Plastic Odyssey : convertir les déchets plastiques pour avancer

Plastic Odyssey, c’est le nom du navire qui sillonnera pendant 3 ans les mers, avec pour seul carburant les rebuts de déchets plastiques. Mais ce n’est pas l’unique intérêt de ce navire, ce qui rend le projet d’autant plus fascinant…

Refused Plastic Waste as biomass fuel

L’impulsion du projet : un double constat

C’est lors de ses expériences de navigation à travers le monde que Simon Bernard, co-fondateur du projet et officier de la marine marchande, a l’idée ambitieuse de ce projet.

La navigation a été pour lui l’occasion de mesurer la quantité des déchets plastiques parsemés à la surface des océans. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que les déchets plastiques à la surface des océans ne représentent qu’1% des déchets présents dans les océans. La plupart de ces déchets se dissolvent en nanoparticules et sont donc invisibles. Les conséquences sont déplorables, car ces déchets sont progressivement intégrés dans la chaîne alimentaire par les micro-organismes qui les ingurgitent.

Par ailleurs, l’explorateur a également remarqué que les populations locales étaient à la recherche de petits travaux moyennant rétribution.

Simon Bernard fait le lien entre ces deux constats : si les déchets devenaient des ressources cela pourrait générer de la création d’emploi. Pourtant, plusieurs solutions existent déjà pour recycler les plastiques : on sait les transformer en briques pour les fondations d’une maison, ou en pavés pour des routes par exemple. Les solutions ne manquent pas mais elles sont très peu mises en pratique, faute d’accessibilité ou d’adaptation.

Plastic Odyssey : un projet qui a du sens

Bernard Simon souhaite démocratiser ces initiatives concrètement et créer un projet qui a du sens. Il s’associe à Alexandre Dechelotte, Co-Fondateur et Responsable de l’impact social pour créer l’ONG Plastic Odyssey.

L’idée est d’agir avant que les déchets n’atteignent les océans, en ramassant les déchets qui sont amoncelés sur les côtes. Suite à cela, ils pourront être recyclés sous diverses formes, et les rebuts seront transformés en carburant afin de propulser le navire.

Le navire laboratoire : la revalorisation des déchets qui fait avancer

Le navire sera un laboratoire flottant de 25 mètres de long. Mais à l’heure actuelle, seul un prototype de 6 mètres est en cours d’élaboration.

Sur le navire, les rebuts pourront être stockés pour être transformés en énergie. L’équivalent d’une tonne de carburant pourra être produite chaque jour grâce à une machine avec un fonctionnement similaire à un alambic.

Cette prouesse scientifique sera la preuve tangible que même les rebuts de déchets plastiques ont de la valeur. Il devra être conçu afin de naviguer 3 ans autour du monde, soit 40 000 milles nautiques et 33 escales Le départ est prévu pour 2020, ou plus exactement dans 93 semaines.

Une dimension sociale : favoriser l’autonomie

Les 33 escales du bateau ne seront pas uniquement l’occasion de faire le plein de carburant, ce sera également le moment de promouvoir le recyclage auprès des populations locales. Dans ce dessein, l’équipage pourra transmettre des techniques de recyclage, en ayant recours aux low-technologies.

Les machines nécessaires à ce processus seront disponibles soit sous forme de kit ou directement prêtes à l’emploi, et les plans seront en open source.

Cet exemple d’application d’économie circulaire sera présenté à l’occasion de l’International CleanTech Week du 19 au 24 juin 2018. Et à partir de septembre 2018, la construction du bateau pourra débuter.

 

Le projet Odyssey Plastic apporte beaucoup d’espoirs. Cependant, n’oublions pas que cette solution doit être envisagée comme une solution de transition. Nous devons également lutter encore plus en amont, et limiter directement le recours le recours au plastique.

 

 

Pour en savoir plus :

 

https://drive.google.com/file/d/0B0T993mEzxs8aWstaVNkbHJXOHc/view

 

 

 

 

A propos de Laura SAGER

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