Calcutta, un exemple d’assainissement vertueux

La problématique de l’assainissement croit avec celui de l’augmentation de la population mondiale. L’eau potable qu’on rejette à la mer dans de nombreux pays réduit inexorablement la disponibilité de cette ressource, tout comme les pollutions et le manque de compétence sur la gestion des eaux usées aujourd’hui, ressources de demain.

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L’assainissement, s’il doit être pratiqué avec une certaine expertise, doit être vertueux. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 68% de la population mondiale utilise des installations d’assainissement améliorées. Le meilleur exemple actuel se trouve en Inde à Calcutta. En effet, depuis plus d’un siècle « le réseau d’égout souterrain de Calcutta a pompé les eaux usées non traitées dans plus de 250 étangs répartis sur 12 000 hectares de terrain dans les marais de l’Est de Calcutta ». L’eau chargé des excretas, par l’action de l’oxygène et du soleil se transforme petit à petit en plancton. Celui-ci sera mangé par les poissons dans un élevage en aquaculture.

L’eau de ces étangs est ensuite dirigée vers des digues d’irrigations qui servent à faire pousser des cultures (carotte, radis, oignons, etc). Ce système permet de réutiliser les eaux usées de Calcutta, actuellement c’est le plus grand du monde puisqu’il recycle près de 90% des déchets de la ville pour l’aquaculture et l’agriculture. L’avantage est également financier en plus d’être vertueux environnementalement parlant, puisque cela permet d’assurer un revenu à plus de 20 000 familles. «En réutilisant les eaux usées, les agriculteurs et les pêcheurs de Calcutta contribuent à réduire la pollution de l’eau et des sols, mais aussi à fournir l’alimentation des habitants de la ville. Cette pratique comporte tout de même des risques sanitaires, diarrhées ou helminthiases par exemple, pour les agriculteurs eux-mêmes comme pour les communautés en aval», reconnaît Madame Payden, ingénieure travaillant à l’OMS dans l’assainissement.

Il faut donc pouvoir concilier le cercle vertueux et les risques sanitaires. Pour se faire, l’OMS a créé un guide dénommé Planification de la gestion de la sécurité sanitaire de l’assainissement. Celui-ci permet aux opérateurs de se reposer sur des connaissances en la matière en suivant les directives données par l’OMS. Il porte sur l’utilisation des eaux usées, des excretas et des eaux ménagères en aquaculture et en agriculture, et ce, sans risque. Il permet aussi d’identifier et de gérer les conséquences sanitaires préjudiciables “tout au long de la chaîne de l’assainissement“.

Cet exemple est loin d’être une idée isolée. Mais encore, de plus en plus Etats se tournent vers l’eau usée recyclée pour en faire de l’eau directement potable. On peut citer pour l’exemplarité la ville de Perth en Australie, mais également la ville de Wichita au Texas et des pays comme la Belgique, la Namibie et Singapour qui cherchent à développer cette technologie ou qui l’ont déjà.

 

 

http://www.who.int/features/2017/kolkata-water-reuse/fr/

http://www.bbc.com/future/story/20160105-why-we-will-all-one-day-drink-recycled-wastewater

http://www.who.int/water_sanitation_health/publications/ssp-manual/fr/

http://www.who.int/water_sanitation_health/sanitation-waste/fr/

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