Après Cancun, cap sur Durban

Par Morgane Prillard

Il ne s’agit évidemment pas ici de tourisme, mais bien de climat. C’est en effet le 10 décembre dernier que la Conférence des Parties a publié son projet de décision quant au lieu de la tenue de sa prochaine et 17ème Conférence sur les Changements Climatiques.

La Conférence des parties (COP) est l’organe le plus important de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique adoptée en 1992 à Rio de Janeiro. Elle rassemble tous les Etats signataires de la Convention.

Après Copenhague et Cancun, le choix se porte sur la ville de Durban, dans l’est de l’Afrique du Sud. Des négociations sont en cours quant aux modalités d’organisation.

Les enjeux sont nombreux concernant cette deuxième Conférence tenue sur le continent africain après le Kenya en 2006.

Les attentes sont globales tant au niveau de la lutte contre le réchauffement climatiques qu’à celui d’un objectif d’engagement juridiquement contraignant à la suite du Protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.

Mais ce pourrait également être l’occasion pour les États africains, et en première ligne l’Afrique du Sud, pays hôte, de prendre des initiatives dans ce sens.

Et c’est ce à quoi appelle Mme Ndiaye Ntab, le directeur général du groupe de lobbying environnemental Greenpeace-​Afrique puisqu’elle avait indiqué en novembre dernier que « l’Afrique du Sud devrait saisir cette grande opportunité pour parvenir à un accord global destiné à mieux combattre le réchauffement climatique. A cet égard, ce pays devrait prendre des engagements clairs au niveau national afin de produire des énergies propres ».

Selon Mme Ndiaye Ntab, l’Afrique du Sud va devoir concilier sa responsabilité de pays de premier plan face au changement climatique, de part la tenue de la Conférence sur son territoire, avec celle de premier producteur de gaz à effet de serre sur le continent africain (transports et centrales à charbon en sont les premiers responsables).

L’organisation de la COP 17 pourrait bien avoir un effet bénéfique sur les investissement dits « verts » dans le pays. En effet, une centrale électrique solaire pourrait voir le jour dans la ville du Cap et attire déjà des fonds nationaux comme étrangers;

Le site institutionnel de la prochaine Conférence est déjà opérationnel: www.cop17durban.com.Wwlcome to COP 17

On y retrouve les initiatives propres à la ville de Durban quant aux transports ou à la gestion durable de l’eau, des énergies ou encore des déchets.

L’objectif est d’organiser une Conférence des Parties la plus neutre possible en terme d’émissions de CO2 , tout comme la ville annonce avoir été le seul site à le faire lors de la Coupe du Monde de Football 2010.

Auteur : Morgane PRILLARD

Une réponse à “Après Cancun, cap sur Durban”

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