Le président Français s’est rendu jeudi 26 novembre à Manaus, au Brésil, où il a été accueilli par son homologue Brésilien. Nicolas Sarkozy et Luiz Ignacio Lula da Silva voulaient profiter d’une réunion de l’Organisation du traité de coopération amazonienne (OCTA) pour convaincre les autres Etats d’Amérique latine de se rallier à eux en défendant un accord contraignant à Copenhague. La présence de la France à ce sommet latino-américain résulte du département de la Guyane, frontalier avec le Brésil.
Si le Président français peut se féliciter de son invitation pour la première fois à une réunion de l’OCTA, qui souligne que les autres pays reconnaissent l’appartenance de la Guyane à l’Amérique Latine, Nicolas Sarkozy peut en revanche se montrer déçu du manque d’engagement de ces homologues latino-américains pour ce meeting. En effet, seuls trois chefs d’Etat étaient présents: Nicolas Sarkozy, Luiz Ignacio Lula da Silva et Bharrat Jagdeo, président du Guyana, les autres s’étant fait représenter ou ayant décliné leur participation à cette réunion, comme les présidents colombien et vénézuélien, Alvaro Uribe et Hugo Chavez (problème de santé pour l’un, agenda trop chargé pour l’autre). La volonté des présidents français et brésilien de rallier leurs homologues de l’OCTA ne s’est donc pas révélée très concluante.
Les partisans de Greenpeace peuvent également afficher leur déception, eux qui avaient réussi à exhiber une banderole pleine d’espoir sur la façade de l’opéra de Manaus où se lisait : « Obama, Lula et Sarkozy, marquez l’histoire, sauvez le climat ! »