L’éolien urbain aurait-il le vent en poupe à Strasbourg ?

 

Inauguration Carambar & Co Décembre 2017Résultat de recherche d'images pour "usine suchard et éolienne urbaine"

Inauguration Marché Gare Juin 2018           Résultat de recherche d'images pour "éolienne urbaine marché gare strasbourg"

 

Deux éoliennes en ville à Strasbourg…un vent d’enthousiasme autour de l’éolien urbain soufflerait-il sur la ville ?

Depuis qu’une éolienne urbaine a été inaugurée en Décembre 2017 sur le toit de l’usine Carambar & Co dans le quartier de la Meinau, une deuxième a été installée en Juin 2018 au Marché Gare de Strasbourg qui est la Samins ou Société d’Aménagement du Marché d’Intérêt National de Strasbourg. Ces deux projets émanent de la startup Inergys basée depuis 2013 à Limoge où elle développe de petites éoliennes adaptées au milieu urbain. Ces éoliennes sont constituées de pâles verticales sur un axe horizontal. Pour les deux projets, le jour, l’électricité produite est consommée dans les bâtiments et la nuit, l’électricité produite est intégrée dans l’éclairage public.

 

Comme le souligne les acteurs à l’initiative de ces projets, l’installation de ces deux éoliennes s’inscrit dans la stratégie de l’Eurométropole pour sa transition énergétique et son plan climat à l’horizon 2030 :

« L’intérêt de cette éolienne est de montrer que les énergies renouvelables c’est possible en milieu urbain et que la transition énergétique est bien engagée dans l’Eurométropole » selon Alain JUND, adjoint au maire de Strasbourg en charge de l’urbanisme et de la transition énergétique.

Pour le président du conseil d’administration de la Samins, Serge OEHLER, adjoint au maire de Strasbourg en charge des Finances et du sport : « On espère développer nos activités vers les innovations en énergie renouvelable de ce type. »

Pour Thibaut WIDMAIER, ancien du Master GEDD en 2016, aujourd’hui Chargé de projet à la Samins : « Le président comme le directeur de la Samins ont le soucis de développer nos activités dans une dimension durable, égalemment dans la gestion des déchets dont j’ai la charge ».

 

Cette initiative d’éolienne urbaine ne produira que 10 MW par an, mais permettra de rejeter une tonne de C02 en moins dans l’atmosphère : ce qui n’est pas négligeable pour une production individuelle d’électricité.

Devenir soi-même producteur d’électricité pour des particuliers, des entreprises ou des administrations peut contribuer, à l’échelle locale, à faire bouger les lignes par une sorte d’effet d’entraînement des autres acteurs. En effet, produire une énergie plus neutre et locale peut conduire à baisser le recours à l’opérateur historique et le recours au nucléaire. Le parc de production électrique français est détenu en grande majorité par EDF, en particulier les centrales nucléaires qui assurent 77% de la consommation du pays. D’autres acteurs sont néanmoins présents dans le secteur hydraulique (11,5% du mix), thermique (10,7%) et les autres énergies renouvelables. L’activité de production de l’électricité relève du domaine concurrentiel, et non du monopole depuis le 1er Juillet 2007. Le processus de libéralisation du marché de l’électricité a été enclenché par l’Union européenne avec une directive votée le 19 décembre 1996 dont l’objectif était de casser les monopoles nationaux. 100% du marché de l’énergie est ouvert en France. 100% ? Non, en fait 95%. Les 5% manquant sont les entreprises locales de distribution. Strasbourg figure en bonne place avec sa puissante « entreprise locale de distribution », le groupe Électricité de Strasbourg (ÉS).

 

Nul n’ignore à ce jour le poids de la filière électro – nucléaire et de l’opérateur historique, EDF ou des entreprises locales de distribution dans la production d’électricité. Ce choix  politique  de privilégier ces derniers s’est  traduit  concrètement  par  une  insuffisante  diversification  du  mix énergétique, dû à l’importance des investissements massifs dans les énergies fossiles. En outre, la France bénéficie de fait à ce jour de compétences avérées et reconnues dans le monde entier dans le domaine du nucléaire.

Néanmoins, le recours aux ENR s’impose comme une évidence aujourd’hui face à la problématique de fermeture des centrales nucléaires vieillissantes et  face aux déchets radioactifs et leur enfouissement notamment à Bure dans la Meuse.

La catastrophe de Fukushima et la décision historique des pouvoirs publics allemands de fermer leurs derniers réacteurs en 2022, et de mettre hors service la plus grande partie des dix-sept réacteurs allemands d’ici à fin 2021, devraient permettre de renforcer cette prise de conscience en France. Il existe des alternatives crédibles, viables comme les éoliennes urbaines installées à Strasbourg. La recherche en France et en Europe en ce domaine précis doivent être impérativement encouragée pour que le vent continue à faire tourner les éoliennes urbaines qui produisent notre consommation en électricité…

 

 

https://www.unistra.fr/index.php?id=26491

http://naturealsacebossue.over-blog.com/2017/12/un-nouveau-type-d-eolienne-sur-le-toit-de-l-usine-suchard.html

https://www.lejournaldesentreprises.com/alsace/article/suchard-installe-une-eolienne-sur-le-toit-de-son-usine-de-chocolats-112311

https://www.dna.fr/environnement/2017/12/13/un-nouveau-type-d-eolienne-sur-le-toit-de-l-usine-suchard

https://lesmarches.reussir.fr/lusine-suchard-se-dote-dune-eolienne-voilure-tournante

 

 

 

A propos de Sonia BOLI

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