La pollution lumineuse n’est pas prête de s’arrêter

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La pollution lumineuse demeure, encore aujourd’hui, une nuisance peu étudiée. Elle apparait dans l’imagerie populaire comme négligeable au regard d’autres pollutions comme la pollution de l’air, la pollution marine, ou encore la pollution de sols. Elle n’est toutefois pas sans conséquences. 

 

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Qu’est ce que la pollution lumineuse ? 

La pollution lumineuse ou photopollution désigne l’excès d’éclairage artificiel en situation nocturne. Celle-ci est parfois si intense qu’elle perturbe l’obscurité normale et souhaitable de la nuit. Elle est particulièrement présente dans les villes, mais son champ d’action excède largement le périmètre de celles-ci. Il est bien peu d’endroits en France  qui échappe à cette nuisance.

Cette pollution lumineuse, loin d’être un problème d’agrément, a des conséquences réelles et sérieuses aussi bien sur la faune, la flore, que chez l’homme. En effet, la plupart des êtres vivants, dont l’homme, ont un rythme biochimique précis, qui nécessite en principe l’absence de lumière en situation nocturne. La pollution lumineuse peut donc générer une désynchronisation de l’ensemble de l’horloge biologique de ces êtres vivants.

Chez l’homme, la pollution lumineuse  peut provoquer des troubles du sommeil, favoriser l’obésité,  entraîner des pertes de densité osseuse et musculaire, et constitue même un facteur d’apparition de certains cancers comme celui de la peau. Chez l’animal, la pollution lumineuse serait la première cause de mortalité chez les insectes et elle perturberait les déplacements de certains oiseaux qui s’orientent grâce aux étoiles.

Enfin, la pollution lumineuse aurait également d’importances conséquences sur la flore en modifiant les rythmes de croissance de la végétation. Elle constitue également un coût financier, l’éclairage représentant en 2015 1.2 % de la consommation d’électricité en France, soit 5.6 TWh.

Un problème toujours sous estimé 

Malgré l’importance du problème, le phénomène préoccupe encore peu, aussi bien les pouvoirs publics que la société civile, y compris en France. De ce fait, la pollution lumineuse aurait augmenté de 89 % ces 25 dernières années. En 2016, 83 % de la population mondiale serait touchée par cette pollution lumineuse, et ce chiffre grimpe à 99 % en Europe et en Amérique du Nord. Le problème n’est pas récent. Pourtant, les initiatives pour lutter contre celui ci ne datent que de la loi Grenelle de 2007, qui est la première à prendre en compte ses effets. La loi Grenelle II de 2010 prévoyait notamment l’arrêt de l’éclairage des bâtiments non résidentiels entre 1 h et 7 h du matin, mais aucun arrêté d’application n’a été pris s’agissant des espaces naturels.

Les associations saisies du problème haussent le ton et recommandent l’application stricte de cette loi. Celles ci rappellent que les paysages nocturnes appartiennent au patrimoine commun de la nation, comme le prévoit la récente loi sur la biodiversité de 2016. Une initiative restée pour le moment lettre morte du côté du ministère de l’environnement.

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_lumineuse

https://www.notre-planete.info/environnement/pollution-lumineuse.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/19/la-lutte-contre-la-pollution-lumineuse-prend-du-retard-en-france_5113835_3244.html

Image libre de droit : https://pixabay.com/fr/paris-france-tour-eiffel-nuit-1836415/

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