Barack Obama sommé de prendre des mesures face au réchauffement climatique

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Les écologistes américains, n’ont pas attendu. Peu de temps après la réélection de Barack Obama, ceux-ci le pressent à s’atteler à ce sulfureux dossier. Il faut dire que Mr Obama avait marqué un tournant dans l’histoire politique américaine, en se prononçant en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) et donc à des nombreuses remises en cause concernant l’économie américaine. Son élection étant en plus intervenue lors de chaleurs et sécheresses historiques et dévastatrices pour le monde agricole, auquel s’ajoute le passage de l’ouragan Sandy ; son engagement était attendu.

Ainsi, des mesures ont bel et bien été prises, notamment dans le cadre du 1er mandat de l’actuel président américain. Ainsi en 2009, dans le cadre de plans de relance, une transition énergétique était envisagée. La volonté était de créer plus de 5 millions « emplois durables » sur la décennie, d’encourager le développement des énergies renouvelables et de favoriser l’innovation et la recherche dans ce secteur. Le but était bien évidemment de lutter contre les effets de la crise économique et de recueillir l’approbation des citoyens américains, parfois assez réfractaires aux idées de lutte contre le changement climatique (alors qu’un habitant américain rejette en moyenne plus du double de Co2 qu’un européen de l’ouest). Au final, depuis 2009 on estime à seulement 500 000 le nombre d’emplois verts créés.

Mais ce que n’avait pas prévu le gouvernement américain au début de la 1ere élection de Barack Obama, c’était l’exploitation du gaz de schiste. En effet, les États-Unis se sont lancés depuis quelques années dans l’exploitation massive de cette ressource. Or il ne faut pas se voiler la face, pour le moment et pour de nombreuses années, le prix de l’énergie issue du gaz et pétrole de schiste sera bien moins élevé que celle issue d’énergies renouvelables. Ainsi, les citoyens américains devraient rester peu enclins à voir leur facture d’électricité et de leur plein d’essence augmenter. Les industriels sont de leur côté naturellement assez réticent à perdre un avantage compétitif lié à un coût de l’énergie bien plus faible que dans de nombreuses économies similaires, comme en Europe.

Pour son dernier mandat, Barack Obama va donc devoir s’atteler à la lutte contre le réchauffement climatique tout en manégeant la compétitivité du pays et le pouvoir d’achat des ménages américains. La tâche s’annonce ardue.

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