Le changement climatique et les forêts

 

Introduction

Le réchauffement climatique, ou réchauffement planétaire, est le phénomène d’augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, du fait d’émissions de gaz à effet de serre excessives. Ces émissions dépassent en effet la capacité d’absorption des océans et de la biosphère et augmentent l’effet de serre, lequel piège la chaleur à la surface terrestre.

De nombreuses observations dans le monde ont conduit à la conclusion de l’existence d’un réchauffement climatique planétaire provoqué par les activités humaines, dû aux rejets de gaz à effet de serre. En France comme ailleurs, les espaces forestiers sont directement touchés par le réchauffement climatique.

 

I. Le rôle des forêts

Les forêts sont un lieu d’échange entre l’atmosphère, le sol, l’hydrosphère et la biosphère. Elles sont le poumon vert de la planète, un refuge pour la biodiversité, et sont essentielles pour stocker l’eau. En plus de jouer un rôle de tampon pour l’hygrométrie et la force des vents, les forêts jouent un rôle primordial dans la lutte contre le réchauffement climatique par le piégeage du carbone de l’atmosphère mais elles n’échappent toutefois pas aux conséquences de ce phénomène.

La forêt et le bois interviennent sur 3 leviers dans le cycle du carbone :

  • La séquestration, c’est le pouvoir des arbres à absorber le CO2 de l’atmosphère par la photosynthèse, puis ils le séquestrent sous forme de carbone dans le bois et dans le sol.
  • Le stockage, soit la capacité à garder ce carbone. Les produits issus de la forêt conservent le carbone qu’ils ont séquestré durant toute leur durée de vie, ce qui prolonge le stockage du carbone. Un arbre sur pied ou transformé pour de la construction ou des meubles renferme un stock à moyen-long terme de carbone. Par exemple la charpente de la cathédrale de Notre-Dame de Paris a par exemple stocké du carbone pendant 800 ans.
  • La substitution, à savoir, le bois est une ressource naturelle et renouvelable qui peut, pour certains usages, être utilisée à la place de matériaux ou de sources d’énergie plus énergivores ou d’origine fossiles comme le plastique, l’aluminium, l’acier ou le pétrole. Lorsque l’on utilise un matériau ou une ressource énergétique plus économe en émissions de carbone par « substitution » à d’autres matériaux ou énergie, on parle d’émissions évitées.

Chaque année, les forêts absorbent entre 10 et 15 % des émissions de carbone à l’échelle mondiale. Ainsi, la déforestation et la dégradation des forêts sont responsables de 11% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les forêts émettent aussi de nombreux gaz et aérosols (oxydes d’azote, méthane…) dans l’atmosphère qui peuvent abaisser les températures locales tout en contribuant au réchauffement climatique. En effet, la couleur sombre du feuillage capte plus de chaleur qu’une surface plus claire et contribue au réchauffement global. À l’inverse, la photosynthèse fait des forêts des puits à carbone, au moins durant leur période de croissance.

 

II. Assurer la pérennité des forêts et leurs rôles de puits de carbone

Il est nécessaire, pour assurer le potentiel de puits de carbone des forêts, que les forêts de demain soient adaptées au climat futur, de réfléchir aux essences qui seront plus aptes à résister. En effet, il serait probablement possible de rendre les forêts plus résilientes par le choix des essences et de leur mélange car un écosystème peut s’avérer plus résistant à un facteur de mortalité s’il est composé d’unités qui réagissent différemment. Il faudrait donc rechercher des provenances plus résistantes aux sécheresses, et, plus globalement, aux climats chauds.

Pour déterminer les essences qui seront les plus résistantes et adaptées, les chercheurs croisent les données climatiques actuelles et l’aire de répartition des espèces, et les projettent en fonction des prévisions futures.

Le forestier peut agir en faisant de la migration assistée en transportant des graines du sud pour les implanter plus au nord, dans des climats où l’on suppose que les essences seront plus adaptées dans les années à venir.

La France est un grand pays forestier avec près de 17 millions d’hectares en métropole, soit près de 31% du territoire métropolitain, et 8 millions en Guyane avec la forêt amazonienne. Grâce à sa diversité d’essences, de types de propriétés, de modes de gestion, la forêt française possède une forte capacité de résilience et donc de se maintenir en cas de perturbations.

 

Conclusion

Il y a toujours eu des variations climatiques au cours du temps et les forêts ont pu s’y adapter car les arbres forestiers disposent d’une diversité génétique supérieure à celle des êtres humains. Par conséquent le problème du réchauffement actuel du climat est la rapidité à laquelle il se fait or la migration géographique naturelle des essences est trop lente pour suivre le mouvement.

La gestion durable de la forêt est plus que jamais nécessaire pour préserver cette pompe à carbone naturelle.

 

Sabrina Dioulo

Mots clés : Changement climatique, réchauffement climatique, forêts, gaz à effet de serre, carbone.

Sources :
https://www.onf.fr/onf/chez-moi-avec-lonf/+/62c::les-enjeux-de-la-foret-face-au-rechauffement-climatique-questions-manuel-nicolas.html
https://www.reseau-aforce.fr/n/effets-attendus-du-changement-climatique-sur-l-arbre-et-la-foret/n:3254
https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-forets-agissent-elles-climat-1003/

A propos de Sabrina DIOULO

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.