Jeudi 17 décembre
Les chefs d’Etats de 119 pays se sont réunis pour les deux derniers jours du sommet de Copenhague. La journée de négociations sur le climat du jeudi 17 décembre s’est finie ce matin, à 2h. Toutefois, à un jour maintenant de la fin du sommet, un accord global n’a pas encore été trouvé. Il faudra attendre ce soir (ou peut-être samedi) pour savoir si oui ou non, un accord sera conclu.
Les principaux éléments à retenir de cette journée :
- Jeudi matin, suite à l’échec de mercredi sur l’élaboration d’un texte à présenter aux chefs d’États, les négociateurs ne croient plus en l’obtention d’un accord global pour le climat à Copenhague. Nombres d’entre eux pensent même que la situation n’évoluera pas avant le sommet de Mexico, en décembre prochain.
- En revanche, la Chine affirme ne pas avoir perdu espoir (contrairement aux rumeurs) et espère toujours pouvoir conclure un accord global reprenant les objectifs proposés jusque là.
- A midi, les délégués pour le climat se sont mis d’accord sur « la façon de procéder ». Ils ont décidé de continuer les débats selon deux fils directeurs : le Protocole de Kyoto et la Convention pour le Changement Climatique, minimisant ainsi les craintes des pays en développement de voir disparaître le Protocole.
- En partenariat avec d’autres pays, les Etats-Unis veulent essayer de mobiliser 100 milliards de dollars par an jusqu’à 2020 pour l’aide climatique. Toutefois, l’aide ne sera versée que si les pays en développement s’engagent à une totale transparence quant à leurs émissions.
- La Chine se dit prête à détailler ses mesures de contrôle des émissions de carbone, à dialoguer et à coopérer, si aucune action n’est intrusive et n’enfreint sa souveraineté.
- L’Union Européenne a demandé la mise en place d’une réunion extraordinaire des principaux acteurs de la conférence, pour essayer de construire ensemble, un accord global et obtenir un « résultat ambitieux » pour ce sommet de Copenhague.
- Dans son discours aux délégués pour le climat, Nicolas Sarkozy a déclaré hier soir qu’un échec n’était pas acceptable, qu’il serait « une catastrophe » pour chacun des négociateurs et leaders mondiaux.
- Angela Merkel a également pris la parole et souhaite que tout le monde travaille ensemble, comme cela a été fait pour la crise économique, pendant la dernière journée de négociations pour prouver que les leaders mondiaux ont compris que « le monde a besoin de changer ».
- Un document « brouillon » confidentiel des Nations Unies, sur lequel était annoté « ne pas distribuer, brouilon », montre qu’il faudrait une réduction supplémentaire de 4,2 gigatonnes de carbone par rapport aux objectifs annoncés pour atteindre l’objectif des 2°C.
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Auteur : Charlotte Vincent-Genod
Tags : climat, copenhague