L’économie circulaire au sein de l’ISS: le projet MELiSSA (micro-ecological life support alternative)

 

La vision des scientifiques est connue pour toujours être en pleine expansion. Leurs pensées sont aujourd’hui tournées vers la colonisation de la planète Mars. En revanche, les enjeux que soulèvent ce projet sont énormes et les difficultés sont majeures ; le voyage demande une préparation millimétrée compte tenu de sa durée et de l’hostilité de son environnement. L’une de ces difficultés concerne la rationalisation des ressources. A l’heure actuelle, l’ISS est alimentée par des vaisseaux de ravitaillement envoyés de la Terre. Ils sont extrêmement coûteux et difficiles à manoeuvrer. Ces capsules contiennent tout le nécessaire de vie des astronautes : de la nourriture, de l’oxygène, des vêtements… Elles sont absolument essentielles.

Le but aujourd’hui est de permettre aux astronautes de pouvoir subvenir à leurs propres besoins dans l’espace durant leurs voyages car à défaut, 30 tonnes d’approvisionnement seraient nécessaires à leur voyage. Ils doivent donc pouvoir gérer leurs déchets, recycler le dioxyde de carbone rejeté, ou encore faire pousser leur propre alimentation…

C’est donc de cette réflexion qu’est né le projet MELiSSA en 1989. Il est institué par le CEN (Centre de l’Energie Nucléaire) en collaboration avec l’ESA (European Space Agency) et en association avec des universités belges et européennes et certains partenaires industriels. L’ambition est de créer un écosystème artificiel permettant aux hommes d’accéder à une autonomie totale dans l’espace.

Le projet repose sur l’économie circulaire où tout est produit de manière durable en limitant d’une part la consommation et le gaspillage des ressources, et de l’autre la production de déchets.

On transforme les déchets en plantes ou en algues réutilisés pour produire de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture. Les déchets organiques seront aussi traités, et transformés en nutriments et en gaz.

L’ESA précise notamment que les « bactéries telles que la cyanobactérie, l’arthrospira ou la spirulina jouent ici un rôle important. Cette bactérie utilise l’eau et la photosynthèse afin de produire de l’oxygène, et elle peut également servir de source de nourriture, riche notamment en vitamines et en minéraux. La spiruline fixe le dioxyde de carbone, résiste bien au rayonnement cosmique, et peut constituer un très bon complément à l’alimentation quotidienne des astronautes grâce à sa haute concentration en protéine ».

Ce système apparait donc nécessaire pour assurer une forme de vie dans l’espace. Les avantages ne sont pas que pratiques, ils sont aussi psychologiques. Les voyages interplanétaires présentent une contrainte difficilement qualifiable sur l’aspect de la vie en isolation pendant une période prolongée. De nombreux exemples peuvent être tirés de la crise du coronavirus et des confinements, libre au scientifique d’en tirer des enseignements. La culture de végétaux par les astronautes au sein de l’ISS créé donc un lien essentiel avec leur ancien mode de vie sur Terre.

 

Julia Lipinski

Source:

Thomas Pesquet, se préparer au voyage sur Mars – Arte

https://www.esa.int/Space_in_Member_States/Belgium_-_Francais/MELISSA_de_la_recherche_spatiale_utile_sur_la_Terre

A propos de Julia LIPINSKI

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