You are currently viewing Les réseaux électriques : un enjeu essentiel pour réussir la transition énergétique
@Ministère de la Transition écologique

Quand on parle de transition énergétique, on pense souvent aux énergies renouvelables, au nucléaire ou encore au développement de la voiture électrique. On parle moins d’un élément pourtant indispensable, les réseaux électriques.

Pourtant, leur rôle devient de plus en plus important. Avec l’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie, nos besoins en électricité vont évoluer. Si nous voulons réellement réduire notre dépendance aux énergies fossiles, il faudra donc pouvoir produire davantage d’électricité, mais aussi disposer d’un réseau capable de la transporter et de la distribuer.

L’électricité prend une place de plus en plus importante

La hausse des prix des carburants et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre poussent progressivement à modifier certaines habitudes. Le développement des voitures électriques en est un exemple. Le chauffage et certains procédés industriels sont également concernés.

L’objectif est notamment de remplacer progressivement le pétrole et le gaz par de l’électricité, lorsque cela est possible.

Cette évolution va cependant augmenter les besoins en électricité. Dans son Bilan prévisionnel, RTE estime que la consommation française pourrait atteindre environ 580 TWh en 2035, contre environ 470 TWh aujourd’hui. Cette hausse serait notamment liée à l’électrification des transports, des bâtiments et de l’industrie.

Il faut donc être capable de répondre à cette nouvelle demande.

Mais produire de l’électricité ne suffit pas

Développer les énergies renouvelables et maintenir une production électrique bas carbone est une chose. Pouvoir utiliser cette électricité partout où elle est nécessaire en est une autre.

Une installation solaire ou éolienne doit être raccordée au réseau. De la même manière, une usine qui souhaite remplacer une chaudière au gaz par un équipement électrique aura besoin d’une puissance suffisante.

Le réseau doit donc évoluer en même temps que les usages.

L’Agence internationale de l’énergie alerte justement sur ce point. Selon elle, les réseaux électriques pourraient devenir un frein au développement des énergies propres si les investissements ne suivent pas. Près de 3 000 GW de projets renouvelables dans le monde seraient actuellement en attente de raccordement.

Cela montre une chose simple : il ne suffit pas de construire de nouvelles capacités de production. Il faut aussi pouvoir les raccorder.

Des réseaux qui doivent être entretenus et renforcés

Le réseau électrique français est déjà très développé. Mais une partie des infrastructures doit être modernisée et adaptée aux nouveaux besoins.

Il faut notamment renforcer certaines lignes, moderniser les postes électriques et développer de nouvelles infrastructures pour permettre les raccordements.

Cette question concerne également le réseau de distribution. Enedis indique par exemple que le nombre d’installations photovoltaïques raccordées à son réseau a fortement augmenté ces dernières années. Le développement de ces installations demande donc une adaptation du réseau.

Les investissements sont importants. À l’échelle européenne, la Commission européenne estime que 584 milliards d’euros seront nécessaires pour les réseaux électriques au cours de la prochaine décennie. Elle souligne également le vieillissement d’une partie des réseaux de distribution européens.

Ces investissements peuvent paraître importants, mais ils répondent à un besoin très concret : permettre au réseau de suivre les changements qui sont déjà en cours.

Ne pas laisser les réseaux devenir un frein 

Le risque serait finalement de vouloir aller plus vite que nos infrastructures.

On peut encourager les consommateurs à passer à la voiture électrique, développer les pompes à chaleur ou demander aux entreprises d’électrifier leurs activités. Mais ces changements auront peu de sens si les réseaux ne sont pas capables de répondre à la demande.

Le développement des réseaux doit donc être considéré comme une partie de la transition énergétique et non comme un sujet secondaire.

Il ne s’agit pas seulement de construire de nouvelles lignes. Il faut aussi entretenir les infrastructures existantes, anticiper les besoins futurs et faciliter les raccordements lorsque cela est nécessaire.

La transition énergétique demande du temps et des investissements. Elle demande aussi de pouvoir compter sur des infrastructures adaptées.

Nous voulons moins dépendre des énergies fossiles et utiliser davantage l’électricité. Il faut donc être capable de faire circuler cette électricité.

Les réseaux électriques sont peut-être moins visibles que les éoliennes, les panneaux solaires ou les voitures électriques. Ils sont pourtant indispensables à leur développement. Sans réseaux suffisamment entretenus, modernisés et développés, l’électrification de nos usages risque de rencontrer ses propres limites.

 

Source : 

https://www.rte-france.com/actualites/bilan-previsionnel-2025-2035-france-est-position-avantageuse-electrifier-atteindre-ses

https://www.iea.org/reports/electricity-grids-and-secure-energy-transitions

https://www.iea.org/reports/electricity-grids-and-secure-energy-transitions/executive-summary

https://energy.ec.europa.eu/topics/infrastructure/european-grids_en

https://www.enedis.fr/presse/rapport-annuel-sur-les-raccordements-2025

https://www.enedis.fr/presse/electrification-de-la-france-584-000-raccordements-et-mises-en-service-realises-par-enedis

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