Le démantèlement et le recyclage des éoliennes

 

Sujet: Le démantèlement et le recyclage des éoliennes

Description: Une étude approfondie de ce qui se passe lorsque le parc éolien atteint sa durée de vie utile prévue

Une étude approfondie de ce qui se passe lorsque le parc éolien atteint sa durée de vie utile prévue

La durée de vie d’une éolienne est de 20 à 30 ans et cela dépend du type d’éolien. Mais depuis quelque temps l’évolution technologique croissante a permis le démantèlement d’anciens parcs bien avant leurs fins de vie au profit d’éoliennes plus puissantes, plus efficace, moderne permettant une production d’énergies renouvelables plus importante avec une meilleure rentabilité.

Entre-temps, Les éoliennes sont considérées comme des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), ce qui nécessite que la question du démontage soit totalement anticipée en prenant en compte l’avis du maire de la commune d’implantation, du propriétaire du terrain et de la règlementation. Mais que fait-on des éoliennes démantelées ? Leur recyclage, est-il possible et rentable ?

 

Petit focus sur la première grande éolienne. D’une puissance de 0,9 MW c’est à Ulfborg au Danemark  qu’a été réalisé en 1975 la première grande éolienne européenne toujours en fonctionnement et dont les pales sont constituées en fibre de verre.Dans les années 80s et 90s, le domaine de l’énergie éolienne a évolué très vite avec l’expansion d’un grand nombre de parcs éoliens sur terre.

 

En France, selon d’Article R. 553-6 du code de l’environnement (arrêté du 26 août 2011, modifié le 06.11.2014) – Arrêté du 30 juin 2020. La réglementation précise, que l’exploitant est responsable de la remise en état du site. Un arrêté du ministre chargé de l’environnement fixe, en fonction de l’importance des installations, les modalités de détermination et de réactualisation du montant des garanties financières qui tiennent notamment compte du coût des travaux de démantèlement. Par conséquent, les promoteurs doivent, au moment de la construction d’un parc, provisionner une somme de 50 000€ par éolienne de 2MW et 10 000€ par MW supplémentaires.

 

De plus, en France, on estime à 1.500 le nombre de turbines à démonter dans les cinq ans à venir. D’ailleurs, Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit de rendre obligatoire, le recyclage des matériaux constitutifs des éoliennes lors de leur démantèlement, d’ici 2023. Par ailleurs, La Commission de régulation de l’énergie (CRE) propose également d’intégrer la recyclabilité, comme critère de notation des projets candidatant aux appels d’offres.

Pour aller plus loin voici quelques chiffres, Une éolienne de 2 MW est constituée de fondations (entre 800 et 1000 tonnes de béton et d’acier), d’un mât (250 à 300 tonnes d’acier), de câblages (constitués d’aluminium, de cuivre…) et de pales (en fibres composites). « Pour le béton et l’acier, qui constituent en masse 95 % des éoliennes, les filières de recyclage et de valorisation sont déjà bien structurées. 

 

Cette perspective est à l’origine de la création d’une filière française pour le démantèlement des éoliennes en fin de vie. Dénommée D3R elle vise la Déconstruction des parcs éoliens, le Reconditionnement des gros composants, le Recyclage des pales et la Revente des métaux, des matériaux recyclés et des composants.Concernant le Démontage, Il existe un marché de l’occasion pour les anciennes éoliennes. Parfois, elles sont exportées en Pologne ou en Russie pour y poursuivre une seconde vie utile. Mais, le plus souvent elles sont mises au rebut et les turbines sont alors démontées.

 

Si le site n’est plus utilisé pour l’exploitation du potentiel éolien, il est débarrassé de tous les équipements liés au projet et le terrain restitué à son usage initial ou à une autre destination approuvée. Les premiers démontages effectués en France ont montré que ce montant correspond au coût réel. L’arrêté ministériel aussi impose l’enlèvement des câbles électriques enterrés, l’excavation des fondations sur une profondeur minimale de 1 mètre (dans le cas de terrains agricoles) et leur remplacement par des terres dont les caractéristiques sont comparables au sol en place.

De plus, les aires de grutage et les chemins d’accès doivent aussi être déconstruits sauf si le propriétaire du terrain souhaite les conserver. L’avis de celui-ci sur la remise en état du site est une des pièces qu’il faut annexer à la demande d’autorisation. Dans le cadre de la location de son bien à l’exploitant éolien, le propriétaire peut d’ailleurs fixer dans une convention de droit privé des conditions de remise en état plus contraignantes que celles prévues par les textes législatifs. Par exemple, l’enlèvement complet des fondations. D’ailleurs, cette règle est également appliquée dans les plusieurs pays en Europe.

Concernant, le Recyclage, Les parties métalliques comme le mat et le rotor constituent plus de 90 % du poids des aérogénérateurs et se recyclent sans problème dans les filières existantes. La valeur marchande de ces ferrailles contribuent grandement à la rentabilité du démontage d’une éolienne. Le béton armé des fondations peut aussi être facilement être valorisé : trié, concassé et déferraillé il est réutilisé sous la forme de granulats dans le secteur de la construction.

Selon l’expert de ce secteur, les déchets de démolition et de démantèlement sont réutilisés, recyclés, valorisés, ou, à défaut, éliminés dans les filières dûment autorisées à cet effet ». Des objectifs croissants sont fixés : au minimum 90 % de la masse totale des éoliennes devra être démantelée, fondations incluses, ou 85 % lorsque l’excavation des fondations fait l’objet d’une dérogation, et elles doivent être réutilisés ou recyclés au 1er juillet 2022, ainsi qu’au minimum 35 % de la masse des rotors.

Entre-temps, les pales d’une éolienne sont constituées de matériaux composites à base de fibres de verre ou de carbone difficiles à recycler. L’industrie s’est donc mobilisée pour trouver des solutions à long terme. Le problème est d’ailleurs plus vaste que celui du recyclage des éoliennes. Car, une première difficulté réside dans l’encombrement de ces pales dont la longueur peut varier entre 20 et 50 mètres. Leur transport en une pièce vers les usines de recyclage serait une opération fastidieuse et coûteuse.

Alors, la plupart du temps, il est préférable de couper les pales sur place et de les transporter à l’emplacement requis pour une valorisation à travers d’autres applications, tel que : les coques de bateaux et de kayaks, les planches à voile, des réservoirs, des éléments de carrosserie dans la construction automobile, des pièces pour l’aéronautique, mobilier urbain, parcs d’enfants, murs antibruit, finalement comme combustible dans les cimenteries, ou encore en remplacement des carburants fossiles traditionnellement utilisés.

Source :

  1. https://www.ventsdusud.be/8-news/180-demantelement-recyclage
  2. https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolienne-recyclage-cre-ademe-mywindparts-valorisation-veolia-34219.php4
  3. https://fee.asso.fr/comprendre/desintox/eolien-demontage-recyclage-et-terres-rares/

 

 

 

A propos de Ali AHMAD FAIZY

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