COVID-19 : Qu’en est-il de la gestion des déchets relatifs à la pandémie?

 

Depuis le confinement, le port des masques et de gants est devenu un phénomène courant dans tous les pays du monde. En outre, l’utilisation d’Equipements de Protection Individuelles (EPI) s’avère primordiale pour les particuliers et pour les travailleurs de santé. Ces EPI comprennent les gants, les masques, les tabliers, les blouses à usage unique, les respirateurs et les protecteurs faciaux sous forme de lunettes. La question est de savoir comment traiter efficacement ces déchets infectieux avec les moindre dégâts.

Depuis le début de la crise sanitaire, les associations environnementales alertent la réintégration du plastique à usage unique. Les protections en caoutchouc, en latex, en plastique, en fibre et en mousse ont fait apparition dans la vie de tous les jours. Et en conséquent, la quantité de déchets infectieux générée par les ménages et les hôpitaux a connu une croissance exponentielle.

Au début de la pandémie, la manière d’articuler les différentes méthodes de gestion des déchets a suscité une grande polémique au sein de l’association européenne des gestionnaires de déchets.

En effet, avant la pandémie, l’Europe a mis en place un programme d’actions dont le but est de modérer le recours à  l’incinération pour les matières non recyclables. Cependant, la crise sanitaire a contraint à donner la priorité à la combustion des déchets. D’ailleurs, l’incinération est une démarche classique lors d’épidémies, notamment Ebola en Afrique, et qui est agréée par l’OMS dans la première phase des interventions en cas de crise sanitaire ou d’urgence.

Personne ne peut nier que les températures élevées détruisent les virus, ce qui fait que dans de telles conditions que les conditions actuelles, le moyen le plus efficace d’éliminer les déchets est de les brûler. Et d’ailleurs, les déchets étiquetés comme infectieux sont envoyés vers des usines d’incinération . D’autres types d’EPI utilisés peuvent être mis en décharge ou brûlés dans des installations non dangereuses ou recyclés.

En plus de détruire les virus, l’incinération réduit la quantité de déchets. Ainsi, la chaleur provenant des incinérateurs peut également être utilisée comme une source d’énergie, soit pour chauffer des bâtiments locaux ou pour produire de l’électricité.

Toutefois, le recours à l’incinération pour gérer les déchets est controversé. Dans le passé, l’incinération avait la mauvaise réputation de libérer des gaz indésirables pendant le processus de combustion. Mais dans les usines de traitement des déchets modernes, les gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique et les gaz toxiques, qui peuvent nuire à la santé humaine, sont éliminés grâce à l’utilisation de technologies d’épuration des gaz.

Une fois la pandémie terminée, il sera temps de réfléchir à l’adéquation des systèmes actuels et de déterminer si des alternatives peuvent être explorées. En revanche, le remplacement des EPI à  usage unique par des EPI réutilisables nettoyés entre les utilisations réduirait la quantité de déchets. Cependant, l’utilisation du nettoyage chimique peut avoir d’autres impacts environnementaux.

Sources :
https://www.techniques-hospitalieres.fr/blog/le-hcsp-detaille-la-gestion-des-dechets-lies-aux-patients-infectes-par-le-covid-19-n2501

Covid-19 : l’Europe modifie la gestion de ses déchets

A propos de Jihane AFRIHI

Ingénieur en Génie Énergétique et Energies Renouvelables, actuellement étudiante en Master 2 Gestion et Droit des énergies et du Développement Durable à l'Université de Strasbourg.

Jihane AFRIHI

Ingénieur en Génie Énergétique et Energies Renouvelables, actuellement étudiante en Master 2 Gestion et Droit des énergies et du Développement Durable à l'Université de Strasbourg.

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