Promouvoir la nature en ville 

Nature et ville ne sont plus des termes antinomiques. La promotion de la nature en ville semble être une solution afin de lutter contre les îlots de chaleurs, les risques d’inondations… La nature nous rend beaucoup d’autres services, notamment au  niveau de la santé, aussi bien au niveau moral que physique.

Le Conseil Économique Social et Environnemental, appelé aussi CESE, formule un avis afin de mieux végétaliser nos villes. Le schéma ci-dessous, tiré de ce rapport, propose différentes actions afin de promouvoir la biodiversité dans nos villes.

illustration du rapport du CESE de juillet 2018 par Annabelle Jaeger
: http://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2018/2018_21_nature_ville.pdf

 

 

Accueillir la biodiversité est réalisable, et pour preuve voici quelques projets exemplaires et inspirants.

L’exemple de l’école de la biodiversité et des sciences :

Concevoir un bâtiment en connexion permanente avec la nature, c’est un pari réussi pour l’école du quartier de Boulogne Billancourt. Le projet d’aménagement a été spécialement conçu pour laisser la nature s’exprimer, et lui prévoir une place afin que son installation soit pérenne.

Les façades du bâtiment jouent le rôle de connexion entre le sol et la toiture végétalisée. Spécialement conçues afin d’accueillir la biodiversité, les murs sont le fruit d’une superposition ingénieuse de blocs de tailles inégales et nervurés, pour créer une diversité d’habitats : des fissures pour les chiroptères, des plaintes pour le sedum, des nichoirs pour les oiseaux… Et ce système à l’air de faire des heureux. En outre, une mésange charbonnière a élu récemment domicile dans la façade.

Les marques considérées habituellement comme des signes de vieillissement, seront ici parfaitement dans l’esthétique du paysage. Par exemple, les micro-algues pour s’établir sur le béton sans altérer la cohérence esthétique du bâtiment.

La toiture végétalisée, quant à elle, a des allures de forêts. Organisée en trois en niveau de substrat, elle permet une diversité d’habitat favorable à l’accueil de la faune et de la flore. Au centre de la toiture se trouve un cœur forestier, avec 1 mètre de substrat pour y planter des arbres. Autour, vient se greffer un ourlet fruitier pour nourrir la faune sur place avec 50 cm de substrat. Et pour finir, une couronne des prairies et pelouses, développées sur 30 cm de substrat, prendre place.  

Le projet est également un projet pédagogique pour les élèves de l’école. Lieu d’enseignement atypique, la toiture végétalisée se prête à de nombreuses activités : lieu d’observation des espèces, espace de jardinage, compostage etc. Et pour le plus grand bonheur des écoliers, un poulailler a également élu son domicile sur la toiture.

L’exemple de l’école Buissonnière : 

La ville de Nantes est fière de son projet, sorti de terre en 2012, pour le nouveau groupe scolaire de sur l’Ecoquartier de la Prairie au Duc.  

Dans ce projet, la toiture végétalisée est en contact direct avec le sol, ainsi les différentes espèces de la faune et de la flore ont un accès direct à la toiture.

Ici le challenge a été d’intégrer les terres des terrassements, très sablonneuses, en guise de substrat. Ainsi l’énergie grise consommée pour la construction est réduite, car le substrat n’a pas besoin de parcourir de longues distances.

Avec ce substrat sablonneux, deux espaces différents ont été créés sur la toiture : un espace de type dunaire et un espace de type landes. La toiture connait aussi des reliefs avec des butes et des mares pour intensifier les habitats pour la biodiversité. Ce qui crée un mélange harmonieux des différents types de toitures, allant de la toiture intensive à très extensive, avec un substrat allant de 10 à 50 cm.

Une partie des graines utilisées pour végétaliser la toiture est issue de récolte en milieu naturel. Les semences utilisées n’étaient pas intégralement accessibles dans le commerce.

La biodiversité est d’ailleurs au rendez-vous. Les résultats sont probants, les inventaires botaniques mettent en exergue une variété de plantes spontanées.

L’école est un projet exemplaire au niveau de sa conception et de l’accueil de la biodiversité. Mais il est aussi et peut être avant tout un projet pédagogique  destiné à être utilisé le cadre de l’enseignement des élèves de l’école.

 

SOURCES : 

http://www.arb-idf.fr/article/retours-sur-la-rencontre-toitures-vegetalisees-et-biodiversite-2018

http://www.arb-idf.fr/article/un-batiment-accueillant-la-biodiversite-boulogne-billancourt

http://www.capitale-biodiversite.fr/experiences/toiture-vegetalisee-du-centre-scolaire-aime-cesaire

https://www.soprema.fr/fr/

https://www.ecovegetal.com/

Une caméra disposée sur l’immeuble voisin a filmé l’ensemble du projet d’aménagement réalisé par Bouygues immobilier pour l’école de la biodiversité de Boulogne Billancourt : https://vimeo.com/107474805

 

A propos de Laura SAGER

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