Environnement, politique et emploi, quels enjeux pour la Bretagne

 

La Bretagne, région symbolique pour les Français, est synonyme de nature. Elle est les espaces sauvages, les côtes maritimes fouettées par le vent, la région des traditions et parfois même des forêts féeriques. Cependant, la Bretagne est aussi synonyme de pollution, essentiellement à cause de l’agriculture et de la pêche. Ces activités doivent changées si l’on veut protéger l’environnement. Mais il est difficile d’imaginer un changement sans conséquences pour certains emploi. Lesquelles?

La Bretagne, depuis les années 70, s’est démarquée des autres régions pour son dévouement pour l’agriculture, suite aux poussées de la PAC pour produire plus. Région marginale et peu développée, climat parfois pluvieux mais équilibré (pluie et soleil s’alternent sans excès sur l’année), elle est propice pour cette activité. Or, avec le développement des pesticides, la concentration en nitrate est devenue très importante dans tout les cours d’eaux, au point de clairement “devancer” les autres régions françaises. Depuis le scandale des algues vertes dans la région de St Brieuc, on parle “d’agriculture intensive” responsable de pollution et même de décès. En cause principalement, les élevages porcins. Les déjections des ces animaux sont concentrées en azote, qui, une fois assimilés par les bactéries présentes dans les sols, se transforment en nitrate. En 2010, on parlait de 3 porcs pour un breton.

En 2018, entre les éleveurs et les activités de la filière, c’est près de 40 000 travailleurs bretons dans l’élevage. Malheureusement, la constitution des déjections ne peut pas être changée par la nourriture des porcs, seulement en marge. Une seule solution alors pour réduire la quantité d’azote, celle de limiter la quantité de déjections porcines épandues sur les champs et produites, soit limiter la production de porcs. 

Quelle solution pour ces emplois? Transiter vers une production moins intensive et plus durable. La qualité face à la quantité. Moins d’emploi? Pas nécessairement, si l’on considère qu’une agriculture plus durable implique moins d’énergie consommée ou d’aides mécaniques, remplacée par une main d’oeuvre.

Voté en février 2020, le budget Breizh COP s’organise autour de six engagements: le « bien manger pour tous », les stratégies numériques responsables, les mobilités solidaires et décarbonées, la nouvelle stratégie énergétique et climatique, la préservation et la valorisation de la biodiversité et des ressources et enfin, la cohésion des territoires. Le programme “bien manger pour tous” passe d’abord par la transition écologique de l’agriculture, pour préserver la biodiversité et la modèle d’exploitation familiale. 

Faisons une pyramide de la mission environnementale humaine. Le but est simple: Ralentir très fortement voir stopper le réchauffement climatique et la pollution de notre environnement. Les objectifs pour atteindre ce but sont: Limiter ou arrêter toutes activités anthropiques responsables de ce phénomène. Sont ces activités celles qui polluent et/ou émettent des gaz à effet de serre. Là où cela devient complexe, c’est comment satisfaire aux besoins des êtres humains sans ces activités? Une idée largement partagée, en premier lieu, est de repenser local et d’organiser la société non plus comme de plus en plus globale mais comme une multitude d’espaces indépendants, qui subsistent sans interactions avec l’extérieur. Alors, se recentrer sur moins d’exportation des productions bovines ou porcines mais sur une qualité supérieure, c’est peut-être une solution compatible avec plus d’emploi.

Source: 

https://www.youtube.com/watch?v=UIruc9L6Yvg

https://www.youtube.com/watch?v=k_wlMuOOZHY

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-geopolitique-guerre-eau-622/page/10/

https://www.bretagne.bzh/actions/grands-projets/breizhcop/

A propos de Pierre MINIER

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