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	<title>Bio-ressources : le blog &#187; Fossiles</title>
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	<description>Développement durable &#38; Energies renouvelables</description>
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		<title>Les terres rares, un enjeu économique et environnemental</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>obrodin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[Fossiles]]></category>

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		<description><![CDATA[Épuisement des énergies fossiles, crise énergétique, risque nucléaire, réchauffement climatique… Ces problèmes apparaissent dans l’ère du temps et nul n’est supposé les ignorer. Mais il en est un tout aussi crucial, qui se fait plus discret. Il s’agit d’ici 15 ans de la raréfaction des métaux rares, aussi appelés terres rares ou bien encore lanthanides. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Épuisement des énergies fossiles, crise énergétique, risque nucléaire, réchauffement climatique…<br />
Ces problèmes apparaissent dans l’ère du temps et nul n’est supposé les ignorer. Mais il en est un<br />
tout aussi crucial, qui se fait plus discret. Il s’agit d’ici 15 ans de la raréfaction des métaux rares,<br />
aussi appelés terres rares ou bien encore lanthanides.</p>
<p>Les terres rares sont un groupe de dix-sept métaux aux propriétés relativement semblables.<br />
Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, ils ne sont pas particulièrement rares puisqu’il<br />
existe de nombreux gisements de par le monde, mais leurs stocks sont finis et réparti très<br />
inégalement à travers le monde. Ils sont très souvent présents en petite concentration, ce qui rend<br />
leur extraction difficile, coûteuse et extrêmement polluante.<br />
<span id="more-4658"></span><br />
Or du point de vue de l’économie mondiale, ces métaux font parties des métaux stratégiques.<br />
Bien que nécessaire en très petite quantité, ils sont indispensables au développement des produits<br />
technologiques sophistiqués, du simple téléphone portable, de l’I-Pad jusque dans nos avions en<br />
passant par la voiture électrique…mais également des énergies renouvelables ! Celles-ci présentées<br />
comme une alternative d’avenir crédible aux énergies fossiles, sont effectivement fortement<br />
consommatrices de métaux rares. On les trouve dans les cellules photovoltaïques, les turbines<br />
d&#8217;éoliennes, les batteries, les aimants et les dispositifs d&#8217;éclairage. Le néodyme et le dysprosium sont<br />
des constituants d&#8217;aimants de turbines d&#8217;éoliennes et de moteurs de véhicules électriques. L&#8217;indium,<br />
le gallium et le tellure sont des matériaux pour les cellules solaires. A cette liste on peut ajouter le<br />
platine qui est un catalyseur.</p>
<p>Les métaux rares apparaissent alors comme un enjeu majeur, une arme économique pour ce 21éme<br />
siècle ! Mais si les pays occidentaux en sont très friands, ils n’ont en revanche aucun contrôle sur<br />
leur approvisionnement. Un comité d’experts, présidé par la commission européenne, a étudié<br />
41 matières premières minérales indispensables au développement des nouvelles technologies à<br />
l’horizon 2030, notamment dans l’amorce du virage éco-responsable de l’Europe. Parmi les matières<br />
premières étudiées, 14 ont été qualifiées de critiques car présentant un risque d’approvisionnement<br />
élevé en conjonction avec une importance économique croissante. La production de ces matières<br />
critiques est concentrée en un nombre restreint de pays à savoir la Chine, la Russie, la République<br />
Démocratique du Congo et le Brésil. L’Europe se trouve ainsi dans une situation de dépendance<br />
quasi-totale avec une moyenne de 95% d’import de ces 14 matières premières critiques en 2006, et<br />
avec un faible taux de recyclage et peu d’options de substituabilité. L’inquiétude est d’autant plus<br />
grande que le rapport projette une explosion de la demande de ces matières premières dans les 20<br />
prochaines années, proportionnellement à l’évolution des nouvelles technologies. Ainsi la demande<br />
de gallium pourrait être multipliée par 20 et celle de l’indium par 8 d’ici 2030.</p>
<p>En 2009, la décision de la Chine de limiter strictement l’exportation de terres rares n’a rien fait<br />
pour arranger les choses. En avril 2011, une nouvelle taxe sur ces métaux a également été imposée<br />
par le gouvernement chinois. Au cours des deux dernières décennies, la Chine a acquis un quasi-<br />
monopole dans le domaine. Elle a progressivement poussé ses concurrents à la faillite et contrôle<br />
aujourd&#8217;hui 96% de la production, pour seulement 36% des réserves mondiales. Contrairement à<br />
ce qu&#8217;on pourrait croire, le but de cette manœuvre n&#8217;est pas de faire monter les prix (même si cela<br />
sera certainement un de ses résultats) mais bien de s&#8217;assurer que les terres rares chinoises iront</p>
<p>prioritairement aux industries chinoises. Avec un taux de croissance qui, malgré la crise, reste un<br />
des plus élevés du monde, la Chine a un besoin croissant de matières premières, et les terres rares<br />
ne font pas exception. Si les investissements dans les énergies renouvelables restent marginaux en<br />
proportion du PIB (la Chine restera dépendante du charbon et du nucléaire pour des décennies) ils<br />
sont considérables en volumes.</p>
<p>L’enjeu, aujourd’hui, est donc pour les pays de sécuriser leur approvisionnement à des prix<br />
raisonnables et limiter l&#8217;impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Plusieurs<br />
moyens existent : réduire leur utilisation, trouver des substituts, diversifier les sources en exploitant<br />
des mines en dehors de la Chine et recycler ces minerais. Les entreprises commencent en effet à<br />
développer des alternatives à l’utilisation des terres rares, et le Japon a découvert cet été 2011<br />
d’énormes gisements dans les fonds de l’océan pacifique. Reste à savoir si tout cela sera bien<br />
suffisant pour éviter une grave pénurie au cours de ce 21éme siècle, de manière à ne pas constituer<br />
un frein au développement des énergies renouvelables…</p>
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		<title>L&#8217;alibi humanitaire face à l&#8217;enjeu énergétique de la Libye</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 09:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent WALTZER</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
		<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux énergétiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[politiques étrangères]]></category>

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		<description><![CDATA[Au-delà de l&#8217;aspect intensément émotionnel partagé par tous face à un dictateur au pouvoir depuis 42 ans qui va jusqu&#8217;à utiliser son aviation militaire pour réprimer son propre peuple, aspirant légitimement à une alternance démocratique, on ne peut s&#8217;interroger sur les réelles motivations des pays tiers qui ont pris part au conflit, notamment la France, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&#8217;aspect intensément émotionnel partagé par tous face à un dictateur au pouvoir depuis 42 ans qui va jusqu&#8217;à utiliser son aviation militaire pour réprimer son propre peuple, aspirant légitimement à une alternance démocratique, on ne peut s&#8217;interroger sur les réelles motivations des pays tiers qui ont pris part au conflit, notamment la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Lybie est le 18ème producteur mondial de pétrole, avec une exportation de 1.4 millions de barils par jour, et détient 3% des réserves mondiales de pétrole. Le réseau de gazoducs sous-marin &laquo;&nbsp;Green Stream&nbsp;&raquo; relit la Libye à la Sicile et fournit une partie du gaz naturel consommé par les pays européens.<span id="more-4337"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, prévoit parmi ses objectifs, d&#8217;assurer la sécurité de l&#8217;approvisionnement énergétique dans l&#8217;Union Européenne, ce soucis de garantir cette sécurité énergétique s&#8217;est déjà notamment traduit par la signature de différents partenariats avec les pays de l&#8217;anneau méditerranéen pour l&#8217;amélioration des infrastructures des gazoducs transsahariens (Algérie, Egypte, Nigéria, Libye,&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;insurrection populaire libyenne éclate le 15 février 2011 à Benghazi et gagne de l&#8217;ampleur jusqu&#8217;à la formation d&#8217;un Conseil National de Transition (CNT) le 27 février. Cependant, celui-ci, ne sera ni associé aux réunions de Paris du 19 mars ni à celles de Londres du 29 mars. Entre temps, le Conseil de Sécurité de l&#8217;ONU vote la résolution 1973 permettant la mise en place d&#8217;une zone d&#8217;exclusion aérienne au-dessus de la Libye afin de protéger la population civile.