Le gaz de schiste en Algérie: le gouvernement relance et le peuple continue sa bataille

 

La croissance exponentielle de la demande mondiale de l’énergie pousse les pays industriels à chercher d’autres ressources dont le gaz de schiste fait partie. L’Algérie est devenu un pays ciblé grâce à son potentiel énergétique en cette matière car son exploitation a été refusée par la plupart des pays du monde.

 

Manifestation contre le gaz de schiste à In Salah(Algérie), lors de l’hiver 2015

Manifestation contre le gaz de schiste en Algérie,2015

 

Le lancement des travaux face à la révolte du peuple

L’Algérie qui possède l’un des plus grands gisements de gaz de schiste dans le monde, a voulu exploiter cette ressource non conventionnelle, en investissant 70 milliards de dollars sur 20 ans en partenariat avec des sociétés internationales pour rattraper les pertes causées par la chute du prix du pétrole. Cette source d’énergie a en effet perdu plus de 60% de sa valeur entre 2014 et 2016.

A la fin de l’année 2014, lors d’une visite officielle au sud de l’Algérie, le ministre de l’Energie a constaté le succès du premier forage d’exploration mais est reparti sans aucune considération pour la population locale. Un mouvement populaire de plus de 6 mois s’est  alors soulevé pour dénoncer les risques écologiques qui menaçaient l’environnement, ainsi que la nappe phréatique de l’Albien notamment, d’une importante pollution. Le gouvernement algérien a du abdiquer face à la pression du peuple.

La relance du projet et la modification de la loi sur les hydrocarbures

Après la suspension du projet, le Premier ministre algérien a déclaré en octobre 2017, qu’il était temps que SONATRACH, compagnie nationale pétrolière, exploite toutes les ressources et notamment le gaz de schiste. Deux mois après, le directeur de SONATRACH s’est engagé auprès de Total à relancer les travaux lors de la signature d’un contrat de réconciliation. Cependant, le peuple s’est de nouveau opposé et a empêché l’avancement du projet.

La semaine dernière, le Conseil des ministres algérien a passé une nouvelle loi des hydrocarbures, selon l’ex vice-président de SONATRACH – aujourd’hui consultant pétrolier – Hocine MALTI : l’un des types de contrats cités dans cette nouvelle loi est celui du contrat de concession…L’État va donc donner au concessionnaire une parcelle de terrain sur laquelle tout ce qu’il y découvrira, lui appartiendra. En cas de découverte de pétrole, il devient donc propriétaire des réserves que contient le gisement et pas uniquement des quantités produites.

Aujourd’hui, rien n’est encore officiel, aucun engagement n’a été trouvé en raison de la situation politique en Algérie. Depuis le 22 février 2019 le peuple continue sa bataille.

 

 

Sources :

https://www.romandie.com/news/848700.rom

https://blogs.mediapart.fr/hocine-malti/blog/121019/le-petrole-algerien-la-grande-braderie

https://reporterre.net/En-Algerie-la-revolte-pacifique-contre-le-gaz-de-schiste

https://reporterre.net/Algerie-un-enjeu-cache-le-gaz-de-schiste

Source de la photo:

https://reporterre.net/En-Algerie-la-revolte-pacifique-contre-le-gaz-de-schiste.

Mots clés:

La nappe phréatique de l’Albien, ressource non conventionnelle.

A propos de Ahmed BOUCIF

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