Partie II : La persistance des énergies renouvelables face à la crise sanitaire du covid-19

 

Les installations solaires et autres installations de production d’énergies renouvelables sont en hausse constante depuis les années 1980. Le rapport de bloombergNEF et l’Agence international de l’énergie( l’AIE)  énoncent  pour la première fois, une baisse significative des constructions de production d’énergie renouvelable. En effet, la demande mondiale d’énergie solaire passe à 108-140 GW, alors que celle-ci était à l’origine estimée à 121-200 GW pour l’année 2020. 

S’agit-il d’une remise en cause des énergies renouvelables (ENR), ou à l’inverse d’une réelle occasion pour celle-ci de s’imposer ? 

 

Un impact inévitable sur le court terme : 

Un ralentissement notable dans la construction de système de production et la mise à mal du secteur de construction et du développement des nouveaux projets. 

La crise sanitaire a eu pour conséquence de freiner les  différents projets de construction ou de développement d’ENR. Ce ralentissement est dû au confinement auquel a été soumis la chine, principal fournisseur de pièces nécessaires à la construction de dispositif de production d’énergie renouvelable. Néanmoins, cela aura mis en lumière la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement, pour pouvoir contrer un éventuel blocage d’une durée aussi importante. 

En effet, durant le confinement qui a frappé la France du 16 mars au 11 mai, tous les chantiers de construction de production d’enr étaient à l’arret. Pour cause, les démarches administratives étaient fortement ralentis voir annulées, les études environnementales sont complètement suspendues, les différents raccordements aux réseaux sont repoussés. L’agence internationale de l’énergie a d’ailleurs annoncé l’effondrement de la demande mondial en énergie de 6% pour l’année 2020.

 

L’impossible remise en cause des ENR : 

Face à une telle crise, l’avenir des ENR n’est pas pour autant remis en cause. 

Tout d’abord, la fragilisation, comme nous l’avons au préalable évoqué, se situe principalement sur la partie construction et développement.

Elle impact beaucoup moins sévèrement la partie exploitation. La capacité de production de 130 GW pour le secteur photovoltaique en europe, ne subis aucunement les effets du covid-19. En effet, différentes maintenances préventives ou encore la télé-surveillance ont été maintenu durant le confinement. De plus, l’ensoleillement depuis le début du confinement, a permis d’injecter “ sans contrainte de la puissance sur le réseau”. Seule la maintenance curative reste suspendus, mais celle-ci reste toutefois exceptionnelle. 

De plus, une très grande partie des parcs éoliens ou, encore, centrales photovoltaiques européens bénéficie de tarifs de rachat de la production électrique qui s’inscrit dans la durée (elles se situent entre 15 et 20 ans). En s’appuyant sur ces constatations,  les producteurs d’électricité devraient donc être en mesure de maintenir un chiffre d’affaires stable, et cela en dépit d’une situation économique mondiale actuelle particulièrement morose” 

Concernant le secteur Eolien, ce n’est pas moins de 200 GW qui sont installés. Ce secteur est un peu plus durement impacté que le secteur des panneaux photovoltaiques. En effet, la mise à l’arrêt des fournisseurs des pièces de rechanges, nécessaire pour le fonctionnement opérationnel d’une éolienne, peu impacter durement le secteur. Actuellement, peu de problème de ce genre ont été signalé lors de différentes maintenances, cela grâce aux faibles perturbations depuis le débuts du confinement. Pauline Le Bertre énonce d’ailleurs que “l’énergie éolienne est très compétitive, très proche des prix du marché, il n’y a pas à craindre une remise en cause des ENR”. 

Ensuite, La ministre de la transition écologique Elisabeth Borne a annoncé “ la crise sanitaire que nous traversons ne doit en aucune façon nous faire renoncer aux objectifs ambitieux en termes de développement des énergies renouvelables” 

Face à ces affirmations, de nombreux systèmes de soutien ont été imaginés comme la prolongation des délais pour la mise en service des parcs qui sont en construction. Mais également le gel pour une durée de trois mois des tarifs de rachat de l’électricité pour les petits projets photovoltaïques. Cette “ souplesse réglementaire” permet un véritable accompagnement des entreprises, permettant la relance de leurs activités. 

Enfin, concernant l’engagement de diverses entreprises,  la compagnie Shell se fixe, pour la première fois, des objectifs afin de permettre une réduction de ses émissions carbone. De plus Total aurait énoncé ne pas remettre en cause ses investissement dans les renouvelables, qui sont à hauteur de 1.5 milliard de dollars pour 2020. Total aurait même énoncé que les ENR seraient un “ facteur de stabilisation”, contrairement a la grande instabilité engendrer par le domaine pétrolier, qui ne cesse de croitre depuis le début du confinement.  

 

sources https://www.lemondedelenergie.com/coronavirus-etat-electricite-renouvelable/2020/04/02/

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-l-etat-prend-des-mesures-de-soutien-a-l-electricite-renouvelable-20200401

https://www.atlantico.fr/rdv/3588564/le-coronavirus-grippe-aussi-les-energies-renouvelables-michel-derdevet

 

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