La Sibérie brûle

 

D’importants incendies de forêts on eut lieu entre avril et mai 2020 en Sibérie, ravageant une superficie équivalente à la Belgique. Ces feux ont en outre une conséquence importante sur l’environnement : ils permettent une accélération de la fonte de la calotte glaciaire tout en nuisant gravement à la faune et la flore locale.

 

Un hiver inhabituellement doux

En Russie et plus particulièrement en Sibérie, l’hiver dernier a été un des plus doux jamais enregistré. En effet, les températures moyennes ont augmenté entre 6 et 8°C par rapport aux normales de saison. Dans certaines régions, le mercure est même monté jusqu’à 20°C au-dessus des normales.

Cette hausse des températures a eu un effet dévastateur sur les sols habituellement gelés en Sibérie. Le manteau neigeux a fondu plus rapidement que prévu entrainant l’apparition de sols secs ainsi que d’une végétalisation qui manque considérablement d’eau.

 

Des incendies volontaires

La hausse inquiétante des températures n’apparaît pas comme étant le seul facteur permettant d’expliquer la prolifération de ces gigantesques incendies. En effet, en cette période de Covid-19 dans le monde entier, de nombreux Moscovites ont fui le centre-ville de la capitale afin de passer un confinement plus agréable à la campagne.

Cet exode urbain a eu pour principale conséquence d’augmenter le nombre d’habitants dans les campagnes qui n’ont pas pris les consignes de sécurité incendie au sérieux. En témoigne les deux millions d’hectares partis en fumée.

 

Des conséquences graves sur l’environnement

Ces incendies ont des conséquences plus graves sur l’environnement que la destruction de la faune et de la flore. En effet, combinés, les incendies et le réchauffement climatique participent à la libération d’importantes quantités de méthane contenues dans le pergélisol. Ce dernier étant sensible au réchauffement climatique, la hausse des températures et l’augmentation des incendies ont une incidence notable sur sa fonte.

De plus, cette hausse des températures entraine inévitablement une baisse de la différence de pression entre l’Arctique et les basses latitudes. Cette diminution a pour conséquence un affaiblissement voir tout simplement une disparition du jet stream polaire. Cette disparition serait dévastatrice et empêcherait la bonne circulation atmosphérique, laissant ainsi des systèmes pluvieux ou caniculaires sur une même région durant de nombreux jours.

Le samedi 20 juin, dans le nord de la Sibérie a été enregistré la température la plus élevée jamais observée dans ces latitudes. En effet, à Verkhoïansk, au nord du Cercle polaire Arctique, le mercure a grimpé jusqu’à 38°C, soit 17°C de plus que les normales de saison.

 

Sources : 

https://siberiantimes.com/other/others/news/wildfires-add-to-coronavirus-misery-across-nine-siberian-regions-and-republics/

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/surveillance-forets-arctique-feu-ca-devrait-nous-inquieter-77118/#xtor%3DRSS-8

https://siberiantimes.com/other/others/news/here-we-go-again-first-state-of-emergency-of-new-wildfire-season/

http://www.meteofrance.fr/actualites/83187664-chaleur-record-en-siberie-38-c-au-dela-du-cercle-polaire

A propos de Vincent DUBARLE

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.