La protection des écosystèmes halieutiques

Selon le Programme national des Nations unies pour l’environnement, la pollution de l’eau est à 80% d’origine terrestre. Elle est notamment due à l’introduction dans le milieu marin par l’Homme  de substances telles que les métaux lourds, les pesticides, les hydrocarbures, des substances chimiques à usage domestique ou encore des produits pharmaceutiques, nuisibles aux écosystèmes halieutiques. Cette pollution porte atteinte à la biodiversité marine, engendrant de forts risques autant pour les ressources halieutiques que pour la santé humaine.

Cette biodiversité marine est le produit de plusieurs milliers d’années d’évolution. Elle constitue un patrimoine naturel et une ressource vitale dont l’humanité dépend.

Les pollutions urbaines, industrielles ou agricoles sont continues, concernent des volumes croissants et ont un impact grandissant. En effet, l’homme a intérêt à bénéficier des opportunités de dissolution  plutôt que de développer des méthodes  qui ont pour but  de diminuer ou même de recycler les déchets terrestres.

D’après Gaby Gorsky, scientifique du Centre national de la recherche scientifique, les micros fragments qui résultent de la dégradation de ces substances plastiques, chimiques ou pharmaceutiques dans l’eau, passent dans le système digestif des poissons, s’accumulent dans leurs organismes et peuvent par la suite remontées jusqu’à nos assiettes.

Il est à noter que quand on parle de la protection des ressources halieutiques on vise la protection qualitative et quantitative, c’est à dire non seulement la lutte contre la pollution de la mer pour la protection des ressources halieutiques, mais également la réglementation de certaines activités telles que la pêche, pour garantir la préservation et la conservation de ces ressources.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, environ 30 % des poissons sont surexploités, voire épuisés… L’objectif des organisations est alors de déterminer des règles d’aménagement de l’activité de pêche qui permettent de maintenir les stocks de ressources en l’état.

Le problème réside à l’échelle internationale : le constat de l’existence de deux régimes juridiques de gestion et de protection des ressources halieutiques signifierait qu’il est possible d’identifier autant de régimes spécifiques autonomes que d’organisations régionales de gestion des pêches. Le droit de la pêche maritime serait alors composé d’une multitude de régimes spécifiques autonomes plus ou moins coordonnés assurant chacun à leur manière,selon leurs propres codes, une gestion et une conservation des ressources dont ils ont la responsabilité.

De ce fait, on en déduit que la préservation des écosystèmes halieutiques dépend d’une part de la manière dont les pays réglementent la pêche sur leurs propres eaux, et d’autre part des différentes activités qui sont exercées au-delà des frontières et qu’il faut prendre des mesures restrictives qui ont pour but d’assurer la protection de ces ressources et de notre environnement.

Sources:

  • http://www.conservation-nature.fr/article3.php?id=221
  • http://www.europarl.europa.eu/factsheets/fr/sheet/115/preservation-des-ressources-halieutiques
  • https://www.pressafrik.com/Protection-des-ressources-halieutiques-Macky-Sall-generalise-les-aires-marines-protegees_a178110.html

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1 réponse

  1. 30 avril 2019

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