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, l&#8217;initiative et l&#8217;ampleur de l&#8217;intervention suggèrent un plan élaboré de longue main et visant à changer le régime. Le soir même du 19 mars, alors que la coalition venait tout juste de définir la portée de la résolution 1973, des avions français procédaient aux premières frappes militaires ciblées contre des cibles libyennes. On sait maintenant que, bien avant le vote de la résolution 1973, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont dépêchés des agents de renseignements en Libye afin d&#8217;apprécier les capacités de résistance des insurgés, d&#8217;en connaître leur composition, leur représentativité et leurs besoins, de repérer des cibles militaires potentielles et de guider l&#8217;aviation de la coalition. C&#8217;est à dire que le jour même, les préparatifs militaires étaient suffisamment avancés pour lancer les premières frappes déclenchées par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est cette empressement et l&#8217;ampleur des préparatifs qui traduisent une détermination de longue date de mettre fin au régime de Kadhafi, y compris par une intervention militaire. La marginalisation médiatique de l&#8217;Union Africaine qui voulait écarter toute intervention étrangère, les campagnes préalables d&#8217;exfiltration des principaux collaborateurs de Khadafi (l&#8217;exemple de Moussa Koussa, ministre des Affaires étrangères), etc&#8230;, sont d&#8217;autant d&#8217;indices que la guerre se préparait avant toute répression contre le peuple libyen. Les divergences occidentales relatives à la question de la reconnaissance du CNT et d&#8217;une possible intervention traduisent des rivalités d&#8217;ordre hégémonique.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu, l&#8217;importance stratégique de la Libye n&#8217;est pas uniquement énergétique, mais aussi militaire, un régime libyen favorable pourrait concourir à mieux encadrer le marché pétrolier dans le cadre de rivalités croissantes avec les puissances émergentes, mais également servir de point d&#8217;appui dans la région pour lutter contre les réseaux terroristes (AQMI) et sécuriser les approvisionnements en énergies fossiles, ainsi que contribuer à éviter l&#8217;isolement d&#8217;Israël. La mode venu des Etats-Unis de faire de la politique énergétique un moyen de faire de la politique étrangère semble avoir fait son chemin au sein de la coalition occidentale.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûre que Mouammar Khadafi était un dictateur sanguinaire qui avait perdu la raison, et bien sûre que le peuple libyen a le droit d&#8217;aspirer à une légitime alternance démocratique au nom de l&#8217;auto-détermination des peuples. De la même manière, on ne peut s&#8217;empêcher de s&#8217;interroger sur cette auto-détermination, et surtout sur le fait que les intérêts occidentaux pourront prévaloir quel que soit le caractère démocratique ou non du futur régime libyen.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pays arabes ont été secoués ces derniers temps par des mouvements de révolution démocratique populaire car ils subissaient le long règne d&#8217;une minorité agressive et arrogante. Prenons garde à ne pas faire preuve de cette même agressivité et de cette même arrogance vis-à-vis d&#8217;eux (ou de nos élites face à notre propre population), et ce pour des raisons qui n&#8217;ont rien d&#8217;humanitaires, ni de sociales.</p>
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		<title>L&#8217;éco conduite s&#8217;inscrit dans les moeurs</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 10:10:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent WALTZER</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Efficacité énergétique]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Automobile Club de Strasbourg en fait de plus en plus le constat, l&#8217;éco conduite, surtout en entreprise, se développe au fur et à mesure que les prix des carburants s&#8217;envolent. Et pourtant, l&#8217;éco-conduite n&#8217;est pas synonyme de &#171;&#160;rouler plus lentement&#160;&#187;, mais d&#8217;avoir une conduite plus efficace, elle ne vise pas seulement une économie dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;Automobile Club de Strasbourg en fait de plus en plus le constat, l&#8217;éco conduite, surtout en entreprise, se développe au fur et à mesure que les prix des carburants s&#8217;envolent. Et pourtant, l&#8217;éco-conduite n&#8217;est pas synonyme de &laquo;&nbsp;rouler plus lentement&nbsp;&raquo;, mais d&#8217;avoir une conduite plus efficace, elle ne vise pas seulement une économie dans la consommation de carburant (jusqu&#8217;à -20%), mais aussi de baisser l&#8217;accidentologie et l&#8217;usure des véhicules en changeant les comportements et en responsabilisant les conducteurs. L&#8217;éco conduite est un ensemble de techniques de conduite qui permettent de réduire les consommations, de moins solliciter la mécanique du véhicule, et d&#8217;améliorer la sécurité au volant.<span id="more-4305"></span></p>
<p style="text-align: justify;">De plus en plus d&#8217;entreprises privés et d&#8217;établissements publics organisent des stages de formation à l&#8217;éco conduite pour leurs employés (l&#8217;ASPA, l&#8217;Electricité de Strasbourg, La Poste, Steelcase, Air Liquide, Transroute, etc&#8230;), rappelons que 60% des accidents mortels du travail le sont sur la route.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d&#8217;optimiser son plein de carburant, il convient de:<br />
- vérifier ses pneumatiques, leur sous-gonflage engendre une surconsommation de l&#8217;ordre de 5 à 10%.<br />
- éviter l&#8217;utilisation intempestive de la climatisation, celle-ci augmentant la consommation de votre véhicule de 5 à 10% sur route et jusqu&#8217;à 20% en ville.<br />
- entretenir régulièrement son véhicule (nettoyer ou changer les filtres à air, à huile et à carburants, les bougies, faire une vidange annuelle).<br />
- ne pas alourdir inutilement son véhicule (100 kg supplémentaire équivalent à une surconsommation de 5%, les barres de toits entrainent une surconsommation de 8%).<br />
- Economiser lors du passage à la pompe d&#8217;essence. En effet, les réservoirs d&#8217;une station sont en général enfouies dans le sol, donc quand la terre se réchauffe en journée, le carburant a tendance à gagner en densité et à se dilater, ce qui a une incidence sur la contenance exacte du litre de carburant. C&#8217;est pourquoi, il est conseillé de faire son plein tôt le matin. Il vaut mieux lors du plein minimiser les vapeurs occasionnées pendant le remplissage en utilisant le pistolet de la pompe en mode lent. Il faut aussi éviter de passer à la pompe lorsque l&#8217;on est sur la réserve, car plus le réservoir est plein, moins il ne reste d&#8217;air.<br />
- limiter sa vitesse et ne pas rouler stressé. Rouler à 110 Km/h au lieu de 130 fait perdre 9 minutes sur un trajet de 100 Km, mais fait économiser en moyenne 15 à 20% de carburant.<br />
- Enfin, une règle d&#8217;OR (ça tombe bien c&#8217;est la mode en France de parler de règles d&#8217;or): anticiper sa conduite, c&#8217;est à dire regarder 100 m devant et gérer son environnement. Il faut utiliser son frein moteur le plus souvent, respecter les distances de sécurité de manière à freiner le moins possible, éviter les surrégimes des moteurs (changer de vitesse lorsque le compte-tour affiche au maximum 2000 tours pour un diesel et 3500 tours pour une essence), respecter les limitations en conservant une vitesse constante (les bouchons occasionnent jusqu&#8217;à 50% de consommation en plus).</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, pratiquer l&#8217;éco conduite permet en moyenne de faire 100 Km de plus avec un plein, et surtout de baisser son impact transport sur l&#8217;environnement tout en se préparant à l&#8217;inéluctable hausse du prix des énergies.</p>
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		<title>Attention danger sur les plateformes pétrolières</title>
		<link>http://blog.bio-ressources.com/energies/attention-danger-sur-les-plateformes-petrolieres/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2011 12:26:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Axel DUTHEY</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[Fossiles]]></category>

