Le développement durable à travers notre alimentation

 

L’alimentation est un secteur fortement lié du développement durable, à travers sa relation avec les problématiques de santé et environnementales grandissantes.

 

Nouvelle tendance ou nouvelle réalité ?

En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effet de serre (soit le troisième poste le plus émetteurs). Des émissions qui ne sont d’ailleurs qu’en légère diminution depuis plusieurs années (moins 6% entre 1990 et 2017). Rien d’étonnant entre la surproduction, la surconsommation, le gaspillage alimentaire et les techniques de production agroalimentaire utilisées.

Selon l’étude Ethicity de mai 2016 (réalisé par GreenFlex, en partenariat avec l’ADEME), pour 76% des Français, consommer responsable est un moyen de s’impliquer dans le développement durable. D’après cette même étude, les principales préoccupations motivant une consommation responsable sont le bien-être et la santé.

Il est donc normal que la consommation responsable se banalise progressivement dans le cœur des français, que ce soit à travers l’augmentation dans l’achat du bio ou de produis locaux. Mais comment cela se traduit-il lorsqu’on souhaite manger à l’extérieur ?

Les restaurants vegétarien/vegan ont le vent en pompe, faisant pied de nez à la junk food traditionnel. La demande de doggy bags est une pratique populaire et répandue à travers le milieu de la restauration, permettant de réduire très légèrement le gaspillage alimentaire.

En effet un tiers de la production alimentaire mondiale, soit 1.6 milliard de tonnes, est jeté. Sachant qu’on estime une hausse de 30% du gaspillage d’ici 2030 si rien n’est fait.

Pour répondre partiellement à cette problématique de nombreuses solutions ont commencé à voir le jour. Grâce au numérique, et à travers des applications comme « Too Good To Go » par exemple, il est possible d’éviter le gaspillage en achetant à prix réduit les invendus des restaurants ou boulangerie.

La vente à emporter et la livraison à domicile sont des pratiques populaires sur le marché de la restauration (notamment à cause des applications comme « Deliveroo » ou « Uber Eats »), ce n’est pas pourtant que cela ne peut pas être compatible à une consommation responsable. En effet les restaurants ont la possibilité de mettre en place des solutions pratiques, comme l’usage de bocaux en verres consignés ou de non-utilisation du plastique, comme le fait « PUR etc. ».

Le numérique a également permis le développement d’autres facilités. C’est le cas d’applications comme « Yuka » pour analyser la composition de nos aliments. Ou encore le développement des systèmes de « paniers » que proposent les fermes locales sur internet, ou tout simplement la création de points d’informations concernant les marchés locaux et leurs accessibilités.

 

Il est évident que se focaliser principalement sur la restauration ne résoudra pas tous les problèmes de développement durable liés à l’agriculture et l’alimentation en général. Mais il est important de montrer au consommateur qu’il existe des alternatives et des solutions pour consommer de façon durable, que ce soit lorsqu’il fait des courses par lui-même, que lorsqu’il décide de commander à manger ou d’aller au restaurant.

A propos de Steven GUILBERT-SAUTRON

Etudiant en M2 Gestion et Droit des Energies et du Développement Durable. Passionné par les questions environnementales, éthiques et les nouvelles technologies.

Steven GUILBERT-SAUTRON

Etudiant en M2 Gestion et Droit des Energies et du Développement Durable. Passionné par les questions environnementales, éthiques et les nouvelles technologies.

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