître mon avis et mon retour d’expérience. Sa question m’a amené à réfléchir à mon propre parcours et à la manière dont je pourrais présenter cette formation alors même que je l’ai découvert en travaillant et quelle a été la raison de ma reprise d’étude. 

Il n’est pas toujours évident de résumer deux années d’études, de cours, de projets et de rencontres en quelques lignes. Pourtant, certaines formations méritent d’être expliquées au-delà de leur intitulé.

C’est ainsi que j’ai décidé de dédier mon dernier article à ce master, auquel j’ai consacré les deux dernières années de ma vie. L’objectif n’est pas d’en faire une présentation exhaustive ni de prétendre à une totale objectivité, mais simplement de partager mon expérience avec les étudiants qui s’interrogent sur leur orientation et leur avenir professionnel.

La première question que l’on me pose lorsque je parle de ma formation est la suivante : « Mais concrètement, tu étudies quoi ? »

En vous référant à la page web de notre master, vous y lirez que celui-ci vous propose d’acquérir des « compétences clés de la croissance verte ». En réalité, c’est beaucoup plus que cela. La formation permet de mieux comprendre les enjeux liés à l’énergie, à l’environnement et au “développement durable”, tout en abordant leurs dimensions juridiques, économiques et institutionnelles.

Pendant deux ans, c’est plusieurs dizaines d’enseignants et de professionnels, aussi bien juristes qu’ingénieurs,  qui sont intervenus devant nous pour partager leurs connaissances, mais aussi leurs expériences. Ces interventions permettent de mieux comprendre les réalités professionnelles mais aussi de dépasser le cadre des enseignements magistraux.

En master 2  particulièrement, ce sont de nombreuses heures qui sont consacrées à l’apprentissage de la chaîne de valeur de l’énergie, de la production à la fourniture. En passant par le marché européen de l’énergie, le rôle des institutions publiques et des acteurs privés. En somme, c’est tout un système qui nous est expliqué par des professionnels confrontés quotidiennement à ces problématiques et par des universitaires renommés dans leur domaine.

Si l’intitulé du master peut vous sembler niche, sachez qu’en réalité, le champ d’apprentissage y est vaste. Entre le fonctionnement d’un barrage, les procédures d’implantation des éoliennes, le développement de l’hydrogène ou encore les enjeux liés à la transition énergétique, vous ne vous lasserez pas des thèmes abordés.

Le master permet également de développer des compétences utiles au-delà des connaissances juridiques, en participent à différents exercices oraux destinés à améliorer la prise de parole en public. Il peut s’agir de reconstituer un contentieux en droit de l’urbanisme, de défendre une position devant un groupe ou encore d’élaborer et de présenter un projet accompagné de son business plan. 

Bien qu’il existe plusieurs masters spécialisés en droit de l’énergie en France, je ne peux que recommander celui de Strasbourg. Mon avis est certainement biaisé et influencé par l’esprit de camaraderie propre à ma promotion, mais  il a le mérite d’exister .

J’espère que ce retour d’expérience pourra inciter d’autres étudiants à s’y inscrire après moi en gardant toujours en tête qu’au-delà de la formation plus important c’est les gens que vous rencontrerez.

 

Léane Gabellec 

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