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		<description><![CDATA[Après l&#8217;annonce par Shell de la disparition de la dernière nappe d&#8217;huile le 22 aôut, faisant directement référence à la fuite qui s&#8217;était déclarée le 10 août dernier.La question de la sécurité de ce type de plateforme se pose. Cette fuite serait déjà, selon les premières analyses, le pire cas de marée noire dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après l&#8217;annonce par Shell de la disparition de la dernière nappe d&#8217;huile le 22 aôut, faisant directement référence à la fuite qui s&#8217;était déclarée le 10 août dernier.La question de la sécurité de ce type de plateforme se pose.<span id="more-4220"></span></p>
<p>Cette fuite serait déjà, selon les premières analyses, le pire cas de marée noire dans les eaux britanniques depuis plus d&#8217;une décennie. Car même si en terme de quantité, cette fuite est bien plus faible que la fuite de la plateforme pétrolère de BP l&#8217;an dernier (218 tonnes de pétrole brut contre des dizaines de millions de tonnes pour BP), elle met tout de même clairement en avant le manque de sécurité et de sureté de ces plateformes en mer du nord.</p>
<p>En effet, selon une enquête publiée le 21 août par le journal écossais The Sunday Herald, qui se base notamment sur un récent décompte du Health and safety executive (HSE), l&#8217;organisme britannique de contrôle de la sécurité, la sûreté à bord de 96 % des installations en mer du Nord est insuffisante et 20 % d&#8217;entre elles montrent de &laquo;&nbsp;sérieuses défaillances&nbsp;&raquo;; alors même que les installations en mer du nord sont souvent citées comme référence en terme de sécurité.</p>
<p>Ces questions de sécurité deviennent d&#8217;autant plus pertinentes lorsque l&#8217;on sait que les compagnies pétrolières souhaitent faire des forages exploratoires en Arctique oû en cas de fuite les bateaux auraient énormément de mal a intervenir et oû les températures glaciales empêcheraient le pétrole de se décomposer naturellement.</p>
<p>une affaire à suivre de très près donc&#8230;</p>
<p>Sources:</p>
<p><a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/fin-fuite-petrole-maree-noire-shell-mer-nord-13286.php4">http://www.actu-environnement.com/ae/news/fin-fuite-petrole-maree-noire-shell-mer-nord-13286.php4</a></p>
<p><a href="http://www.maxisciences.com/mar%E9e-noire/la-fuite-de-petrole-en-mer-du-nord-est-enfin-arretee_art16456.html">http://www.maxisciences.com/mar%E9e-noire/la-fuite-de-petrole-en-mer-du-nord-est-enfin-arretee_art16456.html</a></p>
<p><a href="http://cetacesetfaunemarine.wordpress.com/2011/08/22/petrole-%E2%80%93-fuite-colmatee-mais-maree-noire-confirmee-en-mer-du-nord/">http://cetacesetfaunemarine.wordpress.com/2011/08/22/petrole-%E2%80%93-fuite-colmatee-mais-maree-noire-confirmee-en-mer-du-nord/</a><!--more--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La fin annoncée de la raffinerie alsacienne de Reichstett</title>
		<link>http://blog.bio-ressources.com/energies/la-fin-annoncee-de-la-raffinerie-alsacienne-de-reichstett/</link>
		<comments>http://blog.bio-ressources.com/energies/la-fin-annoncee-de-la-raffinerie-alsacienne-de-reichstett/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 10:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent WALTZER</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[développement local]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[raffinerie]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 48 ans d&#8217;activité, la raffinerie de pétrole de Reichstett, située à une dizaine de kilomètres au nord de Strasbourg, a fermé ses portes le 30 juin 2011. Elle appartenait à l&#8217;origine à la société Shell qui l&#8217;a revendu en 2008 à l&#8217;entreprise suisse Petroplus Holding AG. Depuis octobre 2010, celle-ci a désespérement chercher un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après 48 ans d&#8217;activité, la raffinerie de pétrole de Reichstett, située à une dizaine de kilomètres au nord de Strasbourg, a fermé ses portes le 30 juin 2011. Elle appartenait à l&#8217;origine à la société Shell qui l&#8217;a revendu en 2008 à l&#8217;entreprise suisse Petroplus Holding AG. Depuis octobre 2010, celle-ci a désespérement chercher un repreneur, mais a due se résigner en avril 2011, à mettre fin à l&#8217;activité de raffinage du site alsacien jugé non-rentable, tout en maintenant le site de stockage et de redistribution situé au Port du Rhin de Strasbourg.</p>
<p style="text-align: justify;">La raffinerie avait une production faible, 3.4 millions de tonnes produites en 2009, soit 8% des capacités de production du groupe Petroplus, et nécessitait des investissements trop lourds pour ne plus être une raffinerie déficitaire et restaurer une rentabilité, soit 160 millions d&#8217;euros en plus des 73 millions déjà investis par le groupe. Selon la Direction de Petroplus, la crise économique a été le facteur déclenchant d&#8217;une telle décision: &laquo;&nbsp;Dans un contexte difficile pour le marché du raffinage, et compte tenu des capitaux qui seraient requis, l&#8217;entreprise ne peut justifier les investissements nécessaires au maintien de l&#8217;activité du site&nbsp;&raquo;.<span id="more-4199"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, des solutions ont été recherchées par Petroplus et pas ses employés.<br />
73 entreprises ont été contactées par la Banque d&#8217;affaire Goldman Sachs international qui était chargée de trouver un repreneur. Une seule, un fonds d&#8217;investissement européen, aurait montré un intérêt mais n&#8217;a pas donné suite.<br />
Les salariés ont même proposé de créer une coopérative de cogénération d&#8217;énergie électrique et de chaleur au bénéfice des collectivités avoisinantes, mais les crédits nécessaires à un tel projet n&#8217;ont pu être réunis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Plan de Sauvegarde de l&#8217;Emploi a finalement été accepté par la majorité des 253 salariés en procédure de licenciement, 15 emplois ont été maintenus pour la conversion du site en terminal de dépôt et pour en assurer la sécurité des installations. Le démontage des unités de raffinage, avec la réalisation des opérations d&#8217;arrêt et de dégazage, a commencé en juillet et prendra 15 à 18 mois. Peut-être que la rarification du pétrole et la modernisation des techniques d&#8217;extraction pourront, dans les années à venir, en donner une nouvelle rentabilité au site de Reichstett et par là-même une nouvelle vie.</p>
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		<title>Toujours pas de remède contre les dangers de la fracturation hydraulique</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 15:39:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eirini MAVROPOULOU</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[fracturation hydraulique]]></category>
		<category><![CDATA[gaz et huiles de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[permis exclusifs de recherches]]></category>

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		<description><![CDATA[Les permis exclusifs de recherches n’ont pas été abrogés par la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches (PER) comportant des projets ayant recours à cette technique[1]. En revanche, c’est à l’administration [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les permis exclusifs de recherches n’ont pas été abrogés par la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches (PER) comportant des projets ayant recours à cette technique<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn1">[1]</a>. En revanche, c’est à l’administration de réexaminer les éléments contenus dans les nouveaux dossiers qui vont lui être soumis par les prospecteurs et les retirer si elle constate que la fracturation hydraulique va être utilisée. De plus, cette interdiction du recours à la fracturation hydraulique n’est pas absolue. En effet, des projets scientifiques d’expérimentation seront autorisés pour évaluer cette technique ou des techniques alternatives après la réalisation d’une enquête publique sous le contrôle d’une nouvelle Commission <em>ad hoc</em>.