Partie I : Covid 19, tragédie sanitaire ou prise de conscience environnementale ?

 

  C’est à la fin du mois de Janvier que Wuhan, épicentre de l’épidémie Covid-19, est placé en confinement. Suivi quelques semaines plus tard par l’Italie, la France, l’Espagne, la Belgique, l’Angleterre, les USA, et bien d’autres. L’épidémie Covid-19 révèle que l’Homme et l’environnement sont deux sphères perméables, étroitement liées. Faut-il ainsi comprendre qu’il faut prendre soin de la Terre pour prendre soin de L’humanité? Thomas Pesquet a d’ailleurs réagi à ce sujet en disant que l’Homme n’est qu’un passager sur la Terre. Par conséquent, ” la Terre est un vaisseau spatial, il faut la protéger” pour protéger l’Homme. 

 

  •  L’impact du Covid-19 sur l’environnement :

   En instaurant un confinement sur plusieurs territoires, une multitude d’activités économiques doivent-être temporairement suspendues. Véritable crise économique, certains y voient d’ailleurs “une situation encore plus catastrophique que la crise de 2008”. D’autres espèrent que cet évènement permettera une véritable prise de conscience de l’impact négatif de l’Homme sur l’environnement.

Cependant, même si il est aujourd’hui encore trop tôt pour mesurer précisément les effets du confinement sur l’environnement, nous pouvons imaginer que ces effets seront fortement notables sur le long terme, puisqu’il touche différents secteurs connus pour émettre des quantités astronomiques de gaz à effet de serre. 

 

En revanche, sur le court terme, certains changements environnementaux ont dores et déjà pu être observés : 

          Une baisse remarquée des concentrations en Dioxydes d’azote ( NO2):

  A Wuhan, par exemple, entre le 1er janvier et le 25 février 2020, Le dioxyde d’azote à diminuer de 10 à 30%. Plus globalement, il a été observé en Europe courant Mars 2020 une baisse de dioxyde d’azote d’environs 50%. Enfin, à Los Angeles, considérée comme une des villes les plus polluées du monde, Liq’Air l’avait classé comme l’une des moins polluée au monde grâce au confinement. Le constat est donc sans appel: la pollution de l’air provient de l’Homme. Ainsi, L’organisation Carbon Brief à annoncée que nous allons assister à une chute historique des émissions de dioxyde de carbone durant l’année 2020.

Cette baisse d’émissions de NO2, s’explique entre autre par :

      La baisse du trafic aérien: Air France baisse progressivement le nombre de ses voles, pour atteindre une baisse d’activité de plus de 95%. La baisse des vols s’explique également par la fermetures des frontières extérieurs. Dernièrement, seulement 15% du trafic habituel à été enregistré par l’aéroport Paris Orly, d’habitude si fréquenté. 

      Mais également la baisse du trafic automobile:  Etant donné que le confinement est largement synonime de télétravail ou de chômage partiel, le trafic automobile à massivement chuté. Il s’agit d’une bonne nouvelle d’un point de vu environnemental, puisqu’en france les voitures représentent 56% des émussions d’oxydes d’azote.”. Ainsi, Atomo France énonce que la concentration en dioxyde d’azote a drastiquement chuté vers les axes autoroutiers. Entrainant de manière inévitable une amélioration de la qualité de l’air en milieu urbain et rural.

Un ralentissement des grandes entreprises polluantes. En effet, la baisse des achats de voitures, de meubles ou encore le ralentissement des grandes entreprises pour permettres le respect d’une distances de sécurité d’un mètre entre chaque travailleur.

Ainsi, ce confinement devrait faire prendre conscience aux individus combien leurs habitudes et leurs comportements impactent négativement la planète.

 

          L’étrange stagnation/hausse du taux de particules fines ( PM10): 

   Pourtant, en suivant une analyse à court terme, et malgrés la baisse vertigineuse du nombre de vols et du trafic automobile, dans beaucoup de grandes villes française les concentrations en particules fines PM10 augmentent. Une explication simple se dégage pourtant de ce constat, explique Pierre Pernot, ingénieur à Airparis. En effet, “ la qualité de l’air dépend de plusieurs phénomènes”, celui-ci site par exemple le flux d’arrivé de masse d’air parfois déjà pollué, mais égaement la réaction entre différents polluants, ou encore la hausse des températures, l’ensoleillement ou encore l’absence de vent.

 

  • L’après Covid-19 : vers une prise de conscience mondiale ou une relance économique destructrice ? 

Malgrés une chute impressionnante du dioxyde d’azote, cette baisse ne réussit pas, à elle seule, à assurer la maîtrise du réchauffement climatique. Il faudrait, pour que la température mondiale ne passe pas la barre de + 1.5 degrés d’ici quelques années, qu’une baisse de 7% de dioxyde de carbone soit constatée, et cela chaque année.

L’épidémie Covid-19 ne représente qu’un simple répis pour la planète, en espérant que celui-ci fasse l’effet d’un électrochoc sur la population, faisant prendre conscience du rôle de chacun dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Malheureusement, une réelle question reste en suspend. Vers quoi nous dirigerons nous pour l’après Covid-19 ?

En effet, la baisse du prix du pétrole qui a été observée ces dernières semaines pourrait  permettrent aux entreprises d’êtres moins regardantes sur leurs consommations, et donc limiter leur efforts pour diminuer leur émissions. Cela signifie également que le plastic vierge ( obtenu par la modification du pétrole) sera moins cher que le plastique recyclé.

De plus, le plan de relance économique de l’Etat, d’un montant de 20 milliard d’euros, bénéficie à des entreprises polluantes, comme Air-France, ou encore Renault. Ce n’est pas moins de 7 milliards d’euros qui sont consacrés à Air France, réalisant aujourd’hui seulement 2% de son activité normale. Trois ONG (Greenpeace, les Amis de la Terre et Oxfam) dénoncent ces aides publiques sur le fondement qu’elles ne sont soumises à “aucunes conditions environementales”.  le Ministre de l’économie s’est longement entretenua avec Air France, et a annoncé attendre de l’entreprise ” un retour en matière de compétitivité et de transition énergétique”. Celui-ci continue en disant vouloir sauver les quelques 350 000 emplois que représente Air France, mais à également pour ambition  de rendre la compagnie aérienne la plus “respectueuse de l’environnement de la planète”.  Le Ministre de l’économie souhaiterait ainsi réduire “les émissions de CO2 par passager” mais également “réduire de 50% les émissions de CO2 sur les vols domestiques d’ici 2024.”

 

Cette crise sanitaire est donc un réel tournant dans notre vie à tous. Il appartient à chacun d’entre nous, d’entendre la sonette d’alarme que la Terre tire. Avant-goût de ce que pourrait être notre quotidien, il est encore possible de changer nos habitudes simples de vie et de consommation, afin de limiter des dommages irreversibles et inéluctables à venir.

 

sources :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/17/la-pandemie-de-covid-19-est-etroitement-liee-a-la-question-de-l-environnement_6036929_3232.html

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