Le gaz de schiste en France

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

Actuellement, le seul mode d’exploitation du gaz de schiste étant interdit en France, un projet de loi vise à interdire l’exploitation de ce gaz de manière absolue.

Le gaz de schiste  est du gaz naturel. La différence avec le gaz naturel conventionnel est qu’il est contenu dans des roches, à une profondeur entre 1,5 km et 3,5 km dans les tréfonds. Comme c’est essentiellement du gaz naturel, il y a donc de l’intérêt à l’exploiter.

Il ne doit, toutefois, pas être confondu avec d’autres substances minières qui paraissent similaires, telles que :

  • Le pétrole de schiste : il s’agit de l’huile de schiste. C’est du pétrole convention sous forme liquide qui est contenu dans des roches;
  • Le schiste bitumineux : c’est du pétrole non conventionnel. On l’appelle aussi kérogène. Il peut être transformé en gaz ou pétrole par pyrolyse. Toutefois, cette opération est très onéreuse et c’est pourquoi elle n’est pas pratiquée;
  • Les sables bitumineux : c’est un mélange de bitume, sable, argile et eau. On tente d’extraire le bitume qui est un type de pétrole non conventionnel;
  • Le gaz de charbon : on l’appelle aussi grison. C’est un gaz contenu dans le charbon. On peut l’exploiter par fracturation hydraulique comme le gaz de schiste. Il est extrêmement dangereux car il s’émet dans les mines de charbon et il est invisible et n’a pas d’odeur. Les mineurs ne peuvent pas s’apercevoir de sa présence dans les mines. Pour autant le grison est à l’origine de très graves et tragiques explosions dans les mines.

 

Le seul mode d’exploitation connu du gaz de schiste économiquement rentable et physiquement optimal est la fracturation hydraulique. Elle consiste en l’injection d’eau sous forte pression dans les roches dans les tréfonds. Par conséquent les roches se fissurent et on capte le gaz ainsi libéré.

 

Toutefois, ce mode d’exploitation est à l’origine d’une inacceptation sociale. D’abord, il nécessite la consommation d’énormes quantités d’eau. Ensuite, l’exploitant ajoute dans l’eau des produits chimiques non connus du public. C’est notamment la pratique aux Etats-Unis. Le fait que c’est inconnu du public fait déjà supposer le niveau de “propreté” de l’opération. Enfin, la fracturation hydraulique est à l’origine de légers séismes de 2 à 4 selon l’échelle de Richter.

 

Actuellement en France, seule la fracturation hydraulique est interdite. Le gaz de schiste n’est pas prohibé en lui-même. Son exploration et exploitation sont autorisées. Le problème pour les défendeurs de ce gaz est que la fracturation hydraulique est la seule méthode connue pour son exploitation.

 

Un projet de loi visant l’interdiction totale de ce gaz en France a été voté en janvier 2017. Toutefois, il y a lieu de préciser que le texte n’a été voté qu’en première lecture par l’Assemblée nationale. Le terme de cette XIVème législature était venu en échéance avec les élections législatives de juin 2017 et ce projet n’a pas pu abouti en conséquence. Il reste à voir si le nouveau gouvernement prendrait la même position politique sur le gaz de schiste.

 

L’avantage du gaz de schiste est que c’est une ressource abondamment présente dans plusieurs pays. Elle peut contribuer à leur indépendance énergétique et même à leur économie.

 

Toutefois, c’est un gaz fossile. Sa combustion génère du gaz à effet de serre renforçant le réchauffement climatique et contribue aussi à la pollution atmosphérique.

 

Il serait judicieux de s’abstenir de l’exploitation de ce gaz et de privilégier le développement des énergies vertes telles que les énergies renouvelables (éolien, voitures à hydrogène, photovoltaïque, géothermie, énergie marine…)

 

Sources :

 

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on LinkedIn0

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *