La Loi Egalim en restauration collective Corbé

En France, la Loi pour l’Équilibre des Relations Commerciales dans le Secteur Agricole et Alimentaire et une Alimentation Saine et Durable (Loi EGAlim), adoptée en 2018, a mis en place des régulations importantes pour garantir la sécurité alimentaire et promouvoir la durabilité. Complétée par la loi AGEC et la loi Climat et Résilience, cette législation a connu diverses modifications avec des changements significatifs attendus jusqu’en 2024, touchant particulièrement la restauration collective et les pratiques d’hygiène. Ces lois visent à améliorer la qualité des repas, réduire l’impact environnemental et combattre le gaspillage alimentaire.

Amélioration de la Qualité Alimentaire

La loi EGAlim, impose depuis 2022 que les restaurants collectifs proposent au moins 50% de produits de qualité, dont 20% doivent être biologiques. Cette exigence sera renforcée en 2024 par la loi Climat et Résilience. Ainsi, depuis le 1er janvier 2024, il existe une extension des mesures de taux d’approvisionnement et du plan pluriannuel de diversification des protéines à tous les restaurants collectifs, y compris ceux des entreprises privées.
En effet, 60% des produits de viande et de poisson doivent être durables et de qualité pour tous les restaurants collectifs, et 100% pour ceux gérés par l’État et ses entités publiques. Cette exigence s’étend également aux restaurants collectifs privés servant plus de 200 couverts par jour.

Labels de Qualité, Pratiques Durables et lutte contre le Gaspillage Alimentaire

Les produits doivent respecter des labels de qualité tels que l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) et le Label Rouge, garantissant des méthodes de production respectueuses de l’environnement et des traditions. Ces exigences entraînent une hausse des coûts, mais elles assurent une meilleure qualité alimentaire.

La lutte contre le gaspillage alimentaire est devenue cruciale. Des initiatives pour ajuster les portions et réduire les surplus ont émergé, visant à minimiser l’empreinte écologique. À titre d’exemple, la généralisation des “doggy bags” et interdiction de rendre les excédents alimentaires impropres à la consommation.
Des partenariats avec des fournisseurs comme Beesk et Atypique, qui récupèrent des produits “hors normes”, permettent aussi de réduire les déchets alimentaires et de promouvoir une consommation responsable. De plus, à partir du 1er janvier 2025, interdiction des contenants alimentaires en plastique dans les structures accueillant des enfants de moins de 6 ans.

Enfin, les réformes législatives en restauration collective marquent une évolution vers une alimentation plus durable et de meilleure qualité. La lutte contre le gaspillage alimentaire, intégrée à ces réformes, souligne l’importance d’une consommation plus respectueuse de l’environnement. La restauration collective se positionne ainsi comme un acteur clé dans la promotion de pratiques alimentaires plus durables.

Sources :

Loi EGAlim Assemblée nationale. (2018).
Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.
Loi Climat et Résilience : Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.
Loi AGEC : Légifrance : Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.
Labels de qualité alimentaire : Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Les signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO).

A propos de Alassane NDIAYE