Un confinement qui fait du bien à l’environnement

 

On ne présente plus le virus Covid-19. Celui-ci, très néfaste pour notre santé, a emporté la nécessité d’un confinement. Cependant, si ce dernier fait le malheur des humains, il semblerait qu’il soit bénéfique pour la planète.

On y voit plus clair

On assiste à une amélioration de la qualité de l’air et une baisse de la pollution, liées à la baisse d’activité, et à la réduction de la circulation routière, maritime et aérienne. Des nuages, fumées, et autres, ont ainsi laissé la place à des ciels bleus. De même, la qualité des cours d’eau, alors plus clairs, s’est fortement améliorée.

Avant/après confinement de Paris et New Dehli et image eau claire de Venise (1)

La nature s’offre un nouveau souffle

« Quand le chat n’est pas là les souris dansent ». Cet adage n’a jamais été aussi concret, puisque la nature respire, tandis que l’Homme est confiné. Il y a moins de bruits, liés à l’activité humaine, la nature plus sereine peut alors s’épanouir. Il résulte une baisse de la mortalité animale, notamment du fait d’une réduction de la circulation. Certains animaux en recherche de nourriture, qu’ils obtenaient auparavant des touristes, se rapprochent également des villes.

La cueillette de végétaux en tout genre, notamment d’espèces protégées, est ralentie. Il en est de même pour les champignons et autres. Les gens ne piétinent plus les parcs et jardins. Les espaces verts urbains sont moins tondus ou taillés. La flore peut ainsi profiter de ce petit moment de répit, afin de se ressourcer et proliférer.

La faune sauvage jouit aussi de cette accalmie et reprend du terrain. Les premiers concernés sont les insectes pollinisateurs, qui ont plus de surface à butiner avec l’essor des végétaux.

Les insectes et les oiseaux, pas plus nombreux mais plus libres, refont surface, d’autant plus que les beaux jours pointent le bout de leur nez. On a ainsi pu entendre les gazouillis des oiseaux, comme les bourdonnements des insectes, s’accroître de jours en jours.

Des canards ont été aperçus dans les rues de Paris. On peut également en apercevoir dans les fontaines romaines, de même que des cormorans ou des aigrettes. Les mouettes se font plus présentes sur les rivages et plages. Des cygnes ont été observés, glissant dans les canaux de Venise, et se baladant dans les rues de Milan. Les pingouins de l’aquarium de Chicago sont eux aussi plus libres puisque leurs soigneurs, en raison de la situation actuelle, les ont laissés visiter les lieux. Les chauves-souris y trouvent également leur compte avec une baisse de la pollution sonore et lumineuse, ainsi un plus grand nombre d’insectes pour se nourrir.

Photographies en Italie (Venise et Cagliari) (2)

La faune marine prend ses aises. Les poissons ont d’ores et déjà repris leur place dans les cours d’eaux. Cela est notamment visible à Paris et à Venise. Grenouilles et crapauds sont également plus sereins, reprennent du terrain et peuvent reprendre leur reproduction tranquillement.

Il y a également des espèces qui s’approchent davantage des rivages et des villes, qu’en temps « normal » lorsque l’Homme exerce ses activités maritimes. Des dauphins ont été aperçus dans le port de Cagliari en Sardaigne. Il en est de même dans les calanques de Marseille, où des bancs de thons et des rorquals ont également été observés.

Enfin, les animaux terrestres reprennent eux aussi leur souffle et se réapproprient les villes. Les renards et les fouines sortent de leur habitat pour s’aventurer plus près des habitations et se faire une place dans les parcs, comme en Ile-de-France.

Les biches, faons et autres cervidés, eux aussi sont moins craintifs et se permettent une approche des agglomérations. On a pu apercevoir un chevreuil à Lorient. Des troupeaux de cerfs à la recherche de nourriture ont également pu être observés, errant dans les rues de la commune de Nara au Japon. La même chose s’est aussi produite en Thaïlande avec des macaques.

D’autres animaux, d’ordinaire moins communs en ville, s’y aventurent. Des sangliers se baladent dans les rues de Barcelone. Un jeune puma a été aperçu dans les rues de Santiago du Chili. Des loups s’aventurent sur les pistes de Courchevel. Des chevaux et des moutons se promènent dans les rues en Italie. Des capybaras en banlieue de Buenos Aires, des coyotes à San Francisco, une civette de Malabar, espèce en voie d’extinction, dans le sud de l’Italie, un alligator dans une zone commerciale en Caroline du Sud, un zèbre en Val-de-Marne, les exemples sont nombreux.

Source : bfmtv.com

Quelles leçons tirer de ce confinement ?

Lorsque le confinement prendra fin, un problème d’envergure verra le jour. Qu’adviendra-t-il de l’environnement après le confinement, où l’heure sera à la reprise économique ? Cette période doit faire prendre conscience à l’humanité de l’incidence de ses activités sur l’environnement. Nos activités sont un réel problème pour la planète. Nous devons au possible minimiser la crise environnementale qui semble inéluctable au terme de ce confinement.

Emmanuel Macron, au cours de son allocution du 12 mars, évoquait la nécessité d’une interrogation de notre « modèle de développement » après le confinement. Mais cela sera-t-il vraiment effectué ?

La COP 26, qui devait se tenir en novembre 2020 à Glasgow, repoussée en 2021, se devra d’être un moyen de donner de réels axes d’action et d’instaurer des mesures concrètes, afin de limiter la crise environnementale à venir et de changer au regard d’une prise de conscience inéluctable.

Sources :

1 : Tour eiffel Paris ; Porte de l’Inde à New Dehli ; Les eaux claires de Venise

2 : Dossierfamilial.com

3 : Air, oiseaux, faune marine : Effets positifs ; France 24 ; Cygnes ; Pingouins ; Calanques Marseille ; Rorquals ; Poissons Venise ; Dauphins ; Requins pèlerins

4 : Autres animaux : Cerfs ; Singes ; Sangliers ; Puma ; Loups ; Général ; Capybaras ; Coyote ; Civette de Malabar ; Alligator ; Zèbre

A propos de Manuella DEBAIZE

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