Le tourisme de masse : des conséquences néfastes sur l’environnement

 

Voyager : c’est un vecteur économique et de croissance important pour les États, un signe de réussite, de richesse ou de liberté pour nous les touristes. Aujourd’hui, le progrès technologique rend le voyage beaucoup plus accessible à tout le monde. C’est une bonne chose, sauf en matière d’environnement. En effet, le tourisme de masse augmente les impacts négatifs sur le climat et la biodiversité.

 Le tourisme à ses avantages

C’est à partir du 19ième siècle que le tourisme s’est développé en Europe grâce à la mondialisation. C’est un facteur de développement et de croissance pour le continent. En effet, en 2000 on comptait environ 700 millions de voyageurs dans le monde. En 2018, nous sommes arrivés au double avec près d’1,4 milliards de voyageurs et avec la conjoncture actuelle, ce nombre ne peut qu’augmenter. L’Europe reste la première destination touristique avant l’Asie-Pacifique et l’Amérique. Et cocorico ! C’est la France qui est toujours la première destination touristique mondiale.

De nombreux avantages sont liés au tourisme, il s’agit du troisième secteur économique mondial : il correspond à 10% du PIB mondial et permet de faire travailler environ 300 millions de personnes. De plus, l’augmentation des voyages au fil des années illustre un meilleur niveau de vie globale ainsi que la possibilité d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit. La compétitivité autour du domaine du tourisme engendre également la modernisation des infrastructures comme c’est le cas pour le transport.

Ainsi, le tourisme réservé autrefois à une certaine élite de la société est donc aujourd’hui un « phénomène de masse ». Il ne faut cependant pas oublier qu’exercer de manière déraisonnable et à outrance voyager a des conséquences néfastes sur l’environnement.

Le tourisme de masse : un cauchemar pour la protection de l’environnement  

La liste des impacts négatifs du tourisme sur l’environnement est longue. Tout d’abord, il faut citer le problème de la bétonisation surtout au bord des côtes. En effet, si le flux de voyageurs augmente, la construction d’infrastructures augmente donc proportionnellement entraînant la destruction de la biodiversité.

Dans la même logique, le tourisme pousse à une surconsommation d’énergie et donc à une augmentation des besoins en ressources naturelles. Le tourisme serait aussi une des causes principales des déchets en mer selon la WWF. Tout ça sans oublier la pollution des eaux liée par exemple à l’utilisation de crème solaire. Les réseaux sociaux ont aussi leurs rôles à jouer, ils contribuent à l’érosion des lieux fragiles comme l’Islande et à la perturbation de la faune.

D’après le ministère de la transition écologique, 5% des émissions mondiales de GES sont dû au tourisme. La cause principale est le transport mais l’emprunte carbone des touristes inclus également les achats effectués tels que les hôtels, le shopping ou la nourriture.

Le moyen de transport le plus privilégié est l’avion qui émet plus de CO2 que n’importe quels autres moyens de déplacement. En effet, le domaine aérien représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de GES. De plus, selon le World Tourism Organization (UNWTO), en 2018, 57% des déplacements ont été effectués en avion, 37% en voiture, 4% en bateau et 2% en train.

Les lieux touristiques sont souvent pris d’assaut. Il y a donc une saturation des lieux. Des dommages sont causés aux espaces naturels et une pollution beaucoup plus abondante est émise. L’augmentation du tourisme menace alors certains lieux déjà fragiles comme le Machu Picchu, les tombeaux d’Égypte, ou bien Venise.

Venise est une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 50 ans, la moitié des habitants de Venise ont fui la ville à cause du tourisme de masse. Ces dernières années on a pu assister à des manifestations contre les bateaux de croisière qui fragilisent le littoral.  Alors que la ville ne compte aujourd’hui que 55000 habitants, 30 millions de personnes la visite chaque année ! Sur la demande de l’UNESCO Venise a pris des solutions pour contourner ce problème. C’est ainsi qu’en 2019 les bateaux de croisière ont été interdit dans le centre de Venise. De plus, pour réguler le flux de personnes, l’entrée dans la ville est devenue payante.

 Le passage a un « tourisme durable »

 Des solutions sont donc possibles pour diminuer l’impact du tourisme sur l’environnement tout en continuant de pouvoir explorer le monde : limiter la bétonisation et les entrées sur des sites fragiles, interdire l’accès des bateaux de croisière dans certains endroits etc.

Pour ce qui est du transport, de nombreuses compagnies aériennes ou plateformes proposent la compensation carbone. Depuis 2020 en France une écotaxe a été mise en place sur le transport aérien, elle s’élève d’un montant allant entre 1,50 et 18 euros sur le prix des billets partant de la France.

À notre échelle, nous pouvons également contribuer à réduire cet impact néfaste de nos voyages en adoptant des gestes simples, comme prendre le train au lieu de l’avion quand c’est possible, ne pas voyager seulement pour quelques jours, voyager dans des endroits moins touristiques, privilégier des achats locaux, etc.

Sources :

https://planetaddict.com/le-tourisme-de-masse-un-vrai-probleme/

https://www.lumni.fr/article/tourisme-de-masse-quels-avantages-et-quels-inconvenients

 

A propos de Laurie NOGUES

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