L’avenir de l’agriculture mondiale se joue au Maroc

Le Maroc est leader mondial dans la production et l’exportation des phosphates et de leurs dérivés avec une capacité de production de 12 millions de tonnes par an alimentant à lui seul 45% du marché international, dont le phosphore et fertilisants pour l’agriculture. Les actifs phosphatiers marocains sont gérés par l’office chérifien de phosphates (OCP). Le minerai représente des revenus moyens annuels de 5 milliards d’euros pour le pays chaque année.

Les humains dépendent aujourd’hui complètement du phosphore extrait des roches phosphatées pour nourrir la population de la planète. Par ailleurs, les réserves de phosphate de roche ne sont ni illimitées ni renouvelables. Comme le pétrole, le phosphate est une ressource limitée et les réserves sont susceptibles de durer seulement encore ente 50 à 100 ans. La grande majorité des réserves restantes de phosphate de roche se trouve en Afrique du Nord, principalement au Maroc, qui contrôle à lui seul près de 75% des réserves restantes.

Disposant de gisements aux réserves pratiquement inépuisables, il possède de vastes installations d’extraction, de manutention, de séchage, de transport et de stockage qui lui permettent d’assurer des exportations vers tous les continents à un rythme actuel d’environ 12 millions de tonnes par an. De nouvelles réalisations de grande envergure en matière d’équipement et d’organisation industrielle attestent le souci constant de l’entreprise de se maintenir à l’avant-garde du progrès et de rechercher toujours l’amélioration de la productivité.

Si le Maroc est doté d’autant de réserves naturelles, c’est grâce à son passé géologique. Les réserves de roche sont généralement localisées dans d’anciennes zones de remontée des eaux océaniques et d’anciens milieux pauvres en énergie. Les zones côtières exploitées actuellement par l’OCP étaient toutes recouvertes par l’Océan Atlantique, les formations de roche phosphatées se présentant le plus souvent sous la forme de phosphorites sédimentaires d’origine marine.

L’OCP prévoit ainsi d’atteindre une production de 21,3 millions de tonnes d’engrais en 2025, contre 8,5 millions de tonnes en 2015. En 2016, l’IFA a estimé que la demande mondiale d’engrais devait croître de 2,9 % par an pour atteindre 186,3 millions de tonnes en 2017-2018. De son côté, Argus, spécialiste de l’information dédiée à ce domaine, la consommation mondiale d’engrais phosphatés devrait atteindre 54,1 millions de tonnes P2O5 à horizon 2029 (ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 1,8 % entre 2014 et 2029). Autant dire que le potentiel de l’OCP, malgré un investissement estimé à 20 milliards d’euros sur la période 2008-2025, sera à terme très loin de son épuisement. L’avenir de l’agriculture mondiale se joue au Maroc.

Sources :

http://www.ocpgroup.ma/fr/sustainability/global-food-security

http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2016/06/29/comment-les-phosphates-du-maroc-nourissent-la-planete/

https://www.monde-diplomatique.fr/1962/06/A/24804

A propos de Ichraq GHASSAN

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