Le développement durable à l’épreuve des faits

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Le développement durable est apparu vers la fin des années 80 en vue d’apporter une solution durable à notre mode de vie, jugé inquiétant par un grand nombre d’experts et de scientifiques. Trente années après, les choses ont-elles bougées ?        

Les Objectifs du développement durable

Le développement durable est défini officiellement en 1987 dans le rapport de Brundtland comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs». Il est axé sur une démarche qui doit être  économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Ce contrat social planétaire connaitra un succès considérable, au fil des années.

Le constat après des décennies

Aujourd’hui, après trente années de mise en œuvre, le développement durable semble être en perte de vitesse. D’abord, le concept est  dévoyé avec une prépondérance du pilier environnemental et économique sur le social mais aussi son instrumentalisation par des acteurs économiques qui en ont fait une activité managériale fort lucrative sous le label bio, écolo; alors que derrière, les modes de production demeurent les même, on a juste repeint les choses en vert: c’est l’éco-blanchiment “ green washing”. Ensuite, les inégalités de richesse  s’accroissent d’avantage, les calamités naturelles sont de plus en plus inquiétantes et le modèle économique mondial n’a vraisemblablement pas beaucoup changé. A cela s’ajoute, l’apparition d’autres concepts tels que l’économie verte « green economy », souvent repris dans les derniers rapports de l’ONU et de l’OCDE, ou encore, le concept de décroissance où l’on vivrait mieux tout en consommant moins. En outre, suite à la crise économique de 2008, les enjeux actuels  de certains États semblent ne plus se situer sur le long terme mais plutôt sur le court terme, la sortie récente des États-Unis de l’Accord de Paris en est une belle illustration.

L’absence d’une politique d’ensemble

Si les pays développés peuvent penser aux alternatives durables, les pays émergents, dont l’économie repose  essentiellement sur la production d’hydrocarbures, y voient une sorte de frein à leur croissance économique; pour d’autres encore, le développement durable est un luxe, eu égard aux priorités de l’heure dont ils peinent à apporter des réponses (pauvreté, santé, éducation, etc.).

Et pourtant, aujourd’hui encore, il devient plus que nécessaire de réfléchir sur une stratégie de coopération internationale efficace, pour un modèle économique plus en harmonie avec l’environnement et fondamentalement avec le social. A défaut, toute autre action, toute autre initiative ne sera que vaine.

SECK IBRAHIMA

Sources :

Les Objectifs de développement durable


http://www.novethic.fr/lexique/detail/developpement-durable.html                               http://www.developpementdurable.org/
image:http://www.entauvergne.fr/PUBLIC/0430012E/Pages/D%C3%A9veloppementDurable.aspx

 

 

 

 

 

 

 

A propos de Ibrahima SECK

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