<span id="more-4133"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Plus important encore, en l’absence de définition de la « fracturation hydraulique » et de « projets scientifiques d’expérimentation » dans le texte de la loi, l’objet de cette interdiction demeure imprécis et la nouvelle loi risque d’être mal appliquée. De plus, le titulaire d’une concession de mine accordée pour une ou plusieurs substances peut procéder à l’extraction de l’ensemble des hydrocarbures se trouvant dans son tréfonds, sans être obligé d’obtenir une autorisation pour faire des travaux de recherches d’huile de schiste. Dans le bassin parisien ont ainsi eu lieu des recherches nécessitant dans leur dernière phase des essais de fracturation hydraulique<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d’exemple, les sociétés <em>Toreador Energy France</em> et <em>Hess Oil France</em> bénéficient de six permis exclusifs de recherches pour l’huile de schiste, certains d’entre eux sur le bassin parisien. <em>Toreador</em>, après le vote de la loi du 9 juin, s’est précipitée de déclarer<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn3">[3]</a> qu’elle n’envisageait pas d’utiliser la fracturation hydraulique même si elle a officiellement admis dans le passé qu’elle comptait explorer et exploiter les huiles de schiste…<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn4">[4]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, même si les prospecteurs en France doivent indiquer les incidences de leurs travaux sur la ressource en eau et que les autorités se montrent déterminées à imposer des mesures préventives lors des forages utilisant la fracturation hydraulique, l’insuffisance de leur contrôle est inévitable pour les raisons qui en suivent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En premier lieu</strong>, des études de plus grande ampleur sur la présence de sources d’alimentation en eau dans le voisinage des forages et des connaissances complètes sur les détails de la fracturation hydraulique sont nécessaires. Or, à la suite des auditions menées par la mission interministérielle sur les gaz et huiles de schiste, celle-ci a conclu dans son rapport provisoire que « les détails de la fracturation hydraulique utilisées par les grandes sociétés de service de fracturation hydraulique sont mal connus des organismes techniques en France et même des operateurs pétroliers, titulaires de PER des gaz et huiles de schiste en France qui font appel à leurs services »…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En deuxième lieu</strong>, il n’y a pas d’autres méthodes développées pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste excepté la fracturation hydraulique. Même si deux nouveaux brevets ont été déposés sur des méthodes alternatives à la fracturation hydraulique par des chercheurs français, à savoir la « <em>fracturation dynamique </em>», des recherches sont encore nécessaires selon les chercheurs pour tenter de répondre aux questions économiques et environnementales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En troisième lieu</strong>, force est de constater aussi que, contrairement à ce qu’affirme le rapport de la mission, la stimulation hydraulique n’est plus pratiquée au site d’exploitation de géothermie de Soultz-Sous-Forêts en Alsace, surtout en raison des risques sismiques que le directeur général d’Electricité Strasbourg Géothermie, Jean-Jacques Graff, avait identifiés<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En quatrième lieu</strong>, le journal New York Times a aussi révélé des documents confidentiels rédigés par l&#8217;agence américaine de protection de l&#8217;environnement, l’EPA, qui conclut que les stations d’épuration sont incapables de traiter les substances radioactives qui sont contenues dans les eaux usées des forages<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn6"><sup>[6]</sup></a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour faire face à ces risques, le parti politique « Europe Ecologie-Les Verts », représenté au Parlement Européen, a commandé une étude<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn7">[7]</a> pour démontrer les insuffisances du cadre juridique européen à ce sujet, qui a été publiée le 10 juillet 2011. Il a ainsi demandé un moratoire sur tout le territoire européen concernant l’exploration et l’exploitation des huiles et gaz de schiste jusqu’à ce que la législation européenne à ce sujet se renforce. Toutefois, la Pologne, qui assure la présidence tournante du Conseil européen depuis le 1<sup>er</sup> juillet 2011, a fixé comme priorité l’exploitation des gaz et huiles de schiste. En effet, même si des travaux de recherche ont déjà pollué les nappes phréatiques dans des régions agricoles de Pologne<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftn8">[8]</a>, le gouvernement du pays considère que l’exploitation de ces ressources est le seul moyen d’atteindre une indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<div>
<hr size="1" />
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref1">[1]</a> <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0D4EAC5DE87367434044F8E7C2EF8DB8.tpdjo03v_1?cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;idArticle=&amp;dateTexte=20110728">http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0D4EAC5DE87367434044F8E7C2EF8DB8.tpdjo03v_1?cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;idArticle=&amp;dateTexte=20110728</a></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref2">[2]</a> « Les hydrocarbures de roche-mère en France », « S’agissant des hydrocarbures de roche-mère, si l’on veut conclure sur l’exploitabilité et la rentabilité économique d’un gisement, il est indispensable de réaliser en outre quelques essais de fracturation hydraulique », p.19,  rapport provisoire, élaboré par le Conseil général de l&#8217;industrie de l&#8217;énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de l&#8217;environnement et du développement durable (CGEDD), Avril 2011, http://www.lesechos.fr/medias/2011/04/21/140244_0201318997147_print.pdf</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref3">[3]</a> http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-schiste-toreador-fracturation-hydraulique-12983.php4</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref4">[4]</a> « A l’examen des déclarations d’ouverture des travaux miniers, il apparaît que deux opérateurs se proposent de réaliser des forages « tests » de production d’huile de roche-mère avec fracturation hydraulique à partir d’un puits vertical : Toreador Energy France et Vermillion REP », « Les hydrocarbures de roche-mère en France », rapport provisoire, élaboré par le Conseil général de l&#8217;industrie de  l&#8217;énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de  l&#8217;environnement et du développement durable (CGEDD), Avril 2011</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref5">[5]</a> http://www.dna.fr/fr/strasbourg/info/5472297-Illkirch-Graffenstaden-Geothermie-profonde-Energie-en-sous-sol</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref6">[6]</a> http://www.nytimes.com/2011/02/27/us/27gas.html?_r=4&amp;pagewanted=1&amp;ref=us</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref7">[7]</a> http://europeecologie.eu/Gaz-de-schiste-des-impacts</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post-new.php#_ftnref8">[8]</a> http://www.liberation.fr/economie/01092344729-gaz-de-schiste-jose-bove-met-la-pression-en-pologne</p>
</div>
</div>
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		<title>­Gaz des schistes : l’ancienneté du Code minier n’est pas nécessairement responsable de cette bombe écologique à retardement&#8230;</title>
		<link>http://blog.bio-ressources.com/energies/fossiles/%c2%adgaz-des-schistes-l%e2%80%99anciennete-du-code-minier-n%e2%80%99est-pas-necessairement-responsable-de-cette-bombe-ecologique-a-retardement/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 15:27:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eirini MAVROPOULOU</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[abrogation des permis exclusifs de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[code minier]]></category>
