A la découverte d’une biomasse à la senteur café Smart et Green

 

Le saviez-vous ? Le café est la boisson la plus consommée après l’eau et devant le thé. En France, le marché du café représente 2,3 millions de tasses bues chaque minute ou encore au niveau mondial 300 kg toutes les secondes. Le secteur est en perpétuelle croissance et le café représente la deuxième marchandise la plus échangée après le pétrole.

Mais qu’en est-il des déchets de marc de café ?

En effet, selon l’IIC1 , chaque kilogramme de café torréfié génère environ 1,2 kg de déchets : le marc de café qui est la matière résiduelle de l’infusion2 du café. Il contient du magnésium, du potassium, du phosphore, de l’azote, autant d’éléments bénéfiques pour la culture et son utilisation en tant qu’engrais.

Ainsi, pour 9,2 milliards de kilogrammes de café produit chaque année, nous produisons en réalité 11,4 millions de tonnes de marc de café par an. Un gisement de déchets gigantesque mais heureusement, celui-ci  n’est plus véritablement considéré comme un déchet. Plusieurs filières de recyclage en trouvent usage et nous savons quoi en faire.

Outre ces réutilisations classiques et connues dans l’économie circulaire (en tant qu’engrais, répulsif insectes, exfoliant, soins capillaires etc.) nous allons voir qu’il existe d’autres moyens de valoriser le marc de café et plus particulièrement en tant que biomasse, un moyen encore très peu connu du public.

Mélanger à des sous produits de l’industrie du bois, sciure, ou bois déchiqueté, le marc de café constitue un très bon combustible soit sous forme de bûchettes ou granules.

Une bûchette de bois, 50% marc de café et 50% bois, correspond à 3 à 4 bûches de bois classiques et à un meilleur pouvoir calorifique3  (> 5000 kW/T), celles-ci sont également plus sèches en humidité (<8%) et ont une combustion plus lente. L’avantage de ces bûches réside dans leur facilité d’emploi, sèches et propres, elles peuvent être stockées à l‘intérieur et noircissent moins les vitres des inserts, que celles composées uniquement de bois.

Celles-ci génèrent également un faible taux de cendre (<1, 3% en comparaison au 100% bois <1,5%) mais également, outre le léger parfum de chocolat que dégage la combustion, l’impact atmosphérique est encore plus faible que le bois classique.

En effet, le marc de café émet 10 fois moins de monoxyde de carbone que le bois et quatre fois moins de suée de goudron. De plus rien ne se perd et même les cendres issues de la combustion sont valorisables dans l’agronomie, d’où l’initiative de l’entreprise Ecovalim s’engageant à les racheter.

Enfin, avec l’arrivée de la période froide voici une solution innovante encore peu connue permettant de se chauffer de manière écologique tout en contribuant à l’économie circulaire.

 

 

IIC1 : Institut International de caféologie

infusion 2 : Préparation liquide buvable, obtenue par l’action de l’eau bouillante sur une substance (souvent une plante) dont les principes solubles actifs se diffusent dans l’eau par macération.

Pouvoir calorifique 3 : Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète sous pression atmosphérique.

 

 

Sources :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/il-transforme-le-marc-de-cafe-en-combustible-1571325

http://www.leparisien.fr/economie/consommation/marche-du-cafe-2-3-millions-de-tasses-sont-bues-chaque-minute-09-04-2019-8049639.php

https://www.lenergietoutcompris.fr/actualites-et-informations/chauffage-bois/granules-de-chauffage-en-marc-de-cafe-comment-ca-marche-47679

A propos de Yoness EL AROUI

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.