L’impact des énergies renouvelables sur la biodiversité

La biodiversité est une contraction de « diversité biologique », ce terme est composé du préfixe bio (du grec βίος « vie ») et du mot « diversité ». C’est une expression désignant la variété et la diversité du monde vivant. Dans son sens le plus large, ce mot peut être considéré comme un synonyme de la vie sur terre. En effet, la biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants dans l’espace et dans le temps, ainsi que les interactions entre eux et les écosystèmes dans lesquels ils vivent.

Depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la préservation de la biodiversité est considérée comme un des enjeux essentiels du développement durable.

Quant aux énergies dites renouvelables (EnR), elles sont qualifiées comme tel lorsqu’elles proviennent de sources que la nature renouvelle en permanence, par opposition aux énergies non renouvelables dont les stocks s’épuisent. Elles se reconstituent plus rapidement que l’Homme ne les utilise et peuvent ainsi être considérées comme inépuisables à l’échelle du temps humain.

 

I. Présentation des énergies renouvelables

Les énergies renouvelables proviennent de 2 grandes sources naturelles : le Soleil et la Terre.

Le soleil produit l’énergie solaire (thermique, thermodynamique ou photovoltaïque) et de cette source dérivent : l’énergie éolienne (par le vent), l’énergie hydraulique (par l’eau), la biomasse (par photosynthèse), une partie des énergies marines.

La Terre produit grâce à sa géodynamique interne de la chaleur produite en interne et qui peut être récupérée en surface (énergie géothermique, ou géothermie). Aussi, le phénomène de gravité assure une production d’énergie marémotrice.

Surnommées « énergies propres » ou « énergies vertes », leur exploitation engendre très peu de déchets et d’émissions polluantes car elles ne produisent pas de dioxyde de carbone (CO2) et leur développement peut donc nous aider à lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, cependant leur pouvoir énergétique est beaucoup plus faible que celui des énergies non renouvelables.

La production d’EnR a des impacts positifs, mais elle n’est cependant pas neutre en termes d’impacts environnementaux, et ces impacts touchent notamment la biodiversité, les sols et les paysages. En effet, les énergies renouvelables sont particulièrement gourmandes en espace.

II. Les impacts négatifs des énergies renouvelables sur la biodiversité

Énergie solaire

  • Perte ou fragmentation des habitats.
  • Collision des oiseaux avec les installations.
  • Brûlures occasionnées aux oiseaux exposés aux flux solaires intenses.
  • Pollution des masses d’eau à partir de produits chimiques toxiques utilisés pour le traitement des panneaux solaires et des sols (herbicides).
  • Utilisation croissante de l’eau (en particulier dans les déserts).
  • Attraction et désorientation des insectes et des oiseaux causés par une lumière intense ou polarisée.
  • Piège écologique en raison de mécanismes attracteurs cumulatifs.
  • Perturbation du micro-climat local.

Énergie éolienne

  • Collision d’oiseaux et de chauves-souris avec des éoliennes.
  • Traumatismes internes (barotrauma) chez les chauves-souris.
  • Perturbation des voies migratoires pour certaines espèces d’oiseaux et de chauves-souris.

Énergie hydraulique

  • Disparition d’écosystèmes (lors de la mise en eau des barrages) y compris les réserves naturelles, fragmentation des habitats.
  • Perturbation des flux hydriques en amont et en aval des installations hydroélectrique.
  • Perturbation des voies migratoires de certaines espèces de poissons.
  • Détérioration de la qualité de l’eau en raison des changements dans la charge en sédiments, la turbidité et l’eutrophisation.
  • Émissions de GES par les réservoirs qui contribuent au changement climatique anthropique.

Bioénergie 

  • Perte, fragmentation, simplification et homogénéisation des habitats en raison de la mise en place de monocultures intensives et pertes de biodiversité associées.
  • Pollution du sol et de l’eau associée à l’utilisation d’engrais et pesticides qui provoque toxicité et eutrophisation.
  • Émissions de polluants dans l’air ambiant qui contribuent à l’acidification et à la formation d’ozone troposphérique, émission de GES pendant tout le cycle de vie de la production de bioénergie qui contribue au changement climatique anthropique.
  • Modification des micro-climats locaux en raison des changements dans l’albédo et l’évapotranspiration.
  • Concurrence avec la végétation indigène de certaines espèces utilisées comme matières premières (par exemple, Eucalyptus, Miscanthus).

  Énergie marémotrice

  • Perturbations des milieux liées à la construction des installations d’énergie océanique, (par exemple pollution sonore qui affecte certaines espèces aquatiques, en particulier les mammifères marins).
  • Perte ou changement d’habitats associés à la mise en place des fondations des installations ancrés dans le fond marin, la mise en eau permanente des portions des estuaires situés en amont des structures marémotrices, la modification des processus hydrodynamiques et de sédimentation
  • Augmentation de la turbidité dans la colonne d’eau due aux perturbations des fonds marins. Changements dans la salinité, afflux d’eau plus oxygénée dans les structures marémotrices.
  • Pollution électromagnétique associée aux câbles sous-marins et chimique provenant de lubrifiants et peintures toxiques.
  • Changement de composition des communautés de poissons benthiques en raison de pertes d’habitats et perturbation des déplacements et de l’alimentation des espèces locales et migratrices.
  • Mortalités d’espèces dans les structures marémotrices, collision des oiseaux avec les éoliennes marines et des espèces aquatiques avec des dispositifs utilisant l’énergie des vagues.
  • Mortalité des poissons tropicaux en raison des chocs thermiques générés par certaines installations.

Énergie géothermique

  • Perte d’habitat pendant la conversion des zones naturelles en installations géothermiques.
  • Changement d’habitat au cours du déboisement du site, de la construction de routes, du forage des puits et des sondages sismiques qui affecte les processus de reproduction, de recherche de nourriture et de migration de certaines espèces.
  • Émissions de polluants toxiques tels que le H2S, l’arsenic et l’acide borique qui peuvent défolier les plantes ou être incorporés par les organismes.
  • Pollution par le bruit et la chaleur des installations géothermiques.

Ainsi, il s’avère nécessaire de reconsidérer l’implantation de ces infrastructures afin qu’elles ne portent pas atteinte à la biodiversité et d’aménager toutes sortes de mesures opérationnelles afin de la préserver la manière la plus favorable possible.

 

Sabrina Dioulo

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversit%C3%A9
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_renouvelable

Energies renouvelables, quels impacts sur la biodiversité ?

A propos de Sabrina DIOULO

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