La crise énergétique, une voie sans issue?

 

Depuis les débuts de l’humanité, les besoins énergétiques ont été multipliés. Les secteurs des transports et celui de l’industrie étant les plus gourmands. De plus, depuis quelques années, les voix de nombreux scientifiques se sont élevées pour alerter sur le réchauffement climatique et ses conséquences concernant  l’humanité, la santé, et sur notre planète. Les principales causes de ces problèmes sont notamment la combustion de pétrole et de charbon pour produire de l’énergie.

Au regard des différentes crises énergétiques, une des plus importantes crises énergétiques mondiales fut celle du premier choc pétrolier. C’était une crise mondiale des prix du pétrole qui débuta en 1971 à la suite du pic de production de pétrole des États-Unis et de l’abandon des accords de Bretton-Woods. Elle a eu pour effet une forte concentration de la dévalorisation du dollar et donc des cours du pétrole qui sont libellés en dollars.

La crise économique qui en découla est associée à ce choc suite à la déclaration d’embargo de l’OPEP accélérant encore plus la hausse de prix du baril dans le contexte de la guerre du Kippour. D’octobre 1973 (date traditionnelle associée au début de la crise) à mars 1974, le prix du baril avait quadruplé, passant de 2,59 à 11,65 dollars. Les effets du « premier choc pétrolier » vont se faire sentir jusqu’en 1978. Un second choc va suivre en 1979.

Dans ce contexte, en 1972, une étude sur la tendance à l’augmentation de la consommation mit en alerte les politiciens et les scientifiques du monde entier : « les limites de la croissance ». Rédigé à la demande d’un groupe international de chercheurs et d’industriels connu sous le nom de Club de Rome, ce rapport est devenu un classique pour l’analyse des relations entre la production et l’environnement. Pendant les années 1970 et une bonne partie des années 1980, diverses théories et études cherchèrent à analyser les limites que la nature impose au modèle de développement. En 1990, la forte tendance néolibérale balaya la plupart de ces efforts, et l’idée d’une croissance illimitée fondée sur les progrès technologiques devint majoritaire dans les milieux politiques et scientifiques du monde entier.

On parle dès lors d’une crise de l’approvisionnement énergétique de nos sociétés industrialisées. Cette crise énergétique est inévitable au regard de la hausse constante de la démographie et d’une consommation croissante de ressources limitées. En effet, la population mondiale a atteint près de 7,7 milliards de personnes en janvier 2020, c’est-à-dire qu’elle a doublé en 40 ans. Au rythme de consommation actuel, il nous reste du pétrole pour les 40 à 100 prochaines années selon que l’on considère certaines réserves exploitables ou non. Selon les mêmes hypothèses, on peut encore exploiter le gaz pendant 80 à 160 ans, et le charbon quant à lui, sera encore disponible pendant 170 à 1965 ans (sources : Conseil Mondial de l’Energie).

Quelles mesures peuvent dès lors apporter une solution à ce type de crise énergétique dans le futur ? Les perspectives d’une réorientation énergétique respectant l’homme et l’environnement, nous permettent de dégager quatre principes majeurs, qui sont  :

– Réduire nos consommations énergétiques

– Utiliser une énergie propre écologiquement

– Supporter la démocratie locale et la responsabilité des citoyens

– Réduire les inégalités sociales.

L’intérêt et les apports des énergies renouvelables, comme pour toutes les technologies, dépendent de l’utilisation qui en est faite. Tout d’abord, les Énergies Renouvelables (EnR) sont intéressantes car elles permettent une production d’énergie décentralisée, inépuisable et indépendante du réseau national. Elles peuvent être utilisées simplement dans les pays reculés ou ceux en voie de développement, qui n’ont pas accès à des réseaux suffisamment développés. Elles permettent de produire de l’énergie avec des ressources présentes sur place et parfois avec des prix bon marché. Les EnR représentent une alternative au système classique de production centralisée de l’énergie. Il est maintenant possible techniquement, de créer des structures de production énergétique au niveau d’un quartier, d’un syndicat intercommunal ou d’un individu. Cette possibilité est intéressante si elle s’intègre dans une démarche beaucoup plus globale de la gestion de la production. Ceci afin que la production corresponde aux besoins locaux, pour ne produire que ce qui est utile. Cette démarche implique une démocratie locale plus importante, pour que la production soit déterminée collectivement, en fonction des besoins, des ressources et du temps que les gens sont prêts à consacrer.

D’ailleurs, la pandémie COVID-19 peut également changer notre quotidien de consommation d’énergie. Il est trop tôt pour discuter de l’effet du COVID-19 sur la possible crise énergétique du futur. Récemment en Avril et Mai 2020, le prix de pétrole est tombé à prix négatif en quelques mois, ce qui peut montrer et prouver à quel point la situation de l’énergie peut être fragile dans le futur.

Sources :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_choc_pétrolier
  • http://www.aveyron-environnement.com/index.php/thematiques/energie/s-informer-energie/la-crise-energetique
  • https://goodbye-kwh.com/une-crise-energetique-quelles-consequences-partie-1-lessor-economique-du-moyen-age/

 

A propos de Ali AHMAD FAIZY

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