Le renouvelable en Algérie, quel avenir ?

 

L’Algérie est un pays qui dépend fiscalement des exportations de ses ressources de pétrole et de gaz naturel, qui représentent plus de 95% des recettes du pays. Mais elle a aussi une dépendance énergétique, sachant que environ 92 % de la production électrique du pays est basée sur des ressources fossiles, notamment le gaz naturel. Ainsi, y a-t-il un avenir pour les énergies renouvelables dans un pays qui dépend totalement des énergies fossiles ? Et quelles sont les attentes des décideurs dans ce qui concerne le domaine énergétique ?

Le potentiel des énergies renouvelables en Algérie

L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique avec une superficie d’environ 2,4 million de kilomètres carrés, dont deux tiers représentent un immense désert et une côte méditerranéenne de 1200 km. Elle jouit d’un potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables, notamment avec le solaire qui a un double avantage : d’une part une moyenne de 3500 heures d’ensoleillement par an et d’autre part un très vaste territoire toujours non exploité. On trouve aussi la géothermie, sachant que l’Algérie dispose de plus de deux cents sources chaudes sur la partie nord du pays, dont un tiers ont des températures dépassant les 45 degrés Celsius. On peut aussi trouver des sources à des températures très élevées qui peuvent atteindre les 118 degrés. Tout cela sans parler du potentiel éolien et hydraulique, ce qui fait de l’Algérie un pays riche en ressources renouvelables.

Les objectifs pour le futur

Le premier ministre a lancé en 2016 des réformes majeures et ambitieuses visant à diminuer la dépendance au pétrole et à stimuler d’autres secteurs du pays tels que la production industrielle, l’agriculture et aussi le domaine des énergies renouvelables. Cela était dans le but d’éviter les risques liés à la fluctuation des prix des combustibles fossiles après la chute des prix du pétrole, qui représente une menace pour l’économie du pays, mais également d’assurer la diversité et la durabilité énergétique.

Des objectifs ont ainsi été fixés et visent à développer le secteur des énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque et thermique, l’éolien on shore, la biomasse et la cogénération, afin d’atteindre une part de 27% de la production électrique issue de sources renouvelables, soit 22000 mégawatts (MW), à l’horizon 2030. Cela correspond à 13 575 MW pour le solaire photovoltaïque, 5 010 MW pour l’éolien, 2 000 MW pour le solaire thermique, 1 000 MW pour la biomasse, 400 MW pour la cogénération et 15 MW pour la géothermie.

 

Sources

https://www.enerray.com/fr/blog/algerie-energies-renouvelables-projet-solaire-150-mw/

http://www.nouara-algerie.com/2019/02/developpement-des-energies-renouvelables-les-petites-ambitions-de-guitouni.html

https://www.lemondedelenergie.com/energies-renouvelables-algerie/2017/09/29/

 

 

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