		<category><![CDATA[fracturation hydraulique]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon la doctrine classique, l’absence d’enquête publique et de véritables études d’impacts lors de l’instruction d’une demande de permis exclusif de recherche des gaz et des huiles de schiste trouverait son explication dans l’ancienneté du Code minier, issu d’une loi de1810 et d’un décret de 1956. D&#8217;aucuns considèrent que l&#8217;insuffisance de la protection des intérêts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Selon la doctrine classique, l’absence d’enquête publique et de véritables études d’impacts lors de l’instruction d’une demande de permis exclusif de recherche des gaz et des huiles de schiste trouverait son explication dans l’ancienneté du Code minier, issu d’une loi de1810 et d’un décret de 1956. D&#8217;aucuns considèrent que l&#8217;insuffisance de la protection des intérêts écologiques en jeu lors d’une exploitation des gaz et huiles de schiste est due à sa logique industrielle et productiviste d&#8217;origine. Toutefois, un regard plus attentif sur l’historique du dispositif réglementaire actuel suffit à infirmer ces allégations. En effet, les lacunes du Code Minier en matière de la protection de l’environnement, que l’on examinera par la suite, trouvent plutôt leur source dans des développements juridiques bien plus récents.<span id="more-3890"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En premier lieu</strong>, la disposition de l’article L 122-3 du Code minier qui prévoit que, sauf pour certains permis exclusifs de recherches<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn1">[1]</a>, l’instruction de leur demande ne comporte pas d’enquête publique, est un développement relativement récent. En effet, c’est la loi n°94-588 du 15 juillet 1994 qui, dans un but d’alléger la procédure d’autorisation en cause, a supprimé l’enquête publique qui s’imposait jusqu’alors selon l’article 9 du Code minier. Cette modification était tout à fait conforme à la règlementation européenne peu exigeante en la matière. Plus précisément, la directive 94/22/CE n’impose pas la réalisation d’une enquête publique pour la délivrance des autorisations de recherches et d’exploitations des hydrocarbures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En deuxième lieu</strong>, le décret n°2006-649 du 2 juin 2006 relatif aux travaux miniers, aux travaux de stockage souterrain et à la police des mines et des stockages souterrains avait exclu les travaux de recherche des hydrocarbures liquides ou gazeux du champ d’application de l’article L 162-4 du Code minier. Ce dernier prévoit que l’autorisation d’ouverture des travaux de recherches est accordée par l’autorité administrative compétente après la consultation des communes intéressées et l’accomplissement d’une enquête publique. Or, l’ouverture de travaux de recherche en vue de l’exploitation des hydrocarbures est soumise à simple déclaration même si les travaux de recherche de gaz de schiste présentent des inconvénients ou dangers graves pour les intérêts mentionnés à l’article   L 161-1, parmi lesquels figurent la protection des espaces naturels et des paysages, de la faune et de la flore, des équilibres biologiques et des ressources naturelles telle que l’eau, des parcs nationaux, des réserves naturelles classées et des sites naturels et culturels (art. L 341 du Code de l’environnement). Par conséquent, cette disposition du Code minier est en pleine contradiction  avec l’article L.162-1 du Code minier qui pose comme critère de distinction entre le régime d’autorisation et de déclaration la dangerosité de l’activité en cause et les inconvénients qui en résultent pour les intérêts mentionnés à l’article L 161-1.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En troisième lieu</strong>, l’application du régime de la déclaration aux permis de recherche des gaz de schistes est aussi à la source du manque d’obligation d’effectuer une étude d’impacts et des dangers qui est prévue à l’article L 162-4 du Code minier pour les permis soumis au régime d’autorisation. La notice d’impacts qui est requise selon l’article R 122-9.5° pour ceux qui sont soumis à déclaration, est aussi exigée pour la délivrance des permis exclusifs de recherche selon le décret n°2006-649. De plus, cette notice d’impacts beaucoup moins sérieuse scientifiquement et détaillée qu’une étude d’impacts, n’est pas en contradiction avec les directives européennes en la matière. En effet, bien que la directive modifiée 85/337/CEE prévoie que l’extraction du gaz naturel est soumise à une évaluation environnementale, lorsque les États membres considèrent que leurs caractéristiques l&#8217;exigent. En outre, la recherche n’est pas mentionnée parmi les activités visées. En effet, elle pourrait difficilement être considérée comme un forage puisque l’extraction n’est qu’une activité accessoire par rapport à la principale activité d’exploration.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En quatrième lieu</strong>, la réforme du Code minier en janvier 2011<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn2">[2]</a> n’a pas amélioré la protection de l’environnement, mais a maintenu les dispositions mentionnées ci-dessus qui l’affaiblissent.  En outre, les autorisations existantes avant 2014 ne nécessitent pas de garanties financières<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn3">[3]</a>. C’est le projet de loi de ratification de l’ordonnance du 20 janvier 2011 en date du 11 avril 2011 qui prévoit l’obligation d’une mise à disposition du public des demandes de permis de recherche de manière à lui permettre de déposer ses observations avant la délivrance dudit permis ou de sa prolongation sans pour autant imposer la réalisation d’une enquête publique ou d’un débat public. Une autre critique trouve sa source dans la norme selon laquelle la procédure de la ratification d’une ordonnance ne permet pas à l’Assemblée nationale d’apporter des modifications au texte préalablement à sa ratification. La ministre de l’écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement, se rendant compte des lacunes existantes du Code minier, a mandaté Arnaud Gossement, avocat au cabinet Huglo-Lepage, pour réaliser une expertise juridique relative à la réforme du Code minier, lui demandant de rendre son rapport définitif pour le 30 septembre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Au vu de ces éléments, il convient de conclure que le manque de volonté du législateur contemporain de protéger l’environnement et la santé humaine est la raison principale pour laquelle le régime juridique actuel concernant les gaz et huiles de schistes est si faible. En effet, le Code minier en vigueur avant 1994, même s’il était fondé sur une approche productiviste, les protégeait mieux que celui issu des modifications plus récentes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En dernier lieu</strong>, il convient de constater que la loi votée le 30 juin dernier<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn4">[4]</a> interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique pour la recherche et l’exploitation des gaz et huiles de schiste n’a pas remédié à cette bombe écologique à retardement. <a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn5">[5]</a> Il est donc toujours aujourd’hui nécessaire de réformer le Code minier dans un sens plus protecteur de l’environnement<a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Sources </span></strong><strong>:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Quand le droit fait grise mine », Philippe BILLET, professeur agrégé de droit public, université Jean-Moulin Lyon 3, Revue Environnement et Développement durable n° 5, Mai 2011, professeur agrégé de droit public, université Jean-Moulin Lyon 3.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le nouveau Code minier et l&#8217;exploitation du gaz de schiste », Philippe BILLET, La Semaine Juridique Administrations et Collectivités territoriales<strong> </strong>n° 17, 26 Avril 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">« Droit minier versus Droit de l&#8217;environnement ? Est-ce la bonne option ? », Christian HUGLO, Revue Environnement et Développement durable n° 4, Avril 2011, repère 4.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/06/09/loi-sur-le-gaz-de-schiste-le-risque-du-droit-gazeux.html">http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/06/09/loi-sur-le-gaz-de-schiste-le-risque-du-droit-gazeux.html</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/07/02/loi-sur-le-gaz-de-schiste-et-maintenant.html">http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/07/02/loi-sur-le-gaz-de-schiste-et-maintenant.html</a></p>
<hr size="1" />
<div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref1">[1]</a> L’article L.123-2 du Code minier prévoit que « lorsque le permis exclusif portant en totalité ou en partie (sur le plateau continental et dans la zone économique exclusive) est demandé en vue de la recherche de substances minérales autres que celles énumérées à l&#8217;article L. 111-1, son instruction comporte, le cas échéant, l&#8217;enquête publique prévue à <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000023501962&amp;idArticle=LEGIARTI000023504145&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">l&#8217;article L 123-8 </a>et la concertation préalable prévue à <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000023501962&amp;idArticle=LEGIARTI000023504151&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">l&#8217;article L 123-10.</a> »</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref2">[2]</a> Ordonnance n°2011-91, 20 janvier 2011 portant codification de la partie de la partie législative du Code Minier : Journal officiel 25 janvier 2011.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref3">[3]</a> L’article L 162-2 prévoit que: « Les exploitations de mines existantes au 13 juillet 2010 sont mises en conformité avec l’obligation de constitution de garanties financières au plus tard le 1er mai 2014 ».</p>
