Le Mont Everest également surnommé le « toit du monde », fait de nouveau la une, non pas pour ses “conquérants”, mais pour l’opération innovante de nettoyage menée par drones. Ces machines, déployées dans des zones parmi les plus hostiles au monde, ont permis de transporter des déchets parfois laissés par les alpinistes depuis des décennies, tout en préservant la sécurité des populations locales.
L’Everest : un sommet et dépotoir
Entre bouteilles d’oxygène vides, emballages alimentaires et équipements d’escalade abandonnés, l’Everest s’est transformé en l’une des plus grandes décharges du monde à haute altitude. Selon le Nepal Times, près de 140 tonnes de déchets se seraient accumulées sur l’Everest au cours des soixante-dix dernières années. Un constat qui justifie pleinement son triste surnom de « décharge la plus haute du monde ». Malgré les efforts de la Sagarmatha Pollution Control Committee (SPCC) et des autorités népalaises, la tâche reste immense.
Des premiers vols d’essais à 300 kg de déchets évacués par les airs
En avril 2024 DJI – en collaboration avec Airlift Technology et des guides sherpas – a testé le DJI FlyCart 30 (ou FC30). Ces tests ont permis de démontrer que ce dernier “ pouvait transporter de manière stable 15 kg de matériel du camp de base de l’Everest, situé à 5 300 mètres, au camp de base du C1, situé à 6 000 mètres, réduisant ainsi à seulement 10 minutes le trekking risqué et long (6 à 8 heures) à travers la cascade de glace du Khumbu.”[1]
Par la suite, près de 300kg de déchets ont pu être évacués par les airs grâce à deux gros porteurs. «En dix minutes seulement, un appareil peut transporter autant de déchets que dix personnes en six heures», explique Tashi Lhamu Sherpa, le vice-présidente de la municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu à l’AFP.
Dans un contexte où l’Everest est englué dans ses déchets, cette solution aérienne offre une nouvelle chance de préserver son intégrité écologique. Les défis restent cependant de taille : entre altitude, météo, coûts ou encore acceptation humaine. Mais l’idée que des engins volants et silencieux puissent contribuer à rendre le toit du monde plus propre, plus sûr et plus durable pourrait marquer l’avènement d’une nouvelle ère.
Pour en savoir plus :
[1] https://enterprise-insights.dji.com/fr/blog/drones-livraison-on-mount-everest?utm_source=chatgpt.com
https://nepalitimes.com/news/nepal-can-t-keep-up-with-trash-building-up-on-everest
