À chacun son bout du monde

Depuis des années, Lucie et moi nourrissions le rêve de cultiver l’étonnement et la contemplation, cheveux et pensées au vent. Chose faite sur les routes de la Vélo Francette. Ce fut un « 600 » de rencontres, d’imprévus et de découvertes. Alors, est-ce une surprise que nous trinquions à notre prochaine aventure : l’Euro-Vélo 6 ? De nos songeries les plus folles germe celle d’un voyage respectueux des paysages traversés et des hommes qui y vivent. Ainsi, Lecteur, en selle et en route pour le Préambule du Cahier de Voyage l’Euro-Vélo 6 !

Au gré d’un coup de pédale

La « route des fleuves » s’écrit dans la traversée de dix pays : la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie. Rouler le long des plus grands fleuves européens – la Loire, le Rhin et le Danube – pour parcourir un peu plus à chaque tour de roue des territoires classés au patrimoine mondial par l’UNESCO sera notre credo durant huit semaines.

Baignées par l’ivresse et la liberté durant cette parenthèse, il sera temps ensuite de rallier notre bon vieux Mont-Saint-Michel telles des cyclo-migrateurs – sans ailes mais motorisé. Pour remercier Dame Nature d’avoir apaisé nos blessures émotionnelles et offert sa beauté pour le recueillement et ses formes pour l’effort et le repos, notre empreinte carbone sera compensée par le financement d’un projet de reforestation.

Le destrier de l’aventure

Des mollets de Romain Bardet, des vélos tout neufs, un entraînement de haut niveau … C’est tout ce que nous n’avions pas pour la Vélo Francette ! Pour la petite anecdote, Lucie avait récupéré une cagette lui permettant de mettre sur son porte-bagage tout notre attirail – tente, réchaud, etc.

Après la belle panoplie de péripéties mécaniques sur le chemin Caen – La Rochelle, remettre les mains dans le cambouis pour réparer et préparer nos bicloux à l’Euro-Vélo 6 nous semblera être une aventure avant l’aventure. Que l’on soit bricoleur dans l’âme ou pur néophyte, on ne peut guère mieux tomber que dans un atelier participatif et solidaire. Ici, les récits d’aventures s’accordent au son des clés à cliquet et les pièces détachées riment avec re-cyclage. Une fois lancées dans cette démarche alternative, fabriquerons-nous une remorque à vélo ?

Voy’agir légèrement et durablement

Déjà pour la Vélo Francette, l’idée d’une certaine sobriété nous plaisait. Cette même simplicité nous accompagnera de l’Atlantique à la Mer Noire (qui, par ailleurs, est un sacré avantage pour monter les côtes !). Ne rien posséder, hormis nos vélos et nos sacoches. Voici, ce que nous embarquerons sur nos petites reines – à commenter sans doute :

• un savon solide pour l’hygiène (cheveux, corps, lessive),

• des oriculis, des brosses à dents en bambou,

• des gourdes et des sacs en tissu (pour fuir les bouteilles et emballages plastiques),

• des couverts et assiettes (en inox ou en bois),

• un briquet (pour le réchaud),

• un jeu de cartes.

Pour le reste de l’équipement – tente, réchaud, matelas, lampe, etc., il y aura toujours un cousin du frère d’un ami.


Allez, fermons vite notre porte. Notre bout du monde commercera bel et bien là. 

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2 réponses

  1. Christelle dit :

    Beau voyage à vélo, façon de voyager à l’étranger originale, sportive, environnementale… bref la totale!
    Bon courage pour ce long projet et bon entrainement d’ici là!

  2. Jean Michel dit :

    “Lorsqu’on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement: rien. Deuxièmement: ses remerciements.” (Robert Baden-Powell)

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