Covid-19 : le réseau s’adapte

 

Le Covid-19 a modifié les habitudes de consommations d’énergie et notamment d’électricité. Le réseau électrique s’est adapté afin de garantir la continuité et la sécurité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire dans une situation inédite.

Arrêt des entreprises et télétravail

Le confinement en réponse à la crise sanitaire a provoqué deux changements sur le plan de l’électricité : une baisse de la demande et une modification du rythme de consommation au cours de la journée.

 

La consommation électrique journalière a baissé de l’ordre de 15 à 20% durant cette période. Cette baisse s’explique par le ralentissement de l’activité économique. Son origine se retrouve essentiellement dans l’arrêt des activités industrielles et de service. 

Équilibre du réseau et fragilités

En temps normal, les moyens de production sont appelés sur le réseau suivant la méthode des coûts marginaux croissants : les énergies renouvelables, les centrales nucléaires, et enfin les centrales thermiques (gaz ou charbon). Sont ensuite appelées les centrales hydroélectriques à réservoir ou pompage-turbinage dont la production est facilement modulable pour répondre à la demande en heure de pointe.
De plus, les installations industrielles qui disposent de flexibilité contracte avec le réseau de transport RTE afin d’organiser leurs rythmes de production. Ce mécanisme d’ajustement permet d’assurer l’équilibre offre-demande à court terme. Une pénurie ou surtension d’électricité peut provoquer l’effondrement totale du réseau électrique autrement dit black-out.

Les mois de mars et avril ont été marqué par un fort ensoleillement et d’importants apports éoliens. Couplés à une demande faible, un nouveau record est atteint fin mars avec 35% d’énergie renouvelable sur le réseau. Les centrales thermiques ont été très peu sollicitées durant la période. EDF a revu à la baisse sa production nucléaire pour l’année 2020 de 375 à 300 TWh. 

Le problème est alors de gérer des surtensions avec une part importante de production non-pilotable. Dans ce cas, lorsque la demande est trop basse l’offre peut excéder la demande. La fermeture des installations industrielles a d’autant plus limité les possibilités d’ajustement. L’interconnexion avec les autres réseaux européens a néanmoins permis d’assurer l’équilibre durant la période.

Penser l’avenir

La sécurité d’approvisionnement à très court terme s’est trouvée fragilisée. Les situations de black out en Europe ont pu être évitées par importation ou exportation d’’électricités grâce aux interconnexions transfrontalières européennes.

Cette période met à nouveau l’accent sur le problème d’intermittence des énergies renouvelables qui appellent à être compenser par des sources d’électricités flexibles. La crise nous aura permis d’observer les difficultés qu’engendreront l’augmentation de la part du renouvelable dans notre réseau électrique.

 

 

 


https://lenergeek.com/2020/04/27/consequences-crise-covid-19-secteur-electricite/

https://www.strategie.gouv.fr/point-de-vue/impacts-de-crise-covid-19-systeme-electrique

https://www.rte-france.com/fr/actualite/l-impact-de-la-crise-sanitaire-covid-19-sur-le-fonctionnement-du-systeme-electrique


https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-consommation-d-electricite-a-chute-en-europe-depuis-le-debut-du-confinement-etude-20200506

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