La climatisation : une habitude qui enfonce la planète

Face à la chaleur intense, nombreux sont ceux à vouloir d’un bon air climatisé. On trouve des unités de climatisation partout, dans les transports, les bureaux, les automobiles, les maisons,… Mais sachez que plus on les utilise plus la planète se réchauffe, et moins on aura d’air frais à respirer en raison de l’air chaud qui provient de ces appareils à l’extérieur pour réfrigérer l’intérieur de vos bâtiments.

Air conditioning

Un gouffre énergétique !

Si la climatisation est considérée comme une solution contre la chaleur, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce cependant que l’accès généralisé à un air climatisé « aura un impact significatif sur la demande énergétique globale des pays concernés, mettant la pression sur les réseaux électriques et faisant augmenter les émissions de gaz à effet de serre locales et mondiales ».

Le nombre de climatiseurs dans le monde pourrait atteindre 5,6 milliards en 2050, soit 10 climatiseurs vendus à la seconde pendant 30 ans.

Il faut aussi souligner que ces appareils sont très énergivores ! De quoi nous inquiéter car l’enjeu du rafraîchissement des bâtiments est donc majeur.

En plus de cette consommation excessive d’électricité, ces machines rejettent en grande quantité du CO2 dans l’atmosphère, soit près d’un milliard de tonnes de CO2 environ par an.

C’est une tendance qui apparaît en totale contradiction avec les impératifs de lutte contre le changement climatique. Sachant que les ventilateurs et les climatiseurs utilisent en moyenne 20% de l’énergie des bâtiments, soit 10% de l’électricité mondiale.

Toutefois, les appareils n’ont pas tous les mêmes performances : ceux vendus au Japon et dans l’Union européenne aujourd’hui s’avèrent 25% plus efficaces en moyenne que ceux commercialisés aux Etats-Unis et en Chine.

Quelle alternative pour ces appareils gourmands ?

Selon l’AIE, des mesures urgentes doivent être prises en améliorant l’efficacité des équipements. Cela pourrait diviser par deux la croissance des besoins énergétiques liés à l’air conditionné.

En France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a récompensé en 2015 plusieurs projets prônant une «climatisation du futur» afin de faire émerger des solutions de climatisation économes en énergie et qui utilisent des fluides à faible impact de réchauffement global.

Pour elle, c’est un fort enjeu et une priorité de recherche que de faire émerger des solutions de climatisation économes en énergie et qui utilisent des fluides à faible impact de réchauffement global (notamment des PRG inférieurs à 150) ou des technologies alternatives, sans utilisation de fluides frigorigènes.

Mais aussi, la solution pourrait résider dans l’isolation des bâtiments afin qu’ils conservent au maximum la fraîcheur à l’intérieur. D’où l’idée de coupler les climatiseurs à des sources d’énergies renouvelables, en particulier au solaire photovoltaïque.

En utilisant la fraîcheur de l’air ou l’énergie du soleil pour refroidir votre logement, vous réduisez considérablement vos dépenses énergétiques.

L’amélioration de l’efficacité du rafraîchissement amènera de multiples autres bénéfices, comme le rendre plus abordable, plus sûr et plus durable, renchérit l’AIE. Cette solution serait même possible de stabiliser la demande énergétique mondiale pour les besoins en climatisation sans limiter l’accès des pays émergents à ce confort.

Sources :

https://www.iea.org/newsroom/news/2016/august/air-conditioning-demand-set-to-grow-rapidly-over-the-coming-decades.html

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