Les risques de l’exploitation 2.0 des énergies du futur

L’exploitation et le contrôle de la production d’énergie se construit conjointement avec les nouvelles technologies. L’extraction minière, la maintenance robotique ou le traitement des datas en sont des exemples. Or, user de l’informatique, en son sens le plus large, expose les installations de production à des failles telle que la cyberattaque. Alors qu’elles sont les positions des instances politiques et des exploitants individuels ou industriels quant à des hypothétiques problématiques de dysfonctionnements ou de pirateries ?

 

La place du système d’opération

En premier lieu, arrêtons-nous sur un point qu’il convient de démystifier. Une IA capable de contrôler, par sa propre volonté, une installation sensible n’est pas envisageable. Une intelligence artificielle n’est pas une conscience artificielle. Un problème de définition et de conception induisent cette conclusion. L’orgueil et les phobies humaines de se sentir dépasser par le potentiel informatique sont très présents. Or, n’était-ce pas l’objectif initial de la création de l’informatique ? Compenser les failles de l’humain, notamment en vitesse de calcul. Ce n’est pas Neumann ou Thuring qui pourraient affirmer le contraire. Si certains algorithmes sont élaborés pour apprendre d’eux-mêmes, ils sont limités et ne permettent en rien d’affirmer une ébauche fantasmatique de conscience.

 

Les suivis des instances politiques

Si les risques d’un retournement de la machine contre l’homme, ou disons plutôt un retournement de la créature contre son créateur (le fantasme commence ici) sont proches de zéro, le principal risque est évidemment le hacking. L’interconnexion des réseaux d’exploitation et de surveillance, que ce soit un parc éolien ou solaire, le réseau fermé à l’extérieur, mais pas impénétrable, des centrales nucléaires , sont des cibles de choix. De ce fait, l’Union Européenne articule ses mécanismes de défense autour de tests nommés DPIA – Data Protection Impact Assessment initiés en 2014. De plus, sa politique de protection énergétique s’oriente également autour du sigle CIA – Confidentiality, Integrity and Avaibility. Un rapport détaillé à ce sujet a été publié en 2017.

 

Le futur est rempli d’impasse et de problématiques liés à la cybersécurité. Un défi que les États européens et les exploitants publics ou privés devront résoudre.

A propos de Nicolas KRUMACKER

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