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref4">[4</a><strong> ]<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0D4EAC5DE87367434044F8E7C2EF8DB8.tpdjo03v_1?cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;idArticle=&amp;dateTexte=20110728">http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0D4EAC5DE87367434044F8E7C2EF8DB8.tpdjo03v_1cidTexte=JORFTEXT000024361355&amp;idArticle=&amp;dateTexte=20110728</a></strong> Loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref5">[5]</a> Pour aller plus loin voir aussi l’article suivant «  Toujours pas de remède contre les dangers de la fracturation hydraulique » <a name="http://blog.bio-ressources.com/energies/fossiles/toujours-pas-de-remede-contre-les-dangers-de-la-fracturation-hydraulique/"></a></p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blog.bio-ressources.com/wp-admin/post.php?post=3890&amp;action=edit#_ftnref6">[6]</a> Dans ce sens, voir aussi la proposition de loi déposée le 27 juillet 2011 par le group du Parti Socialiste au Sénat visant à interdire l&#8217;exploration et l&#8217;exploitation des gaz et huiles de schistes sur le territoire national et à réformer le code minier, http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-de-schiste-interdiction-sentauers-socialistes-13146.php4<a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-de-schiste-exploration-exploitation-code-minier-11952.php4">.</a></p>
</div>
</div>
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		<title>Après la catastrophe de Fukushima, les réactions politiques européennes divergent</title>
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		<comments>http://blog.bio-ressources.com/energies/fossiles/apres-la-catastrophe-de-fukushima-les-reactions-politique-europeennes-divergent/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 15:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marthe SONCOURT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>

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		<description><![CDATA[La catastrophe de Fukushima, qui fait suite au tremblement de terre japonnais du 10 mars 2011 et qui a vu la destruction de 4 réacteurs nucléaires et l’émission de particule et d’eau radioactive dans l’environnement, a suscité des réactions politiques diverses sur le mix énergétique des Etats. En voici un aperçu. L’Union Européenne, par l’adoption [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La catastrophe de Fukushima, qui fait suite au tremblement de terre japonnais du 10 mars 2011 et qui a vu la destruction de 4 réacteurs nucléaires et l’émission de particule et d’eau radioactive dans l’environnement, a suscité des réactions politiques diverses sur le mix énergétique des Etats. En voici un aperçu.</p>
<p><span id="more-3967"></span>L’<strong>Union Européenne</strong>, par l’adoption de l’accord Euratom en 1957 a institué la communauté européenne de l’énergie atomique, qui visait à contribuer à la formation et à la croissance rapide de l’industrie nucléaire. Positionnant l’Union dans un contexte favorable à l’énergie nucléaire, cet accord ne donne pas à l’UE de compétence pour définir le mix énergétique de ses Etats Membres. Suite à la catastrophe de Fukushima, les ministres européens ont présenté un projet pour définir des critères communs pour la réalisation de tests de sécurités sur les réacteurs de l’UE. La réalisation de ces tests dépendrait de la volonté des Etats Membres. De manière générale, l’Union ne remet pas en cause le nucléaire. Elle a même réaffirmé son soutien par la voie du commissaire en charge de l’énergie, Günther Oettinger, qui a déclaré « le nucléaire va rester une source d’approvisionnement à court, moyen et long terme ».</p>
<p>A la suite de la catastrophe, <strong>L’Allemagne</strong> a revu sa politique en matière d’énergie nucléaire. En 2000, Gerhard Schroder avait mis en place un plan de sortie définitive du nucléaire d’ici 2021. Le gouvernement d’Angela Merckel était revenu sur cette décision en octobre 2010 en prolongeant la durée de vie de ses 17 centrales de 12 ans en moyenne. La catastrophe de Fukushima a conduit le gouvernement à revenir sur cette décision.Ainsi, un moratoire sur l’exploitation de ces 7 plus vieilles centrales (construites avant 1980) a été conduit immédiatement qui a étésuivi d’un projet de loi visant à la sortie définitive du nucléaire d’ici 2022. Le nouveau plan, proposé par le gouvernement fédéral le 30 mai 2011 et adopté par le parlement le 6 juin dernier, entérine la sortie totale du nucléaire avec la fermeture progressive des centrales d’ici 2022. L’Allemagne, qui est actuellement importatrice d’électricité pour sa production de base mais exportatrice de sa production de pointe, devra trouver un moyen de remplacer sa production nucléaire, qui représente actuellement 23 % de sa production d’électricité. La loi adoptée en début juin prévoit ainsi de miser sur l’éolien en mer, sur les centrales au gaz et charbon, tout en diminuant la consommation d’énergie de 10 % d’ici 2020.</p>
<p>Le 25 mai dernier, le gouvernement fédéral <strong>Suisse</strong> a recommandé le non remplacement de ses centrales nucléaires au terme de leur durée de fonctionnement fixée à 50 ans. Cette proposition, adoptée par les députés le 7 juin dernier, ouvre la voie à un processus politique qui devrait aboutir dans les prochains mois. La fédération s’engagerait ainsi dans un processus progressif de sortie du nucléaire en échelonnant la fermeture de ses 5 centrales entre 2019 et 2034. Le gouvernement propose en contrepartie de miser sur l’efficacité énergétique, l’hydroélectricité et les centrales au gaz.</p>
<p>En <strong>Italie</strong>, les citoyens ont votés à majorité (94 % des votants) contre la réintroduction du nucléaire lors d’un référendum populaire les 12 et 13 juin 2011. Ce vote a eu lieu alors que Silvio Berlusconi prévoyait, depuis 2008, de faire de la réintroduction du nucléaire un projet phare pour le pays. L’Italie avait en effet abandonné définitivement le nucléaire par référendum en 1987 suite à l’explosion de la centrale de Tchernobyl.</p>
<p>Le nucléaire a été abandonné en <strong>Autriche</strong> depuis 1978 (three miles island), suite à un référendum, confirmé en 1997 par le parlement. Le nucléaire est interdit depuis 1999 par la constitution.</p>
<p>En <strong>Espagne</strong>, un moratoire instauré en 1984 a interrompu la construction de nouvelles centrales. La durée de vie de deux des 5 centrales du pays avait été prolongée de 10 ans la veille de la catastrophe de Fukushima. L’approvisionnement d’énergie par le nucléaire, qui représente actuellement environ 20 % de la production d’électricité, n’est pour autant pas remis en cause en Espagne.</p>
<p>La <strong>Belgique</strong> a décidé l’abandon du nucléaire en 1999 par une loi exigeant l’arrêt de ses réacteurs après 40 d’exploitation et en prohibant la construction de nouveaux réacteurs. Les deux centrales actuellement en fonctionnement fournissent 55 % de l’électricité nationale. La sortie du nucléaire, prévue à l’origine pour 2015, a été repoussée de 10 ans en 2009.</p>
<p>Le <strong>Royaume-Uni</strong>, 5<sup>ème</sup> producteur mondial d’énergie nucléaire avec 9 centrales en activité produisant 22 % de la production nationale d’électricité, n’estime pas nécessaire de remettre en cause le nucléaire comme source de production énergétique. Le gouvernement a tout de même annoncé qu’il souhaitait prendre le temps de tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima avant de donner son accord pour la construction des 4 centrales de nouvelle technologie de réacteurs pressurisés européens (EPR), dont la mise en production était prévue pour 2018. Il est entendu que le report de la prise de décision ne vise pas à interdire la nouvelle technologie mais plutôt à prendre en compte tous les enjeux et améliorer la sécurité des réacteurs.</p>
