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Générée par IA

Entre 2010 et 2022, le volume des déchets d’équipement électrique et électronique a atteint un record de 62 millions de tonnes, à l’échelle de la planète. Sur les 62 millions de déchets produits chaque année, seulement 17,4% de ces déchets électroniques ont été collectés et recyclés en 2019. Ce faible taux de recyclage fait qu’aujourd’hui pour se  débarrasser de ces déchets certains se tournent vers les pays en voie de développement comme le cas en Afrique de l’ouest.  

 

La notion de déchets électriques et électroniques 

D’après la définition de l’OCDE, on entend par déchet, « des substances ou objets qui sont éliminés ou en cours de valorisation ; ou qui sont destinés à être  éliminés ou valorisés ; ou que l’on est tenu, en vertu des dispositions du droit national, d’éliminer ou de valoriser ». La directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 définit un déchet comme « toute substance ou tout objet  dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire ». Les déchets d’équipements électriques et électroniques sont des produits en fin de vie. Ça peut être du matériel électrique comme des panneaux photovoltaïques, des éoliennes ; du matériel électroménager comme des frigos, des cuisines, des télévisions ; ou du matériel numérique comme les smartphones, tablettes, et des ordinateurs.

 

L’ampleur du phénomène 

L’Afrique est régulièrement perçue comme une sorte de décharge pour les produits  électroniques occidentaux arrivés en fin de vie. Ordinateurs, télévisions, téléphones portables, réfrigérateurs, machines à laver obsolètes, etc. Nombreux sont les déchets d’équipements électriques et électroniques qui, chaque année et par conteneurs, sont acheminés, souvent illégalement, de l’Europe vers des pays africains et parfois déguisés sous forme de dons humanitaires ou de produit d’occasion.

Un rapport de 2012 du Programme des Nations unies (PNUE), intitulé « les déchets  d’équipement électrique et électroniques en Afrique : État des lieux », révèle que 220  000 tonnes de déchets électriques et électroniques européens ont été envoyés en  Afrique occidentale en 2009. De même que le rapport de 2012 de l’Agence Européenne de l’Environnement précise par  exemple que « près de 100 000 voitures usagées sont exportées chaque année, via  le port d’Hambourg, à destination de pays non-européens et principalement de l’Afrique ».

 

Les impacts environnementaux et sanitaires 

Les impacts des activités de recyclage des déchets sur la santé humaine et l’environnement en Afrique de l’Ouest résultent principalement des procédés de démantèlement traditionnel, de récupération de matériaux et d’élimination finale qui se  fait par des secteurs informels. L’incinération des câbles est considérée comme la pratique  ayant de plus graves effets sur l’environnement. Sachant que l’incinération des câbles  issus du désassemblage d’équipement électrique et électronique est effectuée le plus souvent dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest, cette activité constitue une importante  source d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) ce qui participe considérablement à la destruction de l’environnement.

Le rapport de l’ONU montre que l’exposition aux substances dangereuses aux sites  de démontage et dans les alentours pose de multiples risques pour la santé et la sécurité des personnes qui ramassent et recyclent les déchets ainsi que pour celles de la population voisine. La manipulation et l’élimination inadéquate des déchets électroniques peuvent présenter des risques importants pour la santé. Cela peut  entraîner divers problèmes de santé, tels que les maladies respiratoires, des effets  neurologiques, ou un risque de cancer. 

 

L’encadrement juridique de l’exportation des déchets Électroniques et électriques 

Le texte de référence en matière de déchets dangereux c’est la convention de Bâle adoptée en 1989 et entrée en vigueur le 5 mai 1992. La convention de Bâle établit le premier cadre réglementaire contraignant en matière de contrôle des mouvements  transfrontières de déchets dangereux et leur élimination. Cette convention organise le  régime juridique de l’exportation des déchets entre pays. Ensuite il y a la convention  de Lomé conclue en 1975, suite à l’émergence du régime contrôlant les mouvements transfrontières de déchets dangereux. Par conséquent, ils visent à réduire le nombre de mouvements transfrontières et à contrôler ceux qui ont lieu.

Enfin la convention de Bamako de 1991 sur l’interdiction d’importer des déchets dangereux et radioactifs et le contrôle de leur mouvement transfrontière en Afrique a  été élaborée par l’Organisation de l’Union africaine. Elle interdit l’importation de tout déchet dangereux en provenance d’un État non africain et non Partie à la  convention. 

 

Sources  : 

L’Afrique veut mettre fin à l’importation de déchets électroniques – Euractiv FR

L’ Afrique se transforme en poubelle : Gérer les déchets électroniques – Notre Continent

Déchets électroniques : l’Afrique étouffe – Médiaterre

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