L’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) a publié le 21 mai 2025 son bilan d’activité de 2024, qui met en lumière les avancées majeures dans l’identification et la structuration des métiers liés à la transition écologique. Plus précisément, ce dernier vient présenter les principaux travaux menés sur les métiers, les compétences, les emplois et les formations en lien avec la transition écologique, ainsi que l’actualité de ses membres.
Des avancées majeures en 2024
En collaboration avec France Travail (anciennement Pôle Emploi), un groupe de travail a élaboré deux listes identifiant à la fois des métiers verts et des métiers stratégiques pour la transition écologique ont été identifiés et seront prochainement intégrés dans la nomenclature ROME 4.0 (Répertoire Opérationnel des Métiers et Emplois). Ces métiers couvrent des secteurs aussi variés que le bâtiment (technicien en rénovation énergétique), la mobilité (technicien bornes de recharge), l’agriculture durable ou encore les énergies renouvelables
En parallèle, des travaux d’identification de formacodes (offre de formation et de certification) associés aux compétences vertes ont été finalisés fin 2024 et publiée par la DGEFP (Délégation générale à l’Emploi et à la Formation professionnelle) et RCO (Réseau des Carif-Oref) au premier trimestre 2025. Cette 14e édition venant regrouper près de 14 grands domaines, 65 champs sémantiques.
Un autre signal fort est la mise en réseau de centaines d’acteurs publics, grâce à l’organisation de webinaires thématiques et au partage d’une base documentaire riche en ressources. « Fin 2024, elle […rassemblait] plus de 300 ressources. » [1] L’Onemev devient ainsi un véritable carrefour de données, indispensable à la structuration des politiques publiques emploi-formation.
Les perspectives pour 2025
Bien que des avancées majeures aient été réalisées, les enjeux restent immenses. D’après ADEME – qui est membre de l’Onemev – la transition énergétique pourrait générer jusqu’à 540 000 nouveaux emplois d’ici 2030, pouvant atteindre 1 million d’emplois à l’horizon 2050. [2] Afin de « prévenir les pénuries de compétences de la transition écologique » [3] ADEME accompagnera et soutiendra le projet iTEEnéraire, visant à former 10 000 agents de la fonction publique territoriale à la transition écologique d’ici fin 2026.
Parallèlement, le RCO – également membre de l’Onemev et participant aux travaux d’identification des formacodes – a contribué à la mise en place du projet DEF’Hy. Il prévoit la création d’un observatoire national dédié aux métiers de l’hydrogène, anticipant ainsi les besoins en compétences dans ce secteur en plein essor et témoigne également de la volonté d’anticiper les mutations industrielles de cette filière émergente.
En 2024, l’Onemev a bouclé l’inventaire des métiers et des formations vertes. En 2025,il engage désormais leur mise en œuvre opérationnelle. L’enjeu n’est plus de démontrer que la transition crée de l’emploi – les chiffres ADEME l’attestent – mais bien de garantir la continuité et la qualité des parcours professionnels en assurant la reconversion des salariés issus de filières en déclin, la montée en compétences dans les métiers émergents, et l’accès effectif à la formation pour répondre aux besoins concrets du terrain.
Pour aller plus loin :
[1 et 3 ] Bilan d’activité 2024 et orientations 2025 de l’Onemev
[2] DOSSIER Transition écologique et emploi : un cercle vertueux ?