<p>Première productrice d’électricité nucléaire au monde, la <strong>France</strong> ne remet pas en question l’approvisionnement de 77 % de son électricité par cette technologie. Le gouvernement affiche son soutien à la filière et a affirmé qu’il ferait réaliser les tests de sécurité préconisés au niveau européen. Ces tests réexamineraient les réacteurs vis-à-vis des risques d’inondation, de séisme, de perte d’alimentation électrique, de perte de refroidissement et concernant la gestion opérationnelle des situations d’accident.</p>
<p>En <strong>Bulgarie</strong> et en <strong>République Tchèque</strong>, des contrats ont été récemment signés pour des programmes de développement de centrales nucléaires, visant à augmenter l’indépendance énergétique des pays.</p>
<p>Au niveau européen, les réactions face à la catastrophe de Fukushima sont donc très diverses : certains pays décidant de sortir définitivement du nucléaire, axant leur transition sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, d’autres pays choisissant de continuer l’exploitation de cette ressource, voir de l’augmenter ou de développer les nouvelles technologies nucléaires.</p>
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		<title>Gaz de schiste : Vers un énième imbroglio énergétique ?</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 17:06:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ndecamaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Energies]]></category>
		<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[code minier]]></category>
		<category><![CDATA[fossile]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique énergétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les coupes se multiplient dans le Grenelle de l’Environnement, la politique énergétique de la France reste toujours aussi floue. Après le moratoire photovoltaïque et la crise nucléaire, le gouvernement hésite quant à la démarche à suivre pour l’exploitation des gaz de schiste. Il est pour l’instant revenu sur la pertinence des permis d’exploitation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0px;">
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Alors que les coupes se multiplient dans le Grenelle de l’Environnement, la politique énergétique de la France reste toujours aussi floue. Après le moratoire photovoltaïque et la crise nucléaire, le gouvernement hésite quant à la démarche à suivre pour l’exploitation des gaz de schiste. Il est pour l’instant revenu sur la pertinence des permis d’exploitation accordés en Mars 2010 et envisage de légiférer pour limiter les possibilités de recherche.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><span id="more-3815"></span></span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Mais que sait-on réellement de ces ressources ? Tout d’abord qu’elles représentent potentiellement un gisement énergétique colossal : l’Institut Français du Pétrole évoque le volume de 920 000 milliards de mètre cube au niveau mondial. Et la France serait particulièrement bien dotée, notamment au Sud du Massif Central. Est-ce alors concevable de se priver de cette manne dans un pays si faiblement pourvu en ressources conventionnelles ?</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span>
</p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Si l’on écoute les tenants du lobby pétrolier et gazier français, il faut, à coup sur, s’engager pleinement dans l’exploration pour faire émerger un éventuel savoir faire national. Ce serait également un moyen de réformer le mix énergétique du pays, alors que le tout-nucléaire s’effrite peu à peu. Dernier argument venant de ces partisans : exploiter les gaz de schiste limiterait les variations de prix de la ressource en rapprochant les zones de production des zones de consommation.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span>
</p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Reste toutefois un problème majeur. L’exploitation des hydrocarbures de roche est une catastrophe : elle présente des risques environnementaux et sanitaires majeurs d’une part, mais également sociétaux d’autre part.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span>
</p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">En effet, les gaz de schistes sont, contrairement aux ressources conventionnelles, enfermés dans une roche mère, et non dans une poche. Il faut donc pour les extraire, injecter d’immenses quantités d’eau, de produits chimiques et de sable à haute pression pour fracturer la roche. Cependant, par ce procédé, on menace de contaminer, par le gaz ou par les solutions chimiques, les nappes phréatiques environnantes. Avec les conséquences que l’on peut imaginer : pollutions des cours d’eau, destruction d’espèces aquatiques, dangers pour la santé humaine et animale…</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span>
</p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">En outre, le problème, en plus d’être écologique, est aussi sociétal. En effet, si l’on permet l’exploitation de ces hydrocarbures, on recule encore et toujours la transition énergétique. Or, il est aujourd’hui plus que nécessaire de développer la sobriété énergétique et les énergies renouvelables pour lutter contre le réchauffement climatique.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Face à ce double défi, le gouvernement adopte une position mi-figue mi-raisin. Si les permis d’exploration ont bel et bien été retirés, l’adoption d’un texte ferme contre l’exploitation risque d’être plus difficile, d’autant que le rapport d’experts commandé par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable recommande seulement l’adoption d’un cadre juridique plus encadré, c&#8217;est-à-dire à une réforme du code minier. Il est donc possible, voire probable, que l’incertitude reste de mise en matière énergétique.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Enfin, cette question des gaz de schiste pose également le problème de l’émergence de la décision politique en présence d’avis d’experts, de réactions citoyennes et de pressions industrielles. Comment, dans le cadre du développement durable, garantir que la conclusion la plus juste soit prise, et, dès lors, assurer la transparence sur le processus de décision qui a été choisi ? Seul l’avenir pourra, sur ce point, nous apporter quelques débuts de réponses.</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span>
</p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;">Le rapport en question :</span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: x-small;"> </span></p>
<p style="margin: 0px;"><span style="font-size: 10pt;"><a rel="nofollow" href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_du_rapport_provisoire.pdf" target="_blank"><span style="color: #606420;"><span style="font-size: x-small;">http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_du_rapport_provisoire.pdf</span></span></a></span></p>
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		<title>Du bois au charbon, du charbon au pétrole, du pétrole au&#8230;charbon?!</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 01:21:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gabriel Alaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[charbon]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[mine]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[pic de production]]></category>
		<category><![CDATA[réserves]]></category>

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		<description><![CDATA[Le constat est connu, les ressources pétrolières s&#8217;épuisent. Le pic pétrolier approche. Ce fameux &#171;&#160;pic de Hubbert&#160;&#187;, qui indique le point de non-retour, le moment à partir duquel la production décroît irréversiblement (compte tenu des données géologiques et économiques) jusqu&#8217;à épuisement total de la ressource, est en effet annoncé prochainement. D&#8217;aucuns affirment qu&#8217;on l&#8217;aurait déjà [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le constat est connu, les ressources pétrolières s&#8217;épuisent. Le pic pétrolier approche. Ce fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_de_Hubbert">&laquo;&nbsp;pic de Hubbert&nbsp;&raquo;</a>, qui indique le point de non-retour, le moment à partir duquel la production décroît irréversiblement (compte tenu des données géologiques et économiques) jusqu&#8217;à épuisement total de la ressource, est en effet annoncé prochainement. D&#8217;aucuns affirment qu&#8217;on l&#8217;aurait déjà passé, <a href="http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/18/tout-va-bien-le-peak-oil-est-atteint-dit-lagence-internationale-de-lenergie/">et non des moindres puisqu&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;Agence internationale de l&#8217;énergie</a> elle-même. D&#8217;autres le réfutent. Peu importe en réalité. Ce qui est bien plus probable et aisé à estimer, c&#8217;est la fin du pétrole bon marché. <span id="more-3166"></span>Ce processus va nécessairement conduire à concentrer l&#8217;utilisation du pétrole sur les secteurs où il est, à l&#8217;heure actuelle, techniquement irremplaçable. C&#8217;est le cas du transport aérien par exemple, car aucune alternative au kérosène comme combustible d&#8217;avion n&#8217;existe qui soit techniquement et économiquement viable. C&#8217;est donc dans les secteurs dans lesquels il existe des alternatives au pétrole — soit d&#8217;ores et déjà soit seulement en puissance — que celui-ci va être progressivement (dans le meilleur des cas) remplacé. Et c&#8217;est en premier lieu le transport terrestre.</p>
