Les toitures et ombrières photovoltaïques, ou la transition énergétique à échelle humaine

Les centrales photovoltaïques connaissent un développement sans précédent, sur des surfaces de plus en plus importantes. Par exemple, une centrale de plus de 200 hectares est en projet sur le plateau du Larzac. Ces projets faisant débat, d’autres alternatives sont possibles.

Le principal argument d’opposition aux centrales photovoltaïques au sol est la place que cela nécessite, et à juste titre. L’extension urbaine est déjà responsable de la diminution des surfaces agricoles, et les espaces forestiers sont très souvent exploités lorsqu’ils ne sont pas protégés. Les terrains dégradés sont l’emplacement le plus adéquat pour ces projets, mais ils ne suffisent pas. Les toitures et les ombrières sont des solutions plus petites et moins rentables, mais il est indispensable de les développer massivement, dans l’objectif de respecter les objectifs fixés par l’Etat.

Les appels d’offre de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) sont segmentés en trois familles en fonction de la puissance des projets. La famille 3 correspond aux installations sur ombrières, jusqu’à 10 MWc. Les plus petites installations, inférieure à 0,5 MWc, ne sont pas éligibles aux appels d’offres étatiques.

Les toitures constituent une réserve d’espace considérable puisqu’elles s’affranchissent des contraintes traditionnelles des projets au sol : ce sont des surfaces inutilisées, et n’entrent donc pas en concurrence avec d’autres activités, ce sont des espaces déjà bâtis, donc les contraintes environnementales ne sont pas comparables, et leur localisation les rend peu visible et n’impacte pas vraiment le paysage.

Seulement, leur petite envergure les rend peu compétitifs, d’autant plus que les bâtiments anciens nécessitent souvent d’être rénovés, pour que les toitures puissent supporter le poids des panneaux. La filière pourrait se développer plus rapidement, c’est pourquoi il est primordial de l’encourager. Une étude de l’Union Européenne, réalisée par le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne et l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) évalue le potentiel photovoltaïque des toitures de l’UE. Si tous les toits adaptés étaient couverts de panneaux solaires, ils pourraient produire 680 TWh, soit un quart de la consommation européenne.

Actuellement, 114 TWh sont produits par an. Il est primordial de développer massivement les toitures photovoltaïques afin de s’approcher des objectifs de l’UE, étant d’atteindre 32 % de production d’origine renouvelable d’ici 2030.

 

Pour aller plus loin:

https://www.pv-magazine.fr/2019/08/16/les-systemes-photovoltaiques-en-toiture-ont-atteint-la-parite-reseau-sur-les-principaux-marches-de-lunion-europeenne/https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1364032119305179?via%3Dihub

A propos de Anaïs WALCH

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