L’intelligence artificielle au service de la protection animale : les orques de la mer des Salish.

 

L’activité humaine cause de nombreux désastres, lesquels n’épargnent pas les plus gros cétacés. En effet, les orques sont menacés de disparition causée notamment par la pollution des océans, les nombreuses nuisances sonores ou encore par la surpêche. Les orques de la mer des Salish sont l’une des 8 populations les plus menacées d’Amérique. De nombreux chercheurs en arrivent à la même conclusion : si on ne fait rien pour rendre leur habitat plus sain ou pour les protéger, les orques auront disparu dans 150 ans.

Face à ce constat déplorable, l’entreprise Google associée à Pêches et Océans Canada a entrepris des travaux afin d’utiliser l’intelligence artificielle pour protéger cette population d’orque.

L’objectif est d’utiliser les réseaux de neurones profonds pour obtenir des informations sur le comportement et les déplacements du groupe de cétacés afin de les envoyer aux autorités canadiennes en temps réel. Grâce à ses informations, les spécialistes marins seront en capacité de modifier la trajectoire des animaux en cas de danger tel qu’un déversement de pétrole mais également de repérer tout animal blessé ou malade afin de lui venir en aide. Les orques sont également menacées par les filets de pêche : il arrive souvent qu’ils se prennent dans les filets de pêche et qu’ils se noient, ne pouvant pas remonter à la surface pour respirer. Là encore, la technologie pourrait apporter une solution afin d’éviter que les bateaux ne pêchent dans les zones où se situent les populations de cétacés.

Comment ça fonctionne ?

Les orques utilisent l’écholocation pour se repérer, détecter des proies et communiquer entre eux. Les scientifiques ont donc décidé de concevoir une machine capable d’émettre des ultrasons afin de repérer plus facilement ces cétacés.

L’objectif était de concevoir une technologie basée sur le concept de machine learning. Cela signifie que le modèle va apprendre seul à partir de données inscrites dans son système. Afin d’obtenir une base de données solides, il a fallu pour l’équipe en charge du projet, analyser près de 1800 heures d’enregistrements sous-marins et 68 000 étiquettes identifiant l’origine des chants.

Par la suite, des hydrophones et des microphones ont été déployés sur l’ensemble du territoire des cétacés. Ils permettent à l’intelligence artificielle d’analyser en temps réel les mouvements des orques. Ainsi, lorsqu’un des mammifère est repéré une alerte est envoyé directement à Pêches et Océans Canada au moyen d’une application.

La technologie étant aujourd’hui encore à l’ordre de test, les autorités canadiennes prennent le temps de vérifier à chacune des alertes la présence du cétacé. Par la suite, cette alerte sera directement envoyée aux navires afin que ceux-ci ralentissent ou changent de trajectoire. L’objectif étant d’éviter l’enchevêtrement des orques dans les filets de pêche ou encore les collisions avec les navires.

Et après ?

Cette technologie novatrice est porteuse de beaucoup d’espoir, et à terme il est envisageable qu’elle soit utilisée pour d’autres cétacés. À ce titre Google AI s’est également associé avec la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) afin de concevoir le même genre d’outil pour les baleines à bosse.

SOURCES :

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Auteurs – Marie LAMBEAU et Zoé DUPONT VALLÉE

Retrouver Zoé Dupont-Vallée sur Linkedin ici

A propos de Marie LAMBEAU

Originaire de Nice, je suis venue dans la capitale européenne de Strasbourg pour parfaire ma formation juridique. Titulaire d'une licence de Droit Privé (faculté d'Aix-en-Provence) et d'un Master I Droit de l'Environnement et de l'Urbanisme (faculté de Strasbourg) complété par une formation en droit animal du Collège Doctoral Européen de Strasbourg, je me suis tournée vers un Master II en droit des énergies et développement durable afin d'intégrer un cabinet d'avocats spécialisé en droit international de l'environnement et en droit de la santé.

Marie LAMBEAU

Originaire de Nice, je suis venue dans la capitale européenne de Strasbourg pour parfaire ma formation juridique. Titulaire d'une licence de Droit Privé (faculté d'Aix-en-Provence) et d'un Master I Droit de l'Environnement et de l'Urbanisme (faculté de Strasbourg) complété par une formation en droit animal du Collège Doctoral Européen de Strasbourg, je me suis tournée vers un Master II en droit des énergies et développement durable afin d'intégrer un cabinet d'avocats spécialisé en droit international de l'environnement et en droit de la santé.

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