<p>C&#8217;est une évidence. Jusqu&#8217;à preuve du contraire, et comme l&#8217;écrit Yves Cochet dans <em>Pétrole Apocalypse </em>(Fayard, 2005), on ne sait faire rouler des voitures ni avec des éoliennes, ni avec du nucléaire. L&#8217;affirmation doit cependant être nuancée, au vu de la recherche sur les véhicules électriques, qui connaît un développement rapide depuis peu. Ainsi la potentielle moindre dépendance vis-à-vis du pétrole pour les véhicules se compenserait par un besoin accru en électricité. Plus généralement si l&#8217;on recherche dans l&#8217;électricité l&#8217;alternative aux ressources fossiles (par définition finies) utilisées comme sources directes de chaleur et de mouvement, c&#8217;est la production électrique qui va concentrer à elle seule l&#8217;ensemble des enjeux énergétiques, récupérant celui actuellement représenté par les extractions pétrolières et gazières. Et c&#8217;est ce que nous vivons en ce début de XXIème siècle. Si la chose est connue, elle n&#8217;est pour autant pas souvent présentée comme cela.</p>
<p>Davantage d&#8217;électricité, donc. Soit, mais comment ? Si quiconque s&#8217;intéressant un tant soit peu à la question a désormais connaissance du développement des énergies renouvelables, en premier lieu de l&#8217;éolien et du solaire photovoltaïque, le grand public est moins au fait de ce qui se passe du côté du charbon. Oui, le charbon. Ce minerai noir et crasseux qui, à sa seule mention, évoque pêle-mêle chez le quidam les mines, le Nord, les terrils, la Sarre, la Lorraine, Germinal, les coups de grisou et la suie, omniprésente. Bref, le XIXème siècle, quoi.</p>
<p>Et pourtant, en ces temps de besoins énergétiques croissants et de pétrole déclinant, ça bouge sur le front du charbon.</p>
<p>Qu&#8217;en est-il d&#8217;abord des réserves de charbon à disposition ? Question des plus ardues s&#8217;il en est, de même que pour le pétrole. L&#8217;estimation est encore plus complexe que pour le pétrole, car elle dépend d&#8217;un grand nombre de critères : la profondeur des gisements, leur épaisseur, leur qualité (sachant que celle-ci dépend pour beaucoup de leur profondeur), leur configuration dans le sol, la difficulté de leur extraction qui en résulte, et enfin mais surtout, le coût de leur exploitation.<br />
L&#8217;estimation des réserves est une problématique à part entière, <a href="http://www.manicore.com/documentation/petrole/reserve_charbon.html">que d&#8217;autres ont déjà étudiée sans qu&#8217;il ne soit nécessaire de les paraphraser</a>. On retiendra que la caractéristique <strong>géographique</strong> des réserves de charbon distinguent ces dernières des réserves de pétrole. En effet elles sont &laquo;&nbsp;mieux&nbsp;&raquo; <strong>réparties</strong> dans le monde. Disons &laquo;&nbsp;moins mal&nbsp;&raquo;, car alors que la production de pétrole se concentre essentiellement dans quelques pays (surtout au Moyen-Orient), les réserves de charbon sont plus équilibrées entre les 5 continents. Mais ce sont 8 pays qui détiennent tout de même 90% de ces réserves, par ordre décroissant : Etats-Unis, Russie, Chine, Australie, Inde, Afrique du Sud, Kazakhstan et Ukraine. On notera qu&#8217;il s&#8217;agit surtout &laquo;&nbsp;d&#8217;Etats-continents&nbsp;&raquo; qui, réunis, recouvrent une grande partie des terres émergées. De plus, le charbon se consomme grosso modo là où il est produit. Il  voyage peu, tant pour raisons logistiques qu&#8217;économiques. Cela fait que le marché du charbon n&#8217;est pas aussi mondialisé que ceux du pétrole et du gaz. Le charbon est ainsi moins à même de revêtir une importance géopolitique comparable.</p>
<p>Après moult calculs savants, il en ressort que le &laquo;&nbsp;pic&nbsp;&raquo; de production de charbon interviendrait soit aux alentours de 2150 (hypothèse optimiste) soit plutôt vers 2080 (pessimiste) voire 2050 !<br />
L&#8217;incertitude totale demeure donc, comme pour le pétrole. Pis encore, la grande complexité des données géologiques — prouvées, probables, supposées, estimées, fantasmées&#8230;— n&#8217;arrange en rien la tâche. La seule chose dont on est sûr, c&#8217;est que le pic du pétrole se produira bien avant celui du charbon&#8230;ce qui, avec la plus grande disponibilité de cette ressource, la fait apparaître aux yeux de certains comme une alternative au pétrole. Comme source d&#8217;électricité mais aussi comme carburant, car le charbon peut se liquéfier, mais c&#8217;est déjà une autre histoire.</p>
<p>Ce qui en revanche n&#8217;est presque jamais souligné, c&#8217;est la dimension humaine de l&#8217;exploitation charbonnière. Ou plus exactement inhumaine. Car à l&#8217;époque d&#8217;internet et de l&#8217;économie dématérialisée, on oublie un peu vite que l&#8217;on ne va pas chercher le charbon à coups de clics de souris mais bien à coups de pioche. Qu&#8217;il faut bien envoyer des êtres en chair et en os et non des droïdes à plusieurs centaines de mètres sous terre pour grattouiller dans les galeries. Outre la pénibilité et le stress du métier, qui sont considérables, c&#8217;est aussi le risque énorme qu&#8217;on l&#8217;on a tendance à oublier. Celui de ne jamais remonter du tréfonds. Les affaissements, les éboulements, les coups de grisou, les inondations, autant d&#8217;accidents pouvant mettre en jeu la vie des mineurs de fond.</p>
<p>Et l&#8217;actualité se charge de nous le rappeler. Il y aura tout d&#8217;abord eu <a href="http://www.terra-economica.info/Nous-sommes-tous-des-mineurs,13191.html">le feuilleton chilien</a> de l&#8217;automne dernier, avec son heureux dénouement. Trente-trois mineurs sont restés coincés plus de deux mois sous terre suite à un effondrement des galeries. Avant d&#8217;être remontés un à un à la surface sous l&#8217;oeil des caméras du monde entier. Mais la <em>happy end </em>n&#8217;est pas toujours de mise. A-t-on autant parlé des <a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/11/24/les-29-mineurs-neo-zelandais-sont-morts_1444169_3216.html">vingt-neuf mineurs néo-zélandais</a> qui ont péri fin novembre suite à une explosion de gaz ? Certainement pas. A la même période, <a href="http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/11/21/plusieurs-mineurs-pieges-dans-une-mine-en-chine_1443074_3216.html">une inondation dans une mine de charbon en Chine</a> a fait prisonnier vingt-deux mineurs et sept secouristes, qui ont tous pu être remontés vivants à la surface. Mais là encore, cet heureux dénouement ne doit pas occulter le fait qu&#8217;en 2009, 2 631 mineurs chinois sont morts dans les galeries. Et ce sont des chiffes officiels, contestés par des organisations indépendantes.</p>
<p>C&#8217;est aussi ça, la réalité de l&#8217;exploitation minière : un travail éprouvant sur bien des plans et extrêmement dangereux. Au XXIème siècle, la quête d&#8217;une &laquo;&nbsp;énergie intelligente&nbsp;&raquo; doit-elle vraiment en passer par là ?</p>
<p><em>Sources :</em></p>
<p><em>http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/18/tout-va-bien-le-peak-oil-est-atteint-dit-lagence-internationale-de-lenergie</em></p>
<p><em>http://www.manicore.com/documentation/petrole/reserve_charbon.html</em></p>
<p><em>http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_futur_charbon.html</em></p>
<p><em>http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/espace-decouverte-mieux-comprendre-les-enjeux-energetiques/les-grands-debats/quel-avenir-pour-le-charbon/le-charbon-energie-du-21e-siecle</em></p>
<p><em>http://www.lexpress.org/opinion/le-charbon-energie-de-demain</em></p>
<p><em>http://www.terra-economica.info/Nous-sommes-tous-des-mineurs,13191.html</em></p>
<p><em>http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/11/24/les-29-mineurs-neo-zelandais-sont-morts_1444169_3216.html</em></p>
<p><em>http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/11/21/plusieurs-mineurs-pieges-dans-une-mine-en-chine_1443074_3216.html</em></p>
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