Starterre : Un exemple de gouvernance d’entreprise durable

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Pour fêter les 25 ans de son entreprise, Jean-Louis Brissaud, PDG de Starterre, une société spécialisée dans la vente de voitures, installée dans la région lyonnaise, a décidé de redistribuer pour 1,6 million d’euros de bénéfice réalisé à ses employés. Chacun touchera un chèque dont le montant sera déterminé selon l’ancienneté dans l’entreprise, peu importe le poste occupé : 500 euros pour moins de trois mois, 35.000 euros pour plus de 20 ans. C’est Noël avant l’heure !

 

Voilà un premier de cordée qui reverse 1,6 millions d’euros de bénéfice non pas à ses actionnaires mais à ses salariés ! Le généreux patron explique : « Nos collaborateurs travaillent depuis des semaines, des mois et même des années, pour certains. Ils se sont investis pour fonder et faire fleurir la société. Il est donc tout à fait logique qu’on partage les bénéfices ». « Si vous voulez pérenniser une entreprise, il faut savoir faire preuve d’empathie et d’altruisme. Cela n’est pas incompatible avec le fait d’engendrer des bénéfices », lance encore Jean-Louis Brissaud. « Quand on sait partager, on peut emmener ses équipes au bout du monde », conclut Jean-Louis Brissaud.

Les employés de Starterre sont probablement plus heureux au travail, plus productifs, plus impliqués, sans doute moins absents et mieux respectés par un patron qui a un discours qui fait rêver…et qui engrange des bénéfices !

 

C’est un changement de paradigme à l’échelle des entreprises : désormais, face aux défis écologiques et sociaux, de plus en plus de chefs d’entreprises s’engagent en développant des solutions qui contribuent à changer notre société. Ces entrepreneurs assurent la pérennité et le développement de leur activité par une gouvernance non paternaliste mais avec  une écoute attentive et une compréhension des employés, de la clientèle et de l’environnement. La mode des parachutes dorés semble laisser place à une tendance à l’augmentation de la valeur économique «qualitative» de l’entreprise (éthique, réputation, capital humain, capital environnemental,…) aux dépens de la valeur économique «quantitative» (actif, trésorerie, actionnaires, marché…). Depuis quelques années, des influences « externalistes » se développent pour orienter le comportement des entreprises et les inciter à se détacher de leur seul intérêt privé au profit de l’intérêt sociétal.

 

C’est en pratique de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE)  de replacer l’humain au cœur des enjeux. La RSE qui relève encore de la soft law par une adhésion des entreprises suppose aussi un partage équitable de la richesse produite. Avec la montée en puissance de la prise en compte des défis liés au développement durable, on peut escompter que chacune des parties prenantes puisse impacter positivement le conflit millénaire entre le travail et le capital qui a connu tant de dérives…

Cela pourrait changer notre manière de produire, notre manière de consommer, nos besoins et l’envie de partager. Ce serait une avancée considérable où la société toute entière trouverait bénéfice…

 

C’est donc aux entreprises de conduire le changement, par leurs choix et orientations. Ce changement engage la  Responsabilité Sociale ou sociétale des Entreprises (RSE) aux yeux de la société toute entière puisqu’il impacte soit directement ou par l’imaginaire collectif les salariés, les clients, les fournisseurs, les consommateurs, l’Etat, la jeunesse, les générations futures…etc. La commission européenne définissait en 2011 la Responsabilité Sociétale des Entreprises comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Il est communément admis que la mise en place d’une politique RSE apporte de nombreux avantages notamment sur le climat social.

 

Le changement, c’est maintenant : il doit s’opérer au sein des entreprises à l’image de Starterre vers une gouvernance pour un développement plus soutenable !

 

 

Pour en savoir plus :

 

 

 

A propos de Sonia BOLI

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