L’Equateur et la compagnie Chevron : une guerre noire.

Partagez!Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

Surnommé le « Tchernobyl de l’Amazonie », l’Equateur connaît depuis trente ans le pire désastre pétrolier du monde. Ce pays reste un producteur marginal de pétrole dans le monde, pourtant l’essentiel de ses revenus vient de cette ressource. C’est un pays où les compagnies pétrolières règnent en maître au détriment de la population et de l’environnement, et laissant l’Equateur écorché vif quasiment mourant.

« Texaco toxico ! » C’est ce que scandent les 300000 indigènes et petits agriculteurs équatoriens concernés par l’activité d’extraction pétrolière sur leur territoire, de 1964 à 1992, par Chevron. Cette dernière est une compagnie pétrolière qui à racheter Texaco, l’exploitant d’origine en Equateur. Pendant un peu moins de trente ans, Texaco alias Chevron a bâti et exploité des puits et des stations de production pétrolières dans la région Nord de l’Amazonie Équatorienne, soit 1.500.000 hectares de forêt vierge détruite.

La compagnie a rejeté des déchets toxiques et des eaux de formations (déchets des eaux extraites lors du processus d’exploitation pétrolière) de haute toxicité dans les estuaires et les rivières. De plus l’enquête a révélé que les bassins de stockage de pétrole étaient obsolètes, polluant les eaux souterraines et l’atmosphère La pollution pétrolière s’est déversée sur de vastes zones de la forêt amazonienne, avec des fosses à ciel ouvert de déchets pétroliers.

Aucune étude sérieuse sur l’impact des déjections pétrolières sur l’Amazonie  équatorienne n’a jamais été effectuée. Chaque phase de la prospection, de l’exploitation, du transport et du raffinage du pétrole a contribué à la détérioration de l’environnement par des modifications d’ordre physique, par les produits chimiques utilisés et par l’impact du produit finit (pétrole) lui-même.

Les conséquences ont été désastreuses, les sols et les rivières ont été pollués, ce qui a provoqué à long terme un empoisonnement de la population locale. La quantité de pétrole et de déchets rejetés dans l’environnement équatorien est 30 fois supérieure à la quantité déversée lors de l’affaire Exxon Valdez sur les côtes de l’Alaska.

Le mardi 16 octobre 2012, Chevron a été condamné à une amende de 19 milliard de dollars pour dégâts sur l’environnement. Il s’agit de la plus forte somme demandée dans l’histoire du droit de l’environnement. A côté l’affaire Exxon Valdez de 1989, fait pâle figure avec ses 125 millions de dollars d’amende.

Il pourrait s’agir d’un début d’une nouvelle vague, celle de sanctionner plus sévèrement les entreprises polluantes et notamment pétrolières. Les juges de la Haye pourraient suivre l’exemple de la justice de l’Equateur, pour l’affaire Shell. La compagnie pétrolière est jugée depuis le jeudi 11 octobre 2012 à propos d’une fuite de pétrole dans le delta du Niger.

Partagez!Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *