L’éco – responsabilité dans l’univers cinématographique : pour une production plus écologique

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Le septième art n’est pas sans conséquences sur l’environnement : la production d’un film, quel qu’il soit, est accompagnée d’une pollution à grande échelle. Selon une étude menée par l’université de Californie, l’univers du cinéma engendrait une pollution de l’air bien plus importante que le secteur de l’habillement ou de l’aérospatiale. Outre le pouvoir qu’un film peut avoir à susciter une prise de conscience écologique, il peut aussi concilier sa production avec le concept de développement durable.

 

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Source

 

L’ENVERS DU DÉCOR

 

Le cinéma a sans aucun doute un impact sur l’environnement, et son empreinte écologique peut être plus ou moins conséquente. Nous pouvons évoquer ici différents impacts écologiques : la production d’un film nécessite de transporter un volume important de matériels (projecteurs, caméras, décors, costumes) et de personnes, l’utilisation d’une grande quantité d’énergie électrique, sollicite une consommation considérable de produits (restauration, papier, décors, publicité etc…), et génère inévitablement une quantité de déchets considérables.

 

Par exemple, le film  » James Bond 007 Spectre  » c’est 30 millions d’euros de voitures détruites dont certaines produites spécialement pour le film, de la neige artificielle ainsi que de la pluie artificielle pour réaliser quelques scènes. Le film  » Expendables 2  » a tourné une scène dans une grotte préservée, ce qui a eu comme conséquence la disparition désastreuse de plus de la moitié (environ 11 000) des chauves-souris qui occupaient le lieu.

 

LE COLLECTIF ECOPROD

 

Le collectif Ecoprod est créé en 2009 et cherche à rendre le cinéma plus vert, plus propre et éco – responsable. Selon une étude menée par cet organisme, en 2010 le bilan carbone du secteur cinéma s’élèverait à près de 1,1 millions de tonnes de CO2.

 

Il est à l’origine de la création d’un outil permettant de mesurer l’impact des émissions de carbone tout au long de la production d’un film (le  » calculateur Carbon’Clap « ). Cet outil gratuit va permettre à son utilisateur d’estimer ses émissions de gaz à effet de serre. Une comparaison  » pré – prod  » et  » post – prod  » est proposée afin de constater de l’efficacité des mesures pouvant être prises afin de réduire les émissions de CO2. Selon Ecoprod et son outil Carbon’Clap, le tournage d’un long métrage émet en moyenne 1 000 TEQ CO2 (tonnes équivalent carbone).

 

Il est assez difficile d’estimer quel impact environnemental une production peut engendrer. Ecoprod propose donc des solutions à chaque étape du tournage, à travers des fiches techniques et des guides de  » l’écoproduction « . Au niveau de la production, Ecoprod propose, entre autres, de dématérialiser les documents, d’utiliser des équipements économes en énergie, de sélectionner des fournisseurs de bureau proposant des produits éco – responsables, et de réorganiser le recyclage. Concernant le transport, des efforts peuvent être effectués, notamment en mettant en place le covoiturage, des logements au plus proche du lieu de tournage, d’optimiser les chargements de matériel et d’adopter une conduite éco – responsable. Pour finir, des efforts de tri et de recyclage peuvent être fait au niveau de la restauration et des décors.

 

CONCRÈTEMENT

 

Pour donner quelques exemples concrets,  » Matrix reloaded  » c’est 11 000 tonnes de décors recyclés (97.5% des matériaux) ce qui a permis notamment la construction de logements au Mexique à destination des familles les plus modestes,  » Jurassic World  » a fait don des plantes et des arbres ayant servi au tournage à un institut de la Nouvelle Orléans et  » Batman vs Superman  » a participé à la construction (avec les matériaux du tournage) d’une centaine d’habitats pour chauves – souris, en partenariat avec une organisation locale.

 

Deux associations françaises,  » la réserve des arts  » et  » ArtStock  » ont pris l’initiative de récupérer des matériaux, notamment auprès des entreprises, pour les transformer et les revaloriser afin de leur offrir une seconde vie dans le monde des arts.

 

Cela montre bien qu’il existe des solutions pour un cinéma plus vert et qu’avec un peu de bonne volonté de belles initiatives sont possibles !

 

Sources

 

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/le-cinema-est-il-ecolo_1731898.html

http://www.lesinrocks.com/2010/09/20/cinema/le-cinema-est-il-trop-polluant-1125621/

http://www.courrierinternational.com/article/2008/01/17/hollywood-un-mauvais-plan-pour-l-environnement

 

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