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Regarder un film en streaming, stocker des photos sur le cloud, poser une question à ChatGPT… On fait tout ça sans y penser. Mais derrière ces actions du quotidien, il y a des milliers de serveurs qui tournent en continu dans d’immenses data centers.

Le problème ? Ces infrastructures sont très énergivores, et ça ne va pas en s’arrangeant. Déjà qu’ils consomment 1% de l’électricité mondiale, certains experts estiment que ce chiffre pourrait quadrupler d’ici 2030. En Irlande, ils prennent tellement de place sur le réseau que les autorités commencent à dire stop.

Alors, comment concilier croissance du numérique et transition énergétique ?

 

Des solutions pour un numérique plus responsable

Malgré tout cet impact, les grandes sociétés du numérique ne restent pas sans rien faire. Google, Microsoft, Amazon et d’autres investissent pour réduire et optimiser plus leur consommation énergétique. Plusieurs solutions émergent :

Optimiser le refroidissement : vers la fin de la climatisation classique ?

Le refroidissement fait à peu près de 40% de la consommation énergétique d’un data center. Pour le diminuer, plusieurs alternatives sont recommandées :

L’immersion liquide : au lieu de climatiser l’air, les serveurs sont plongés directement dans un liquide non conducteur qui absorbe la chaleur. Cette technique peut réduire la consommation énergétique de 20 à 30%.

Les data centers sous-marins : Microsoft a testé un prototype dans l’océan pour bénéficier du refroidissement naturel de l’eau. Résultat ? Une baisse de consommation énergétique impressionnante et une durée de vie des serveurs prolongée.

 

Alimenter les data centers avec des énergies renouvelables

Google et Facebook utilisent déjà 100% d’énergies renouvelables pour leurs infrastructures en Europe. En parallèle, Amazon investit dans des fermes solaires et éoliennes dédiées à l’alimentation de ses serveurs. L’objectif ? Décarboner totalement l’énergie consommée.

 

Récupérer la chaleur perdue : un cercle vertueux

Plutôt que de laisser s’échapper la chaleur produite par leurs serveurs, certaines entreprises font le choix de la valoriser. À Paris, par exemple, la chaleur d’un data center de la société Telehouse est récupérée pour chauffer une partie du quartier des Olympiades. À Marseille, un autre centre de données alimente en chaleur la piscine municipale Saint-Charles, permettant de maintenir l’eau à température tout en réduisant l’empreinte carbone. Ce type d’initiative montre comment la chaleur, souvent perçue comme un simple déchet, peut devenir une ressource précieuse pour les villes. Une approche qui réduit les pertes énergétiques et optimise l’utilisation de la chaleur.

 

Un avenir encore incertain

Ces innovations ouvrent des perspectives intéressantes pour un numérique plus durable. Toutefois, il faut rester lucide : notre consommation de données ne cesse d’augmenter. Entre le cloud, l’intelligence artificielle, le streaming ou encore les jeux en ligne, les besoins en puissance de calcul explosent. Dans ce contexte, les efforts actuels, bien qu’encourageants, pourraient ne pas suffire à compenser cette croissance continue.

Alors, est-ce qu’on arrivera à rendre les data centers vraiment durables ou va-t-on devoir repenser totalement notre manière d’utiliser Internet ?

 

Sources : 

https://news.microsoft.com/source/features/sustainability/project-natick-underwater-datacenter/

https://www.wired.com/story/ai-is-heating-the-olympic-pool/?

https://www.ultra-edge.com/blog/quest-ce-qui-consomme-le-plus-dans-un-data-center?

https://tech.facebook.com/engineering/2021/4/renewable-energy/?



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