Thassalia, la première station de géothermie marine en France

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L’essor des énergies renouvelables peut prendre des formes diverses. Engie a choisi d’utiliser, sur la côte marseillaise, l’énergie de la mer Méditerranée pour sa centrale géothermique.

thassalia

Première centrale géothermique marine sur le vieux continent à utiliser le pouvoir calorifique contenue dans la mer pour en exploiter le potentiel thermique, la centrale Thassalia a été inaugurée en octobre 2016 et elle alimente actuellement 160 000 m² de bâtiment dans le périmètre d’Euroméditerranéen Marseille. Sa capacité totale est de 500 000 m² de bâtiment qui ne sera atteint qu’en 2020 par le raccordement des bâtiments après la finition du réseau.

Les machines sont munies de six pompes équipées de moteur de 160 kW à vitesse variable, ce qui permet d’une part de gagner en économie d’énergie. “En jouant sur l’entraînement ou moteur du groupe de pompage, on peut économiser environ 10% d’électricité. En travaillant sur leur optimisation du rendement hydraulique de ces mêmes pompes, l’économie peut être de 20%”, précise Jean-Luc Morel directeur général des ventes chez KSB Rhône-Méditerranée. Cela permet également, d’autre part, d’obtenir un débit de 1000l/s, et ainsi d’atteindre son objectif final.

Les machines pompes l’eau de mer et récupèrent la chaleur de la mer en hiver pour réchauffer en partie un réseau, ou de l’eau fraiche en été qui sert de liquide de refroidissement. A savoir que l’eau de mer oscille entre environ 14°C en hiver et 22°C en été. Elle alimente ensuite des échangeurs thermiques qui en fonction des calories quand il fait froid ou des « frigories » quand il fait chaud, irriguent le réseau d’Euroméditerranée, d’eau chaude (60°C) ou d’eau glacée (5°C).

L’une des problématiques de ce projet à 35 millions d’Euros était de concilier la pérennité de l’investissement, dont 7 millions proviennent de l’aide publique, avec la corrosion inhérente à l’eau salée. Pour se faire, l’eau de mer est pompée “par 6 pompes KSB CPKN, en acier Noridur®, résistantes à la corrosion“. Par la suite, après échange calorifique, l’eau des réseaux est envoyée par deux circuits de 4 pompes chacun, aux bâtiments. Pour la même raison, les robinet à papillon qui assurent la régulation et l’isolement des eaux de mer sont en revêtement anti-corrosion.

Selon les estimations, cette installation permettra d’éviter le rejet d’environ 70% de CO². L’explication donnée est qu’à l’échelle de 1 kW d’électricité par machine, celles-ci restituent 4 kW d’énergie finale, le ratio de l’énergie utile étant de 3 kW qui proviennent directement de l’eau de mer. Il faut souligner qu’on ne connait pas les chiffres de l’énergie grise, néanmoins, le prix devrait être avantageux pour les consommateurs et il aura l’avantage de ne pas fluctuer en fonction des marchés comme le fait celui des autres énergies.

 

http://www.engie.com/journalistes/communiques-de-presse/thassalia/

https://www.ksb.com/ksb-fr/Actualites/communiques_de_presse/thassalia-geothermie-marine-pompes-robinetterie/1446718/

https://www.construction21.org/france/infrastructure/fr/thassalia-premiere-centrale-francaise-de-geothermie-marine.html

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1 réponse

  1. ORTU Laurent dit :

    J’ai pris un réel plaisir à concevoir et à suivre la réalisation de cette centrale thermofrigorifique, un véritable challenge technique. Le Maître d’œuvre de cette opération.

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