La part du charbon dans le bouquet énergétique Marocain.

La nouvelle centrale thermique de Safi a puissance qui s’élève à 1320 MW et couvrira à terme 20% de la demande nationale en électricité. Érigé sur 115 ha, le site est composé d’installations terrestres et maritimes ainsi que d’une aire de stockage de 450 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation de 45 jours. Son extension est prévue pour atteindre une puissance installée de 2 640 MW.

SAFIEC est le nom de la centrale thermique adossée au port. Le démarrage effectif de sa première unité de production est prévu pour Juillet 2018 et celui de sa seconde unité le sera en fin d’année. Sa mise en marche avait rencontré en 2017 certains soucis (fuites du réservoir de fuel et accidents de travail sur le chantier), mais ses équipes ont mis les bouchées doubles et ont finis par récupérer leur retard initial.

Un consortium à parts égales, entre Nareva filiale de la SNI, Mitsui du Japon et Engie de France, est derrière cet important investissement de 230 millions d’Euros. En échange, SAFIEC bénéficie d’une concession de trente ans, durant laquelle l’Office National d’Eau et d’Électricité achètera la totalité de la production électrique de la centrale.

La centrale à plein régime à elle seule pourra couvrir 20% des besoins du royaume en électricité. C’est donc un euphémisme que de dire, qu’elle constitue une pièce maîtresse dans la politique d’approvisionnement de l’ONEE.

En effet, l’ONEE, déjà lourdement déficitaire, supporte des surcoûts, générés par des différentiels de prix, car il doit importer de plus en plus, une partie de ses besoins, d’Espagne ou d’Algérie. En 2015, ses importations représentaient déjà plus 13% de l’électricité appelée.

L’apport de SAFIEC ne vise donc pas à couvrir les besoins futurs du Maroc en électricité, mais à combler le déficit chronique de ces dernières années et à se substituer aux onéreuses importations. La même impatience doit régner dans les quartiers généraux des trois investisseurs, au regard de l’effort financier consenti.

Une centrale qui respecte l’environnement.

Cette centrale dernière génération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant la satisfaction de la demande croissante d’électricité au moindre coût et dans le respect de l’environnement, se caractérise par une optimisation des performances environnementales et un rendement élevé en comparaison avec des centrales conventionnelles. Elle permettra ainsi une baisse significative des émissions de CO2 et une réduction des coûts associés au combustible.

En effet, cette centrale, qui respectera les dernières directives environnementales applicables en la matière, sera notamment dotée d’un système d’électrofiltre à étages multiples pour le captage des poussières et des particules fines, d’un équipement de désulfurisation des gaz de combustion à l’eau de mer (FGD) pour la capture du dioxyde de souffre et d’un système de réchauffage des gaz de combustion (GGH) pour l’élimination de l’impact visuel. La centrale sera construite par l’équipementier sud-coréen “Daewoo Engineering & Construction Co”.

Il faut signaler que ce projet a été confronté à de multiples problèmes et drames, notamment à la mort de huit ouvriers suite à des accidents de travail. Sans oublier la panne des moteurs qui a causé de grosses pertes d’argent et surtout, un retard dans la fabrication de l’électricité. Et pour boucler la boucle, la centrale a pollué l’environnement par la fuite de fuel dans la mer et provoqué des cas d’asphyxie causés par la fumée dégagée du charbon.

Sources:

http://www.safiec.com/docs/NTS_FR.pdf

http://www.maroc-energies.com

http://www.enerzine.com/?s=maroc

A propos de Ichraq GHASSAN

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