Pollution de l’air : quel impact sur les allergies ?

 

Environ 30% des adultes en France sont concernés par les allergies. Elles se manifestent souvent au travers d’asthme ou de rhinite. Les allergies augmentent d’années en années, y’a-t-il un lien avec la pollution de l’air ?

 

La pollinisation

Les pollens sont responsables des réactions allergiques. Ils sont transportés soit par le vent, soit par le biais des insectes. Ils varient d’une région à l’autre et au cours des différentes périodes de l’année. Certaines espèces végétales ont un pollen très allergisant, entre autres les graminées, le bouleau, le cyprès ou l’ambroisie.

L’aggravation de l’effet des pollens avec la pollution

Les plantes produisent davantage de pollens quand elles sont dans un environnement pollué car il s’agit d’un mécanisme de défense.

Les réactions allergiques peuvent être aggravées par la pollution de l’air liée aux émissions d’usines et d’échappements des véhicules. En effet, les polluants chimiques peuvent avoir un impact direct sur les grains de pollens ou sur les sujets concernés. Le grain de pollen, une fois au contact de polluant chimique, se rompt, et libère des allergènes qui ont une taille plus petite, et entrent dans le système respiratoire plus profondément que les grains de pollens. Dans ce cas, le pollen inhalé arrive sur des muqueuses déjà fragilisées. Cette fragilisation favorise l’apparition des symptômes.

L’Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du travail donne l’exemple de l’ozone. Ce gaz « altère les muqueuses respiratoires et augmente leur perméabilité, ce qui engendre une réaction allergique à des concentrations de pollen plus faibles ». Donc pour une quantité de pollen équivalente, la réaction allergique sera moins importante en l’absence d’ozone et par conséquent elle en sera d’autant plus aggravée en présence de polluants.

Le changement climatique : allongement de la durée des allergies

Les allergies surviennent à certaines périodes de l’année et diffèrent en fonction des végétaux présents ainsi que de la situation géographique. Avec la hausse des températures normales des saisons, la date de début de pollinisation est de plus en plus précoce.

En effet les chaleurs plus douces en hiver favorisent le développement des pollens de plus en plus tôt, ce qui augmente la durée de pollinisation, et donc, la période d’allergie pour les personnes sensibilisées.

 

Sources :

https://www.anses.fr

https://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/20/la-pollution-de-l-air-aggrave-les-allergies-au-pollen

https://www.pollenundallergie.ch/infos-sur-pollens-et-allergies/centreallergie/

https://www.pharmavie.fr/conseil/184-allergies-et-environnement

https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement

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